• Voici quasi vingt ans que les 39 leçons d'économie contemporaine ont été publiées.
    Qui peut nier que de 1998 à 2017 des changements stupéfiants se sont produits ? Une crise aussi violente et inattendue que celle de 1929 a bouleversé une économie mondiale elle-même transformée par l'apparition de nouveaux mastodontes. La religion a fait un retour fracassant sur le devant de la scène, accompagné de nouvelles intolérances et de terrorisme. Des populations entières se sont mises en marche fuyant la guerre, la dictature, la misère, la faim. La numérisation a fait des pas de géants dans des domaines inattendus.
    L'euro s'est substitué à nombre de monnaies européennes. Le « Brexit » signe la fin d'une certaine Europe.
    L'ouvrage a été complètement actualisé et dix leçons supplémentaires ont été rajourtées sur : l'incapacité de l'économiste à livrer des prévisions chiffrées, le pourquoi et le comment de la méga-crise de 2008, les relations curieuses de la religion avec l'économie, et plus particulièrement du christianisme avec le capitalisme, l'épuisement supposé du pétrole et des autres matières premières, les migrations de masse et leur rapport avec la liberté et le droit de propriété, le retour éventuel à la monnaie-or, enfin l'avenir même de l'économie de marché.
    Comme dans les anciennes Leçons, il s'agit encore et toujours de rendre compte le plus clairement et le plus complètement possible des questions brûlantes que se posent nos contemporains sur ce qu'ils vivent hic et nunc, et de tenter d'y répondre avec les possibilités certes riches, mais non infinies, qu'offre la science économique lorsqu'elle est clairement enseignée.

  • L'économie contemporaine expliquée en trente-neuf leçons par archibald, professeur très particulier, à un candide qui pourrait être chacun de nous - c'est-à-dire quiconque, au fil de la dernière décennie, a été gavé par les médias des contresens et lieux communs sur l'importance essentielle de l'économie ; quiconque croit savoir de quoi il retourne du fait d'une vulgate apprise sur les bancs du lycée ou de l'université.
    De l'utilité à la corruption, de la main invisible au prophétisme, de l'honneur et de la prudence au calcul de l'efficacité marginale du capital, de l'économie du droit à la montée du chômage, du bien commun à la fiscalité ou à la protection sociale, voici dressé l'état des lieux de l'économie. oú le lecteur découvre les mécanismes inédits mis au jour par des économistes contemporains comme les acquis théoriques que l'on doit aux " classiques " ; les notions fondatrices éclairantes comme les oublis d'auteurs - l'école française des xviiie-xix siècles notamment - qui aident pourtant à penser des processus nouveaux : bref, la nature subversive de l'économie, qui met sur le même plan l'utile et l'inutile, le rationnel et l'irrationnel, le nécessaire et le luxe, le moral et l'immoral.
    Ces leçons ne sont rien qu'un manuel d'économie contemporaine à l'aube du nouveau siècle.

  • La montée du nazisme en Allemagne, puis son triomphe, restent une énigme qui hante la « civilisation » occidentale. Seize ans après avoir publié Juifs et Allemands, Préhistoire d'un génocide, Philippe Simonnot propose ici une deuxième clef d'interprétation : le Reich, depuis la fin du XIXe siècle, était largement en « avance » sur tous les autres pays, à la fois sur le plan des moeurs et sur le plan de la réflexion homosexuelle. Une grande partie de cette homosexualité était marquée de « caractères secondaires » : germanisme, hellénisme, paganisme, racisme, culte de la virilité, jeunisme, eugénisme, anti-christianisme et antisémitisme - autant de caractères qui seront repris par le nazisme d'autant plus facilement qu'ils avaient été acclimatés. D'autres pays étaient touchés, tels la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis, par cet « homosexualisme »-là, ce qui a facilité le rayonnement international du nazisme. L'arrivée au Pouvoir d'Hitler a dès lors été perçue, par toute une partie de la société allemande et par certaines élites étrangères, comme le triomphe d'une révolution sexuelle qui ne disait pas son nom. Par une ruse dont l'Histoire est coutumière, pour consolider son pouvoir, Hitler a renié et même massacré par milliers une partie de ceux qui l'avaient aidé dans sa « résistible ascension », tout en récupérant les caractères secondaires précités.

  • L'économie mondiale est à la recherche d'une régulation. Pourrait-elle la trouver dans le droit romain ancien, qui a fécondé la première mondialisation et assuré son succès économique ? Oui, répond Philippe Simonnot dans le second tome de son Économie du droit. En fait, la remontée de sève du droit romain date de la Révolution française, et on la retrouve dans l'actualité la plus brûlante concernant l'immigration, la bioéthique, le droit du travail, le droit de la famille, le droit pénal, entre autres. Cette remontée a une raison toute simple : le droit romain est efficient au sens économique du terme. Le plus étonnant est que l'on retrouve cette efficience dans le Nouveau Testament.
    Dans L'Invention de l'État, premier tome de l'Économie du droit, Philippe Simonnot avait présenté les outils que l'économiste utilise pour analyser le droit, puis montré comment fut inventé le premier mode d'exploitation de l'homme par l'homme, à savoir l'État. Dans ce deuxième tome, l'auteur observe qu'il n'y a pas de solution de continuité entre l'esclavage et le salariat et que la distinction entre les personnes et les choses, inventée par le droit romain, continue à faire problème.

  • Apprendre l'histoire par l'économie et l'économie par l'histoire, telle est l'ambition de ce livre, qui reprend, largement complété et mis à jour, le feuilleton publié dans Le Nouvel Économiste tout au long de l'année 2000.
    La méthode est double. Redonner toute son épaisseur au Temps en donnant autant d'importance à chacun des vingt et un siècles qui ont précédé le XXIe siècle. Ensuite appliquer à tous les siècles, du plus ancien au plus récent, les outils dont dispose aujourd'hui l'économiste. Non seulement, il y avait bien de l'économie au temps de l'empire romain, comme à celui de Charles Quint, trop souvent méconnue, mais même pourrait-on dire, la " mondialisation " était déjà en marche.
    Car l'un des moteurs de l'Histoire, c'est bien l'échange, un feu qui dès qu'il est allumé est capable d'embraser l'ensemble de la planète, comme on peut le constater dès le début de cette histoire. Armé de cette méthode, voyager dans le passé devient une aventure passionnante, pleine d'imprévus, propre à remettre en cause les certitudes les mieux ancrées.

  • Selon l'idée convenue, l'État, quel qu'il soit, est préférable à l'anarchie, réputée être une guerre de tous contre tous conduisant à l'anéantissement de toute civilisation. État et état de droit sont ainsi confondus.
    Pour Philippe Simonnot, l'État est le premier système d'exploitation de l'homme par l'homme, et il a été inventé à cette fin. Cette invention, l'économie du droit l'explique mieux que ne peuvent le faire les considérations traditionnelles de sciences politiques, sociales ou juridiques.
    Par rapport aux États-Unis, notamment, où l'analyse économique du droit est enseignée depuis quarante ans, la France a un immense retard, et la littérature dans ce domaine est quasi-inexistante. L'auteur de 39 leçons d'économie contemporaine (Folio) et des 21 siècles d'économie (Les Belles Lettres) commence à combler ce retard dans cet ouvrage. On y trouvera les principaux outils dont l'économiste se sert pour analyser le droit et qui sont indispensables à la compréhension de l'invention de l'État. De plus, Philippe Simonnot apporte sa propre contribution théorique : si le droit est indispensable, l'État, quant à lui, n'est pas nécessaire.

  • Les mondes musulmans sont aujourd'hui travaillés par un antisémitisme inquiétant.
    Loin d'être une simple importation européenne, il plonge ses racines dans une histoire dont les placards sont pleins de cadavres. Des massacres de juifs à Médine, au temps du Prophète, racontés par la Tradition, au nettoyage ethnique de la Palestine lors de la création d'Israël en 1948, la relation judéo-musulmane est empoisonnée par des crimes d'autant plus obsédants qu'on tente de les nier. Cette enquête méthodique passe au crible quatorze siècles d'histoire commune aux juifs et aux musulmans.
    La concurrence sanglante entre les deux monothéismes ouvre sur le statut de dhimmi, qui assure aux juifs la protection mais aussi le mépris. Avec le déclin de l'Empire ottoman et l'influence croissante des Occidentaux s'amorce un renversement : les dhimmis nouent de nouvelles alliances, qu'on ne leur pardonnera pas. "Trahison " du contrat passé avec l'islam, comme on le leur reproche, ou tout simplement élévation rapide de ceux qu'autrefois on subjuguait, quelque chose se noue, qui va exploser au XXe siècle.
    Cette haine aveuglante n'est pas un simple ressentiment social, avivé par des régimes prompts à détourner les frustrations de leur population ou exploiter des sentiments religieux dévoyés. L'antisémitisme en terres d'islam croît aussi au rythme de l'histoire folle du XXe siècle : le sionisme, les deux guerres mondiales, le jeu corrosif des puissances anglo-saxonnes aux dirigeants animés par un messianisme chrétien, l'alliance trouble d'Hitler avec le grand mufti de Jérusalem, la création d'Israël et les guerres avec les Etats arabes, l'acquisition de la bombe nucléaire avec le soutien de la France...
    Philippe Simonnot n'épargne personne. Précis, documenté, sans parti-pris, son livre est de ceux qui aident à voir et à comprendre.

  • « Le Gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un Foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui pourrait porter préjudice aux droits civils et religieux des communautés non juives en Palestine, ainsi qu'aux droits et au statut politique dont les juifs pourraient jouir dans tout autre pays. » La Déclaration Balfour, datée du 2 novembre 1917, est à l'origine des nombreux conflits qui enflamment le Proche-Orient encore à ce jour.
    Ce court document adressé par Arthur Balfour, Ministre des Affaires étrangères à Lord Rothschild sanctionne l'engagement de la Grande Bretagne à fournir aux Juifs un territoire et un « foyer national » en Palestine. Comment expliquer cette décision à l'heure où l'Europe, plongée dans la tourmente de la Première Guerre mondiale, est à feu et à sang ?
    Le fait est que la Grande Bretagne a affecté une part non négligeable de ses forces militaires au front oriental en progressant vers l'Irak et la Palestine. Son but est clair : accéder aux ressources pétrolières dont regorge le sous-sol mésopotamien. L'empire ottoman est, en effet, sur le point de s'effondrer et la première grande puissance coloniale de l'époque entend bien se tailler la part du lion. Dans quelles circonstances a-t-elle joué la carte sioniste pour défendre ces intérêts ? Car le sionisme de Théodor Herzl demeure alors un phénomène strictement oriental, défendu par les communautés de Pologne ou de Russie. Mais il suscite un rejet massif de la part des Juifs d'Europe occidentale, des orthodoxes religieux aux élites bourgeoises laïques. Pour deux raisons : d'une part, le sionisme s'apparente à leurs yeux à une véritable négation du judaïsme qui repose sur la diaspora et non sur le rassemblement au sein d'un même territoire; de l'autre, il met en danger les efforts d'intégration des Juifs au sein des nations qui les ont assimilés. L'habileté d'un homme, Chaïm Weitzmann, qui a bien compris les visées britanniques au Proche-Orient et a l'oreille des dirigeants du royaume, va faire toute la différence. La Déclaration Balfour sera lourde de conséquences comme on le sait : nettoyage ethnique de la population arabe de Palestine par les colons juifs, montée du terrorisme sioniste sous le mandat britannique, création de l'Etat d'Israël et naissance du conflit israélo-palestinien qui perdure toujours. On connaît moins l'épisode de la migration massive des Juifs vers la Palestine durant la Seconde Guerre mondiale ni les moyens très particuliers auxquels l'Allemagne nazie eut recours pour la favoriser. L'enjeu sioniste deviendra également un motif d'exacerbation de la rivalité franco-britannique sans précédent qui débute avec la dénonciation des accords secrets Sykes-Picot organisant le partage européen du Proche-Orient puis aboutira, lors de la crise de Suez en 1956, aux négociations secrètes entre la France et Israël pour doter l'Etat juif de l'arme nucléaire. Cet essai magistral fait le point sur les bouleversements qu'a entraînés le sionisme au plan géopolitique.

  • Je m'appelle Joseph Altenberg. J'avais vingt ans le 11 septembre 2001. J'ai assisté en direct à l'écroulement télévisé des Twin Towers et ces images ne cessent de me hanter. Depuis j'entends des voix qui disent Delenda America (Il faut détruire l'Amérique). Je suis très riche, ayant hérité de l'immense fortune de mon père, fameux galeriste de la rue de Seine. Je dois dire tout de suite que je suis le petit-fils du Altenberg qui, à Vienne, servait de marchand au jeune Hitler pour écouler ses aquarelles et autres « chef-d'oeuvre » en cartes postales... Hanté par ces voix, je suis allé voir un psychanalyste. Les résultats inattendus de ma « cure » ont été ma conversion à l'islam, l'identification de ces voix et sans doute ma détermination à terminer ma vie comme martyr afin de leur obéir. Pour l'édification des générations futures, et pour les dégoûter à tout jamais du freudisme, du judaïsme, du sionisme et du christianisme quatre impostures, comme quatre cavaliers de notre Apocalypse j'ai entrepris de raconter cette psychanalyse. On lira donc ici le récit des séances, quasiment une par une, d'après les notes que j'ai rédigées à chaque fois, auxquelles j'ai ajouté quelques documents que j'ai produits en cours de route.

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  • Le 14 juillet 2012, Dominique Strauss-Kahn, président de la République, annonce que la France sort de l'euro. Depuis son élection triomphale en mai 2012, le nouvel élu n'avait rien laissé transpirer de ses intentions dans ce domaine - pour des raisons évidentes : la moindre allusion, le plus petit soupçon auraient entraîné des mouvement désastreux sur les marchés des changes.

    Comment cette décision a-t-elle été prise ? Comment DSK a lui-même été élu ? C'est cette histoire extraordinaire que nous conte Philippe Simonnot dans ce roman de politique fiction, qui se lit comme un polar.

    Grâce à ce guide, à la fois sérieux et amusant, on pénètre dans les arcanes les plus secrets non seulement du pouvoir monétaire, mais aussi du pouvoir tout court et de la lutte féroce qui fait rage en France pour le conquérir. Beaucoup d'informations inédites y sont livrées, par exemple la manière calamiteuse - et non fictive - dont Nicolas Sarkozy a puisé dans les réserves d'or de la Banque de France.

    L'informateur du livre surnommé Deep Pocket (Poche Profonde), en référence à la célèbre "taupe" des journalistes du Washington Post dans l'affaire du Watergate, Deep Throat (en français, Gorge Profonde), milliardaire, spéculateur de haut vol, lié à la grande banque, connaît tout de la crise économique mondiale qui a débuté en 2008 et des hommes qui l'ont gérée.

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  • "Comment cela a-t-il pu arriver ? Un demi-siècle après l'horreur on se pose toujours cette question qui demeure la question de notre temps, à laquelle nul ne peut prétendre échapper. Génocide ? Holocauste ? En vérité cette chose est-elle nommable ? La question ne peut avoir de réponse.

    Beaucoup de survivants de la Shoah ont vu réapparaître ce que l'on croyait à jamais banni de la surface de la terre et qui a pris ce nom atroce de purification ethnique en Yougoslavie. Il faut donc poser une fois encore l'énigme : la dernière carte des Juifs d'Europe s'est jouée dans la Mitteleuropa, là où l'on a cru que l'on pouvait être juif et allemand. Mais l'a-t-on cru vraiment ? " Extrait de l'introduction

  • De son voyage au centre de la banque, l'auteur a rapporté quelques "portraits souvenirs" des plus grands banquiers, mais aussi d'autres personnages étonnants. Parvenu au coeur du système, l'auteur découvre le fondement des pratiques bancaires : liaison congénitale avec les pouvoirs ; pénétration de la vie quotidienne de chacun de nous, aux niveaux conscient et inconscient (notamment par l'usage de la publicité) ; rôle des banquiers dans le contrôle social et l'émergence d'une "société transparente", aptitude d'un corps, l'Inspection des Finances, à produire et reproduire les privilèges d'une véritable caste. Installé dans la "place", l'auteur a obtenu des documents permettant d'analyser le profit bancaire d'aujourd'hui avec une précision jamais égalée. Résultat : oui, les banques ont tiré avantage de l'inflation ; oui, elles ont réussi jusqu'à maintenant à se protéger de la crise qui atteint tous les autres secteurs de l'économie occidentale ; mais une partie croissante de l'activité des banques consiste à commencer avec elles-mêmes, et aucune autorité n'est capable de maîtriser le développement de cette montagne de papiers bancaires. L'Occident tout entier est engagé dans le chemin qui a mené jadis l'Allemagne à... Hitler. Le livre s'achève sur ce pronostic : le déclin de la caste au pouvoir a commencé.

  • Les économistes et les politiques sont peu portés à l'autocritique. Pourtant, la liste de leurs erreurs en matière économique est édifiante. Et l'impact de ces erreurs souvent considérable.
    Huit jours avant l'effondrement de Wall Street en octobre 1929, le célèbre économiste Irving Fischer était formel : pas de krach boursier en vue, tout va bien ! Quant aux prédictions apocalyptiques du Club de Rome dans son célèbre rapport «Halte à la croissance» à la fin des années 1970 ou, plus récemment, aux certitudes des uns sur les immenses vertus du «franc fort» et de tant d'autres sur l'essor irrésistible de la «nouvelle économie», qui ne s'en est moqué... après coup ?
    Erreurs de prévision, bien sûr, mais aussi erreurs de diagnostic, erreurs de jugement, erreurs de raisonnement, voire erreurs volontaires pour tromper l'opinion... L'histoire ancienne ou récente fourmille d'exemples frappants de ces «ratages» des gouvernants, des experts et même des théoriciens dès qu'il est question d'économie. Comment et pourquoi se trompe-t-on si souvent dans un domaine où l'on prétend découvrir des lois et cultiver la rigueur ? Ce livre d'enquête et de réflexion raconte et analyse les grandes erreurs économiques et met en cause bien des idées reçues.

  • Pour la première fois, les textes fondateurs du judaïsme, du christianisme et de l'islam sont lus par un économiste. Une lecture enrichie par un recours aux découvertes les plus récentes des historiens et des archéologues qui permet de rendre compte de la construction et de l'évolution des trois grands monothéismes.
    C'est en effet un authentique marché que Dieu aurait conclu avec Abraham, le père fondateur revendiqué par ces trois religions. D'où la constitution de la Terre promise, aujourd'hui encore âprement disputée. Paradoxe : le monothéisme tend à la destruction de la concurrence sur le marché des religions, puisqu'il implique la croyance à un dieu unique, exclusif de tous les autres, donc un monopole.
    Ainsi s'est trouvée facilitée la perception des dîmes, dons et offrandes, ces « impôts volontaires » qui financent le quotidien des religieux et leurs investissements parfois somptueux. Est alors apparu le risque que ce monopole religieux, comme tout monopole, abuse de sa position : échappant à la concurrence, il augmente les « prix » de son « produit » alors même que la qualité de ses « services » se dégrade... jusqu'à ce qu'une religion concurrente réussisse à entrer sur le « marché ».
    L'histoire des croyances se retrouve en fin de compte singulièrement éclairée par cette lecture du phénomène religieux du point de vue de l'économiste.

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  • Relire le passé permet toujours de mieux comprendre le présent. C'est pourquoi les auteurs de ce livre ont choisi d'aborder la crise actuelle par le biais d'une perspective historique. Selon eux, la crise ne trouve pas son origine dans les récents excès du marché, mais dans l'interventionnisme inconsidéré de l'Etat dans le système financier, notamment en matière de monnaie, ce depuis longtemps déjà. Ils mettent en lumière cette erreur fatale de diagnostic dans cet ouvrage étonnant qui s´adresse à un public le plus large possible pour peser dans le débat public.
    En répondant à cette question toute simple mais négligée : "qu´est-ce que la monnaie ?", ils décrivent comment celle-ci, depuis son apparition au VIesiècle avant notre ère, a progressivement été déréalisée, passant d'une monnaie d'échange à une monnaie virtuelle, parfois même sans Etat, comme l'euro. Un « faux-monnayage » qui a connu une accélération décisive lorsque, le 15 août 1971, le dernier lien entre le système monétaire international et l´or - via le dollar - a été rompu par Richard Nixon. Depuis, les crises succèdent aux crises, toujours plus graves, toujours plus douloureuses pour ceux qu´elles privent d´emploi et de ressources.
    La solution, que préconisent les auteurs, est pourtant à portée de main : rétablir une monnaie ancrée dans la réalitééconomique. L´obstacle est seulement politique : ceux qui nous gouvernent n´y ont pas intérêt.

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  • L'un des faits majeurs du premier septennat de François Mitterrand (1981-1988) fut, on s'en souvient, la surprenante réhabilitation de l'entreprise. C'est ainsi qu'en quelques années celle-ci, lieu par excellence de la lutte des classes et de l'oppression de l'homme par l'homme selon la gauche, fut présentée par les socialistes (bientôt suivis par les leaders d'opinion) comme un cadre adapté à la réussite personnelle et au bonheur collectif.
    Comment s'est opéré ce revirement ? Sous l'empire de quelle nécessité ? Quel rôle ont joué les hommes dans ce bouleversement culturel ?
    Yvon Gattaz fut élu président du CNPF en décembre 1981. Dans l'exercice de son mandat, il a rencontré à quatorze reprises le chef de l'Etat, dont treize fois en tête-à-tête. Ces entretiens inédits sont d'une extraordinaire richesse documentaire : on y découvre un François Mitterrand tour à tour doctrinaire et pragmatique, menaçant et enjôleur, ignorant des détails et conscient des enjeux. Chacun des grands moments qui ont marqué l'histoire économique du septennat s'en trouve éclairé : les choix initiaux (les 39 heures, la cinquième semaine de conges payés, la retraite à 60 ans), le coup d'arrêt d'avril 1982, le tournant de la rigueur, le rejet de l'autre politique, la mise en place du gouvernement de Laurent Fabius, la conversion au réalisme du parti socialiste, et, avec lui, de la gauche française.
    Ces échanges sont les points d'orgue d'un vaste récit mis en scène par Philippe Simonnot autour des acteurs de l'époque (Pierre Mauroy, Jacques Delors, Jean-Pierre Chevènement, Laurent Fabius, Pierre Bérégovoy, et bien d'autres avec eux), depuis le l0 mai 1981 jusqu'à 1986 - année qui fut marquée par le début de la première cohabitation et... le remplacement d'Yvon Gattaz par François Périgot à la tête du CNPF. Mais à cette date, les dés sont jetés : la gauche socialiste a perdu ses illusions.
    Yvon Gattaz, ingénieur de l'Ecole centrale de Paris, créateur d'une entreprise industrielle, fut président du CNPF de 1981 à 1986. Il est membre de l'Institut depuis 1989, président de l'Académie des sciences morales et politiques en 1999.
    Philippe Simonnot, docteur ès sciences économiques est chroniqueur au Monde depuis 1993. Il a publié une quinzaine d'ouvrages d'économie ou d'histoire.

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