• Édouard Ravel (1847-1920) fait partie des oubliés de l'Histoire. Son prénom a été éclipsé par celui de son neveu Maurice Ravel, qui fut aussi son héritier, et qui put ainsi acquérir la maison du Belvédère à Monfort-l'Amaury, devenue aujourd'hui la célèbre «Maison-Musée de Maurice Ravel». Or l'oncle Édouard, resté en Suisse où la famille avait ses origines, a mené une belle carrière au sein de l'École genevoise. Pratiquant tous les genres et toutes les techniques, il rencontra le succès comme portraitiste, peintre de genre et d'histoire avant de se passionner pour le Valais, qu'il a parcouru en tous sens, peignant ses habitants et ses paysages en marge de l'École de Savièse. Ses dernières années sont marquées par son intérêt pour la musique et un retour à la peinture monumentale. Cet ouvrage cherche à lui rendre justice.

  • Ce livre regroupe une série d'écrits consacrés aux relations entre les arts. Il y est question de Wagner et du Gesamtkunstwerk, des relations entre l'architecture et la musique, la sculpture et la musique, de la représentation picturale de l'auditeur, tous thèmes qui contribuent à éclairer la manière dont les arts se réfléchissent les uns les autres dans la tradition culturelle et philosophique européenne, de la Grèce antique aux avant-gardes.

  • Les convergences entre arts du temps et de l'espace sont plus actuelles que jamais.
    Rencontres, doubles vocations, collaborations, influences, transpositions, métissages divers caractérisent l'esthétique de notre temps, dont l'ouverture multimédia s'affirme comme un refus du purisme des générations précédentes. Mais le phénomène ne date pas d'hier, et la modernité se teinte parfois d'archaïsme. C'est Stendhal qui nous a légué la manie des comparaisons entre peintres et compositeurs, et les permanences sont nombreuses et significatives, qui vont des origines pythagoriciennes de la musique des sphères aux racines romantiques du musicalisme.
    Cette quête de correspondances, expression d'une nostalgie de l'unité perdue, s'oriente tantôt vers le domaine des synesthésies et du mythe de l'audition colorée, tantôt vers celui des proportions harmoniques, où l'analogie musicale s'insinue dans les théories picturales. La peinture elle-même n'y échappe guère, et Bach et Wagner sont sans doute les musiciens qui ont le plus souvent nourri l'imaginaire des artistes.
    C'est à diverses facettes de ce dialogue séculaire que sont consacrés ces essais.

    1 autre édition :

  • L'oeuvre est toujours le produit d'un regard. Or celui-ci évolue au gré des circonstances. D'où l'intérêt d'une histoire de la vision, celle du spectateur autant que de l'artiste. Procédant à travers champs, au gré d'études ponctuelles, entre iconographie et théorie critique, l'auteur développe ici un thème central, celui de la relativité de l'expérience esthétique. Le présent ouvrage propose une contribution essentielle à la théorie et à l'histoire de la réception des oeuvres d'art, dans un esprit d'ouverture transdisciplinaire.

    Philippe Junod est né en 1938. Après des études de Lettres, archéologie orientale, piano et musicologie à Lausanne, Perugia, Vienne, Paris et Rome, il a enseigné l'histoire de l'art à l'Université de Lausanne de 1971 à 2003. Il est l'auteur de Transparence et opacité. Essai sur les fondements théoriques de l'art moderne (1976, rééd. 2004) et de La musique vue par les peintres (1988).

  • Transparence et opacité fut écrit à la fin des années 1960 et parut pour la première fois en 1975.
    Cet essai majeur sur les fondements théoriques de l'art moderne avait disparu des librairies depuis près de vingt ans. Partant d'une analyse de la théorie de l'art de Konrad Fiedler, qui écrivit entre 1876 et 1895, Philippe Junod se livre en fait à une archéologie de la modernité et envisage l'ensemble de la théorie de l'art et de l'esthétique depuis Platon et Aristote. Il établit que l'idée d'art moderne naît quand sont abandonnées aussi bien la voie du réalisme que celle de la peinture d'idées, le naturalisme comme le symbolisme, pour en venir à une troisième voie, celle de l'opacité où l'oeuvre opère dans son autonomie, sans transparence ni référence, en faisant prévaloir les droits de la vision et du visible sur ceux de la reconnaissance et du déchiffrement.
    À un moment où le moderne apparaît comme un moment de l'histoire de l'art, l'enquête riche et minutieuse de Philippe Junod permet de comprendre les questionnements et les enjeux de toute une époque dont nous sortons à peine.

  • L'ouvrage fait suite au centenaire de la parution de l'ouvrage de Freud, L'interprétation des rêves, et aux divers événements qui ont marqué cet anniversaire. Son originalité est de proposer un recueil d'études récentes qui traitent toutes des rapports entre culture du rêve et sciences humaines, et d'aborder la question onirique sous l'angle pluridisciplinaire. En adoptant des points de vue biologiques, psychologiques, ethnologiques, philosophiques, littéraires, musicologiques ou artistiques, ces études rappellent que le rêve est un phénomène culturel général et que sa compréhension ne peut que profiter du croisement ou de la rencontre entre ces différentes perspectives.

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