Belles Lettres

  • Dans ce roman plein d'humour, le richissime célibataire Jimmy Pitt, grand mondain et ancien journaliste, relève dans un bar le périlleux pari d'un cambrioleur. Si entrer par effraction lui semble d'une facilité enfantine, il se rend compte avec effroi que la maison dont il vient de forcer la porte n'est autre que celle d'un policier new-yorkais ayant la réputation d'un vrai dur. Bien entendu, le Capitaine MacEachern est le père d'une ravissante jeune femme et ne souhaite pas qu'on mette le nez dans ses affaires. Et, pour corser le tout, sa fille a éperdument charmé Jimmy sur le bateau qui le ramenait à New York.

  • Est-ce que le jeune playboy Biff saura éviter les ennuis jusqu'à son trentième anniversaire qui a lieu dans quelques jours, héritant ainsi de l'immense fortune de son antialcoolique de parrain, qui stipule qu'il doit rester sobre et de ne pas finir en prison ?
    Pas si l'intrigant Lord Tilbury, frère du dit parrain, s'en mêle. Bien que déjà riche, Tilbury ne dirait pas non à quelques millions supplémentaires. Et, connaissant la faiblesse de Biff pour le vin et les spiritueux, lui et son odieux acolyte Pilbeam trament un complot diabolique pour pousser l'héritier légitime hors du chemin de la sobriété et le compromettre tout à fait.

  • La jeune fille en bleu, une miniature de grand prix de Gainsborough, a disparu. Homer Pyle, avocat d'affaires new-yorkais et poète à ses heures, soupçonne sa soeur, Mrs. Clayborne, qu'il sait quelque peu kleptomane. Le propriétaire de l'oeuvre, Willoughby Scorpe demande à son frère Crispin (chef de la famille mais ruiné) de l'aider à la récupérer. Mais Crispin, amoureux de l'intéressée, refuse.
    Jerry West, le neveu de Willoughby, auteur de bandes dessinées désargenté car son oncle a la haute main sur sa fortune, bien que fiancé à la superbe Vera Upshaw, tombe amoureux de Jane Donahue qui vient d'hériter d'une fortune. Willoughby le charge alors, s'il veut avoir son argent, de récupérer la miniature.

  • Parmi les filleuls de Galahad, frère cadet de Lord Emsworth, filleuls qui sont généralement les enfants de ses vieux copains du Pelican Club, c'est au tour de John Halliday d'avoir des ennuis car sa fiancée, Miss Gilpin, vient de rompre leurs fiançailles. Comme Linda Gilpin séjourne au Château de Blandings, Galahad y introduira John sous un faux prétexte et l'ajoutera à la cohorte d'imposteurs qui l'infestent déjà au grand dam du pauvre Lord Emsworth qui rêve d'une vie tranquille passée à dorloter sa truie de concours, l'Impératrice de Blandings.

  • « Les Célibataires anonymes » est, comme son nom l'indique, un club destiné à empêcher ses membres de se marier à tort et à travers. Ephraïm Trout, homme de loi américain, est un membre actif de cette organisation. Il se sent obligé de suivre son client, Ivor Llewellyn, à Londres pour l'aider de ses conseils en une dangereuse occurrence (il a rencontré une jeune actrice !). Il tente également, par tous les moyens, de contrecarrer les projets matrimoniaux de Joseph Pickering, jeune auteur dramatique dont la dernière comédie a fait un four noir et qui vient de rencontrer Sally à laquelle une vieille dame richissime a légué sa fortune à condition qu'elle s'abstienne de fumer pendant deux ans.

  • George Cyril Wellbeloved, porcher de Lord Emsworth, et Lavender Briggs, sa secrétaire, se laissent soudoyer par le Duc de Dunstable qui veut leur faire enlever l'Impératrice, l'inestimable truie de concours, pour la lui revendre trois mille livres. Heureusement, Lord Ickenham veille au grain tout en sauvant son filleul favori qui a eu l'imprudence de se fiancer avec deux jeunes filles en même temps.

  • Monty Bodkin rentre chez lui en Angleterre après avoir passé un an en Amérique. Son absence a renforcé sa résolution d'épouser sa joueuse de hockey, Gertrude Butterwick.
    Cependant, sa rencontre avec un magnat du cinéma obèse, sa redoutable épouse et sa belle-fille plus redoutable encore, amène bien des complications.
    Ajoutez à ce pot-pourri l'assaisonnement piquant d'un détective privé de troisième ordre, d'un couple d'escrocs et d'un collier de perles, et la recherche du grand amour promet vraiment de ne pas être de tout repos pour Monty

  • La capricieuse Miss Bennett est promise à un jeune poète romantique, le timide et rougissant Eustache Hignett. Il fait pourtant pâle figure à côté de son cousin, Sam Marlowe qui immédiatement s'enflamme pour Miss Bennett, lors de la croisière qui les ramène en Angleterre. À bord se trouvent aussi un ancien soupirant, Bream Mortimer, et une jeune femme qui n'a pas froid aux yeux, Jane Hubbard.
    Voulez-vous de l'humour ? Les Caprices de Miss Bennett n'ont guère d'autre prétention que de vous divertir ; ils y réussiront. La cascade des événements y est tant soit peu arbitraire, mais les personnages sont vivants, et l'auteur vous prend par le bras et vous explique l'affaire avec une bonhomie délicieuse. Au théâtre ou au cinéma, plus d'une scène enlèverait la foule, celle, par exemple, où l'intrépide Jane Hubbard, une jeune exploratrice qui a tué des éléphants, des alligators et des anthropophages, perd soudain son proverbial sang-froid et pleure comme une fontaine, parce qu'elle est demandée en mariage par celui qu'elle aime. Et les inventions de Sam Marlowe, pour conquérir et reconquérir le coeur instable de Billie Bennett, touchent au sublime. Nous sommes là en pleine fantaisie, et il n'est pas si facile, croyons-en Molière, de faire rire les honnêtes gens : il y a de l'art dans une farce réussie.

  • Anthony, cinquième comte de Droitwich, découvre qu'il a été échangé, au berceau, avec le fils de sa nourrice, Syd Price, actuellement coiffeur à Londres.
    Lorsqu'il l'apprend, Syd réclame son apanage et va faire connaissance avec les difficultés de la vie d'un noble britannique, tandis qu'Anthony se résigne à aller diriger son salon de coiffure. Il s'aperçoit alors que sa fiancée, la belle Violette, n'en voulait qu'à son titre et à sa fortune et tombe sous le charme de Polly, la petite manucure américaine.

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