• la guerre des gaules est presque toujours vue du côté des romains, car il n'y a pas eu de grands historiens gaulois pour rapporter l'événement.
    qui plus est, la guerre des gaules est vue du côté du conquérant romain, jules césar, auteur du seul grand récit sur le sujet, admirablement ramassé dans ses commentaires. même lorsque certains historiens contemporains essaient de prendre césar en flagrant délit de désinformation, c'est toujours du côté romain qu'ils se placent, tant la conquête de la gaule a, après deux millénaires, romanisé les descendants des fils de la gaule vaincue.
    le nom même de " gaulois " est un jeu de mots latin qui signifie " coq ", déformé d'après le nom que se donnaient les celtes de gaule. l'image classique de césar est celle d'un conquérant de marbre qui réalise un grand projet de civilisation sur un peuple aussi indiscipliné que divisé dont l'ardeur bravache vient se briser contre l'art des légions. hors des poncifs et d'une analyse romanocentrique, cet ouvrage montre un césar politicien qui mène une quasi guerre privée, sinon partisane pour financer sa carrière à rome, voire pour échapper au tribunal.
    en face de lui, des gaulois, certes divisés, dont la partie méridionale, déjà romanisée, choisit le camp de césar. des gaulois, dont la communauté de culture apparaît malgré les clivages politiques aussi profonds entre tribus rivales qu'à l'intérieur d'elles-mêmes. mais c'est une gaule riche, en proie à une crise démographique et militaire qu'agresse césar avec un cynisme implacable: une gaule incapable de s'opposer aux migrations armées des germains et des helvètes, avant d'être écrasée par le conquérant romain.
    si le résultat de la lutte est connu, les calculs des gaulois, la valeur stratégique de leurs chefs, l'art militaire des peuples celto-germaniques, les opérations les moins avouables de césar sont peu étudiées, les gaulois pouvaient-ils l'emporter ? césar était-il un maître joueur d'échecs ou a-t-il vaincu sur les erreurs de stratégie des celtes ?.

  • L'ouvrage suit, selon un ordre chronologique, le face-à-face qui a opposé les deux grands totalitarismes de l'Histoire, du pacte germano-soviétique à la défaite de l'Allemagne. Philippe Richardot retrace en détail les étapes de ce conflit qui a fait basculé l'Histoire ; très fin connaisseur de la guerre, il fait revivre sous les yeux du lecteur les personnages de premier plan qui ont participé au front de l'Est, et restitue en des termes saisissants la violence des combats, la puissance des armements, et l'écheveau inextricable des stratégies et des hasards qui ont présidé à la marche de l'Histoire. L'ouvrage, qui intègre les travaux les plus récents sur la question, a pour ambition de proposer un récit vivant et documenté de ces événements à tous les amoureux de l'Histoire, autant que de proposer une synthèse de référence aux historiens et aux étudiants.

  • Les travaux des historiens et l'imagerie populaire ont une vision de l'armée romaine restreinte aux premiers siècles de l'empire.
    Les yeux fixés sur les frontières du rhin ou du danube, le légionnaire romain, engoncé dans sa cuirasse à bandes métalliques, paraît immuable dans le temps. soldat d'un âge d'or, la paix romaine ; une paix jamais renouvelée depuis. or, le légionnaire, la paix romaine, l'empire lui-même ont disparu presque mystérieusement face à des hordes barbares mal organisées. du moins, telle est l'image que l'on donne de cette période trouble appelée bas-empire ou antiquité tardive (iiie-ve siècles).
    Décadence ou continuité ? au cours de ces trois siècles de crise, l'armée et l'empire ont dû s'adapter, car la menace avait changé, comme les romains eux-mêmes d'ailleurs. y a-t-il eu un échec militaire romain ? quelle est la part de responsabilité du politique ? vaste problématique à laquelle ce livre tente de répondre en soumettant les données historiques à une analyse politico-militaire.

  • La deuxième guerre mondiale est irrémédiablement liée à hitler et à sa wehrmacht.
    Ses forces armées qui, après des victoires initiales-éclair connaissent d'âpres combats défensifs avant de laisser i'allemagne' ouverte à une complète invasion. outil de succès inimaginables après la délaite de 1918, la wehrmacht est aussi responsable de l'effondrement militaire le plus dantesque connu par l'allemagne. elle s'est pourtant taillé une réputation d'efficacité. sinon d'invincibilité pendant trois années.
    Soigneusement entretenue par l'habile propagande de goebbels. prolongée par-delà la défaite par des adversaires qui ont payé la victoire d'un lourd tribut. les armes-miracles. qui sortent dans les deux dernières années du conflit et ouvrent des perspectives futures à l'armement. continuent de surprendre. cette image d 'efficacité et de modernisme. d'organisation et de discipline. doit être revue a la lumière des résultats et le mythe doit être séparé de la réalité.
    Héritière d'une longue tradition de militarisme prussien. fille de la reichswehr. la wehrmacht est aussi la création du régime national-socilaliste. cette renaissance totalitaire, la complaisance ou la résistance à hitler formulant un outil qui dérape vers une guerre génocidaire menée en europe de l'est et vers une (dure répression à l'ouest. le rôle controversé de haler chef suprême de la wehrmacht. la valeur réelle de ses ,généraux, la nature composite de cette immense armée qui ne cesse d'évoluer jusqu'à sa fin.
    La mobilisation industrielle du reich en guerre sont les clés qui permettent de comprendre les succès initiaux comme l'échec final de l'allemagne pendant la seconde guerre mondiale.

  • Depuis la fin de la Guerre froide et l'effondrement de l'URSS (1989-1991), l'armée des Etats-Unis d'Amérique est au centre de l'actualité mondiale.
    L'hyperpuissance militaire des Etats-Unis n'a pas de rivale. Même les efforts militaires conjugués de la France et du Royaume-Uni et de l'Allemagne sont inférieurs à ceux des Etats-Unis, tandis que la Chine conserve un retard technologique de plus de vingt ans. Toutefois, les attentats islamistes du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center et le Pentagone sont là pour montrer que l'hyperpuissance militaire n'est pas une garantie absolue de sécurité pour le territoire et la population américaine :à l'hyperpuissance militaire répond l'hyperterrorisme.
    La riposte en Afghanistan, l'occupation de l'Irak, les futures interventions envisagées pour sauvegarder les intérêts américains et une certaine conception de l'Ordre mondial reposent sur les capacités de l'Army, de la Navy, du marine Corps et de l'Air Force. L'outil militaire, en perpétuelle refonte, le projet de défense antibalistique su territoire américain, seront-ils à la mesure des enjeux du XXIe siècle ? Cet ouvrage est la seule synthèse publiée sur l'armée des Etats-Unis depuis la fin de la Guerre froide.

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  • L'image contemporaine du chef de guerre médiéval est celle d'un preux qui conduit ses chevaliers à bride abattue et combat à grands coups d'épée.
    Cette image, vraie pour un Robert d'Artois à la bataille de Mansourah (1250) ou pour les chevaliers français à Crécy (1343), est largement inexacte. Il y avait une culture militaire au Moyen Age autre que les récits des Chansons de geste. Cette culture passait par Végèce, auteur du De Re Militari, traité d'art militaire écrit à la fin du IVe siècle. Du Ve au XVe siècle, Végèce est l'oracle militaire de l'Occident, compilé, amalgamé aux ouvrages politiques, Végèce influence également la pensée religieuse et figure à ce titre dans la Somme théologique de Saint Thomas d'Aquin.
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  • La Seconde Guerre mondiale met en scène deux personnalités hors normes : Churchill, l'aristocrate conservateur attaché à la Couronne et à la démocratie, Hitler, dictateur prolétarien plongé dans une dérive conquérante. Les opérations sont rendues complexes par la diversité et l'ampleur du théâtre des opérations. Le Reich, maître du continent européen essaie de sortir du blocus que lui impose l'Empire britannique qui règne sur les mers. Des eaux glacées de l'Atlantique aux déserts d'Afrique du Nord, en passant par le ciel gris d'Angleterre et l'éther des ondes électromagnétiques, les deux antagonistes imaginent les stratégies les plus originales pour se vaincre, sans y parvenir avant que deux autres géants ne s'engagent.
    Hitler a-t-il réellement l'espoir de faire fléchir l'Empire britannique ? Comment Churchill parvient-il à maintenir la Grande-Bretagne dans la guerre ? Les deux ennemis ont-ils une stratégie à long terme ? La deuxième partie du conflit voit l'Union soviétique et les États-Unis se tailler la part du lion. Quel est le rôle de Churchill dans l'extension du conflit ? Quelle place peut-il occuper parmi les Trois Grands ? Pourquoi l'Allemagne perd-elle finalement la guerre ?

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  • L'Empire est le plus vaste corps politique créé par l'Homme.
    Il est porteur des plus grandes civilisations comme des plus grandes ambitions. Il est forgé ou défendu par la guerre, mais les constructions dynastiques passent aussi par les mariages ou les alliances. Il est cosmopolite par nature : l'Empire de Charles Quint mêlait entre autres Autrichiens et Aztèques. Mais il tend vers l'unité. Unité toujours éphémère : un millier d'années, quelques siècles ou quelques années.
    Empire romain, ottoman, allemand, colonial, tous ces Etats ont un modèle historique propre, mais sont soumis aux lois impitoyables de la géopolitique, science qui a été créée au tournant des XIXe-XXe siècles pour justifier l'impérialisme germanique. Science qui a pris son indépendance depuis, instruite de ses erreurs de jeunesse. La géopolitique analyse les forces en jeu dans l'échiquier planétaire. Elle procède de l'Histoire dont elle tire ses enseignements.
    Ce livre a pour but d'étudier les grandes constructions impériales de l'Histoire jusqu'à aujourd'hui, d'en déterminer les héritages et les ruptures..

  • Le 8 octobre 2008, une quinzaine d'historiens et de spécialistes venant du monde militaire et de l'université, français et étrangers, se sont réunis au musée de l'Artillerie à Draguignan dans le var, afin de croiser lerus regards et leurs études sur les liens entre les chavaux et l'artillerie. Le cheval a été jusqu'au milieu du XXe soècle quasi consubstanciel au soldat en général, à l'artillerie en particulier. Le cheval était une forte motrice et l'artilleur un homme de cheval. Avec la première Guerre mondiale, le chaval-vapeur commence à détrôner l'animal, mais il faut attendre le second conflit mondial pour totalement franchir le pas. les actes de cette journée d'études embrassent le sujet de manière alrge, depuis les diverses tentatives de faire mouvoir des chars de guerre uniquement par la force équine jusquà la première armée qui n'a plus de chevaux, celle des Etats-unis durant la Seconde Guerre mondiale. Néanmoins, la motorisation de l'artillerie ne s'est pas faite avec facilité tant les avantages du cheval paraissaient alors si importants. L'armée française dans les années trente hésite entre l'avoine et l'essence tout comme l'armée suisse. L'armée allemande, entre 1939 et 1945 et contrairement à l'image que l'historiographie habituelle retient, n'était pas uniquement mécanisée. Le lecteur trouvera aussi dans ces pages d'autres animaux souvent oubliés de l'histoire, les mulets. Enfin, le cheval est toujours dans l'artillerie française un moyen de formation physique - tout autant que la piste du risque - et un sport de loisir. Le cheval est aussi un patrimoine: les collections de harnachement du musée de l'Empéri à Salon de Provence ou l'image du cheval et du mulet sur les insignes militaires en sont une preuve.

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