• La visite de Katsura, villa impériale, est réduite à un circuit qui se parcourt en moins d'une heure. On en ressort étonné, éberlué, ébloui... et terriblement frustré. Restent les images intenses que notre oeil aura captées, dans le saisissement de l'instant qui fuit sans recours.

    Au milieu de son jardin et des quatre pavillons de thé qui bordent l'étang central, édifiée au XVIIe siècle par le prince Toshihito, sur le bord de la rivière qui baigne Kyoto, Katsura demeure l'image du raffinement. Lieu idéal, dit-on, d'où l'on peut contempler la lune...
    La réinterprétation de cette architecture si particulière par les architectes du mouvement moderne, au début du XXe siècle, a engendré nombre de quiproquos.
    Il faut aujourd'hui le talent et la sensibilité de Philippe Bonnin pour nous faire entrer dans la vérité d'une oeuvre mythique, et éclairer l'énigme.
    Avec de nombreuses photos et illustrations.

  • La recherche sur l'espace architectural a pris forme il y a une trentaine d'années, avec la révolution de l'enseignement de cette discipline.
    Les auteurs proposent ici une réflexion sur ces décennies de bouillonnement intellectuel. L'ouvrage articule quatre moments de la recherche : l'espace pensé offre un retour réflexif sur les relations entre architecture et sciences sociales, et l'apport de celles-ci à celle-là; l'espace vécu est consacré aux pratiques habitantes, aux usages et représentations; l'espace projeté est appréhendé au travers de quelques démarches expérimentales; l'espace rêvé des utopies aborde l'espace imaginaire sans lequel le meilleur de l'espace urbanisé ne saurait être édifié.
    La connaissance des modes d'habiter est aujourd'hui moins lacunaire, mais réunir ainsi logiques sociales et raisons spatiales, privilégier les approches réflexives sur l'architecture, ainsi que les élaborations méthodologiques sur le projet et la relation concepteur-habitant, loin du classique exposé de doctrines des seuls concepteurs, demeure un objectif ambitieux. Ce volume contribuera à faire vivre une telle élaboration critique.

  • L'ouvrage réunit cinq études à la jonction des sciences sociales et de la photographie sur l'approche des espaces habités par la photographie (études sur Lochard et les Goncourt, Bertillon, Atget, Byron, Evans, Doisneau, Hare, Sanders, Hers, Batho, Bouchard, Avigdor, Hamonet, Miezinsky). Elles nous invitent à observer, décrire, analyser l'espace où nous prenons place, les intérieurs habités, l'infra-ordinaire, les traces du quotidien. Le regard anthropologique construit pas à pas l'interrogation sur l'observation, les potentialités de l'image, aiguisant le regard et la sensibilité. Le livre présente les conditions d'une utilisation fine de l'image dans l'observation des espaces habités, du regard porté sur un paysage urbain et ses ouvrages d'art singuliers, jusqu'au rôle de cette image dans les rituels sociaux, affichée en des points cruciaux de la maisonnée. Les textes montrent tout l'intérêt d'une analyse patiente et méthodique, comme à la loupe. Ils renvoient l'un à l'autre, abordant chacun un angle de la question, tissant un réseau d'arguments propres à aiguiser le regard, à sensibiliser l'observateur autant qu'à l'inviter à regarder autrement ce qu'on a sous les yeux, plus qu'à le convaincre.
    C'est un livre-jonction entre deux domaines de prédilection du champ éditorial des éditions Créaphis : les sciences sociales et la photographie.

  • Les études réunies ici témoignent d'une commune passion pour la maison - traditionnelle ou très contemporaine -, la ville et l'espace japonais, visités par la plume des deux auteurs.

    Ils sont pour l'un géographe - Jacques Pezeu-Massabuau -, pour l'autre architecte et anthropologue - Philippe Bonnin. Chacun, de son côté, a poursuivi un travail obstiné d'observation, de description, de dévoilement, d'analyse approfondie de la réalité de cette habitation japonaise, de son esthétique, des gestes, des paroles qui l'entourent. Réunir ces textes devenait un impératif pour confronter leurs approches complémentaires et décoder cette culture japonaise si passionnante.

  • Ce livre rassemble 175 photographies d'intérieurs berlinois réalisées entre 1903 et 1920, pour le compte d'une enquête " hygiéniste " sur l'habitat menée par une caisse locale d'assurance maladie des métiers du commerce. L'objectif de cette campagne photographique d'ampleur était d'inciter à l'amélioration de l'habitat berlinois et à l'éradication de l'insalubrité. Cette collection est exceptionnelle dans l'histoire de la photographie, à plus d'un titre : par son thème : approche photographique des espaces domestiques en présence de leurs occupants ; par son époque : juste avant et pendant la Grande Guerre ; par sa durée : sur deux décennies ; par son unité de lieu, au coeur de Berlin ; par sa prouesse technique : photographier des intérieurs sombres constitue une difficulté majeure.
    Le document dans son ensemble renseigne également tout un pan de l'économie liée au travail à domicile. L'articulation logement/atelier est très explicite : on perçoit l'espace du travail et les dispositifs techniques qui s'y rattachent. Par leur qualité, leur vérité, leur rigueur documentaire (notamment par la précision des légendes), elles sont saisissantes et peuvent susciter un certain effroi au vu des conditions d'habiter une métropole ouvrière au tournant du XXe siècle.
    Elles nous font pénétrer au sein des foyers et de l'espace privé des classes populaires, dans l'univers des mal logés et même des sans-abri qu'on y accueille.

  • Les gardiens d'aujourd'hui auraient-ils quelque chose à voir avec les portiers et concierges d'antan ? Ce petit métier est-il en voie de disparition ? Combien sont-ils aujourd'hui ? Qu'est devenue la loge dans laquelle ils habitaient et travaillaient et d'où " ils tiraient le cordon " après dix heures du soir ? Autant de questions auxquelles répond cet ouvrage.
    Des enquêtes ont été effectuées à Paris et dans d'autres villes (Barcelone, Londres, Milan, Oslo) copropriétés, résidences du parc social, location privée. Au-delà des tâches quotidiennes, décrites de façon précise, les multiples facettes du rôle des gardiens sont présentées dans ce livre : gestion de l'espace collectif et rapport à la rue, gestion des conflits avec un conseil syndical, gestion du " maintien de la distance " avec les résidents ou gestion de l'entraide, " parce que l'immeuble, c'est comme une famille ".
    Les observations directes, au jour le jour, des monographies d'immeubles et des témoignages de gardiens et d'habitants, le journal d'une gardienne et des plans et croquis de loges enrichissent l'analyse. Des photographies (dont quelques-unes de Robert Doisneau) illustrent le propos principalement à Paris, mais pas seulement.
    Immigrés plus souvent qu'autochtones, les gardiens (le plus souvent des gardiennes) assurent dans leur immeuble ou dans le voisinage maints autres petits services : chercher les enfants à l'école, repasser du linge, monter son repas à une personne âgée, promener le chien.
    Et même offrir une écoute réconfortante, avec un petit café dans la loge. On ne les nomme plus la pipelette, la bignole, le cerbère, mais l'âme des clefs, l'âme de l'immeuble, le réparateur avec du coeur en plus, la maîtresse du lieu. La ville requiert, sans aucun doute, cette présence. Approche essentiellement sociologique, cette étude dirigée par Roselyne de Villanova et Philippe Bonnin de l'IPRAUS, est à la fois novatrice et originale.

  • Depuis plusieurs années, le sport fait partie intégrante de notre vie et il se pratique souvent régulièrement de la prime jeunesse jusqu'à un âge avancé de la vie. Dans le même temps, le genou qui est un point faible parmi toutes les articulations, peut présenter un certain nombre de lésions qu'elles soient traumatiques (ligaments, ménisques ou cartilage), dysplasiques (rotules) ou dégénératives (arthrose). En 2008, l'ambition d'un chirurgien du genou devrait être la poursuite de l'activité physique après une intervention chirurgicale. Si de telles études ont été déjà réalisées en ce qui concerne les ligaments, celles portant sur les résultats sportifs, après ostéotomie ou prothèse, sont beaucoup plus rares. Dans ce livre, nous voudrions vous faire partager l'expérience de notre groupe. Nous avons choisi comme titre pour cet ouvrage, " Le genou et le sport. Du ligament à la prothèse ", ce qui résume parfaitement l'ensemble des articles proposés.

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  • Depuis quelques années, la prothèse du genou, qui a atteint l'âge adulte, a pris une place prépondérante dans l'arsenal thérapeutique de la Gonarthrose.
    En cette année 2004, pour les 11èmes Journées Lyonnaises de Chirurgie du Genou, nous avons voulu faire le point sur les problèmes posés par la mise en place des prothèses, le traitement des complications et les réimplantations. Pour ce faire, nous avons demandé à un ensemble de Chirurgiens Experts Européens de venir nous faire part de leur expérience. Nous pensons que la voix de l'Europe mérite d'être connue et entendue et nous sommes sûrs que cette réunion permettra de faire passer le message.
    Nous avons demandé aux différents orateurs de répondre à un certain nombre de questions que nous leur avons posé et ce sont ces réponses qui ont été colligées dans ce livre sous forme d'articles. Cela a demandé, à chacun, un gros effort de préparation. Nous voudrions les remercier pour ce travail qui devrait faire le point de nos connaissances à ce jour. Pierre Chambat

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