• Les Désemparés, réunit le portrait de cinquante-trois hommes de lettres rebelles, solitaires et insoumis. Destins et oeuvres mêlés, ce livre se présente comme le guide indispensable de tout passionné de littérature rebelle.

    Vous rencontrerez au fil des pages le destin caché d'auteurs francophones du siècle dernier dont : Charles Cros, Jean-Philippe Salabreuil, Emmanuel Bove, Jacques Perret, Jean Forton, Roger Kowalski, Luc Dietrich, OLivier Larronde, Géo Norge ou encore Pierre Reverdy ...

    Ce livre se veut une porte ouverte sur d'autres livres, un appel à la curiosité, un livre ami.

  • « Entre facétie et désespoir, entre besoin de sainteté et tentations charnelles, Max Jacob n'a cessé de promener son innocence canaille en terre de poésie. Toute son existence fut un périlleux exercice d'équilibre funambulesque. Jamais le poète ne se prit au sérieux. Mais la vie est chose rigoureuse, la mort en est l'enjeu. Enchanteur fantasque, il passa sa vie à brouiller dates et pistes en une étourdissante geste serpentine. Causeur délicieux, il possédait, chevillé à la langue le don du mot rare et du raccourci. Il apprivoisait le hasard comme une ombre fugitive ; tel un oiseau perché sur son épaule, il lui lissait les plumes et lui confiait sa chanson. » Avec brio et impertinence, Patrice Delbourg, grand spécialiste des jongleurs de mots, rend hommage au « Funambule du verbe », pittoresque par son allure, qui ne vivait que pour l'art dans un tourbillon de mots en ébullition. Dans une plus que biographie, il redonne vie au pince-sans-rire qui fut à la fois une nouvelle incarnation du juif errant, un archange foudroyé, un réfractaire, un homme de chair et un mystique profond, un conteur et épistolier au lyrisme ébouriffé, un fantaisiste éblouissant. Il part en quête des secrets de celui pour qui « une personnalité n'est qu'une erreur persistante ». Une chronologie, une bibliographie et un choix de saillies de « Mad Max » complètent le propos.


  • " tout ce que je rapporte là me coûte.
    j'en sais la vacuité. la littérature est le contraire de la confidence chétive. elle exige du maintien, de l'envergure. mais je ne peux rien communiquer d'autre aujourd'hui, sinon les épisodes étriqués d'une guérilla qu'un jour je me suis déclarée. " assis sur un banc proche de notre-dame à paris, jef, véritable camelot du sentiment, se remémore les amantes qui, un temps, escortèrent son existence d'éternel incertain en mal d'enfance.
    la rumeur de la ville n'est pour lui qu'une mélodie en catacombes. l'auteur pratique avec bonheur l'art de l'autodérision. il n'a d'autre cible que lui-même, multiplie à loisir contradictions et mots d'esprit, et nous prouve que l'humour est le meilleur antidote à la mélancolie de vivre.

  • Monsieur Ratichaud est un écrivain chevronné. Expérimenté, ayant eu belle presse, Monsieur Ratichaud se consacre tout entier à son art : la littérature. Mais quand il rencontre son nouvel éditeur, technocrate borné à ses chiffres et à ses statistiques sur tableaux Excel plus qu'au développement de ses humanités, c'est le début de la fin des aspirations de l'auteur.

  • De Bruant à Vincent Delerm, les cent " fous chantants " qui nous ont marqués....
    En cent courtes biographies (4 à 6 pages chacune) et dans un style enlevé, Patrice Delbourg croque les auteurs-compositeurs-interprètes qui ont dérangé, amusé, résisté au conformisme de leur époque, bref " bouleversifié " la chanson française. " Parmi ces félins à chant chaud, on trouve des bardes facétieux, des mélomanes scrupuleux, des voltigeurs de la tchatche ou des paladins fébriles, autant de merveilleux fous chantants avec leur drôle de lexique. " Un choix qui privilégie la qualité et l'originalité des mots sur la performance scénique, la gestuelle ou l'escorte musicale. La chanson étant question d'épiderme, Patrice Delbourg y revendique crânement ses préférences. Au sommaire, nulle trace de Mylène Farmer ou Florent Pagny... Mais au fil des pages, on retrouvera les portraits d'Aznavour, Lapointe, Jonasz, Renaud, Ferrat, Beaucarne, Leprest, Sheller, Dimey, Louki, Brassens, Vigneault, Delpech, Vassiliu ou encore Dominique A.

  • Pour son retour à la poésie, Patrice Delbourg a choisi de se confronter au thème douloureux, et le plus souvent inévitable, de la perte du père.
    Ce recueil de textes brefs, disposés en forme de cyprès, se présente en un seul souffle au long de séquences égrenées sur les derniers jours d'une vie. Nous sommes à Vence, dans l'arrière-pays niçois, charmante cité des arts et des fleurs, comme la décrit le syndicat d'initiative. Dans le jardin d'une villa familiale, sur le perron, dans une chambre de clinique, dans les couloirs de l'hôpital, dans une maison dite de convalescence, à l'athanée. Salves courtes, haletantes, d'un agenda médical. Lyrisme sous perfusion, télégrammes de désarroi troués comme des cires à miel. Autant de souvenirs d'enfance, de tendresses embarrassées, mais aussi d'affrontements, d'incommunicabilité.
    Un père s'échappe par la fenêtre. Inexorablement la charpente lâche prise. Les pensées se brouillent comme le fond de la bouteille. Qui était-il donc le dab ? Ce corps jadis inaltérable que grignote maintenant le néant ? D'esquives en pirouettes, son fils ne s'en souvient bientôt plus.
    Dans une sorte de danse du scalp, les mots volent au chagrin ce qu'il y a de plus urgent. Dans la chambre ultime, les gestes simples font feu de tout bois pour remplir le vide du souffle.
    Un calembour masque une vieille pudeur. Une vacherie est une dernière preuve de tendresse. Les corps se tiennent à distance. Question de maintien. Même devant la faucheuse, difficile de baisser sa garde. Les gestes de réconfort des aides-soignantes remplacent les dernières volontés. Là-bas, sous les oliviers, les ombres tutélaires de Matisse, Dubuffet, Calet ou Gombrowicz, riverains vençois, n'atténuent rien de la désolation. Les derniers instants s'apparentent à une corrida. La corne de la mort joue à cache cache. Deux monolithes face à face. Les silences cognent à ciel ouvert. La vie perd ses repères. Derniers jours à cru. Le passé n'est d'aucun secours. Le travail de deuil, mes pauvres amis, quelle vaste connerie ! Dernière confrontation avec le gisant livide dans la pièce glacée du funérarium, juste avant la mise en bière. Fils unique, seul, désemparé. En première ligne désormais.

  • Plus de 200 portraits littéraires ! Patrice Delbourg propose un ouvrage de poésie particulièrement ambitieux. À la fois élégiaque, tragique et ludique, cette galerie d'écrivains se reflète dans les poèmes-miroirs des bars et des estaminets.

    Un panorama affectueux et oblique de la littérature classique et contemporaine. Avec avant tout les grands poètes du XXe siècle (Pessoa, Michaux, Celan, Brautigan.). Avec aussi quelques figures de naguère, tels Villon, Rutebeuf, Rimbaud, Verlaine et les prosateurs Flaubert, Bloy ou Zweig. Sans oublier les humoristes à l'âme noire ni les irréguliers visionnaires.

  • Clovis écume les studios et plateaux des jeux radiophoniques et télévisés.
    Depuis sa petite enfance, il aime à se frotter à des tests, des épreuves de tout acabit. Un gigantesque quiz squatte sa matière grise. Drôles de scènes de méninges ! Il va, il ferraille contre ses contemporains, il veut en découdre. La solitude pour seule compagne. La soif d'un savoir superflu pour unique viatique. Le malaise chevillé au coeur. Prêt à mourir pour une réponse de plus. Jusqu'au jour où une voix mystérieuse va le contraindre à se retirer du jeu...

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  • Eugène Gibloz est un employé pâlichon au légendaire rayon outillage en sous-sol du Bazar de l'Hôtel de Ville. Le soir venu, il a rendez-vous avec la vraie vie. Il abandonne sa tenue de grisaille et endosse une panoplie de cow-boy. Bottines brodées avec éperons, bandanas et chaps en cuir de buffle. Il effraie les vieilles dames et fait battre des mains les enfants. Pistolets à peinture ou colts nickelés de calibre 44 à canon court, il ne sait plus bien ce qu'il porte à la ceinture... Arsenal et quincaillerie s'enchevêtrent.
    Vieux Stetson vissé sur la tête, menton inquisiteur, le justicier à l'épate voudrait faire régner l'ordre au centre de Paris. Dans son quartier, dans son district, shérif d'un Marais à temps plein. Prompt à l'algarade, adepte de querelles au comptoir, ses journées cahotent entre parodie de film B et désespoir à gros grumeaux.
    C'est un roman d'amour que nous donne à lire un Patrice Delbourg au meilleur de sa forme d'hypocondriaque. Amour pour les marginaux, les en-dehors, pour le Pantruche qui a pris le maquis, pour les westerns improbables qu'il évoque avec une gourmandise jamais rassasiée. Une nostalgique « dernière séance » sous un ciel de Paname crépusculaire.

  • Accablé par la ration quotidienne de nouvelles castrophiques, tant sur papier journal, ondes périphériques ou petit écran, Jim Baltimore, (Anatole Glimpse selon ses parents), se réfugie dans l'indolorisme. Un écorché vif sous une armure médiévale.
    L'indifférence devient un long et torturant entraînement. La tentation d'un ermitage contemplatif s'offre à Jim. Cette nouvelle existence cloîtrée consentira-elle à le dédommager de tout ce qu'elle lui doit ?

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  • Un livre saccagé vogue au fil de la Seine. Un autre, déchiqueté en petits morceaux, git au fond d'une corbeille de jardin public. Un troisième, calciné, attend sur un banc à l'arrêt d'un autobus.
    Une inquiétante et cruelle épidémie contamine le quartier de l'Arsenal. On murmure qu'un forcené s'adonne, nuitamment, à un étrange ballet de "livricide'. Un petit Fahrenheit de poche. Un autodafé intime.
    Faire disparaître d'une bibliothèque tous les ouvrages qui vous ont pourri votre jeunesse...
    Froide détermination? Insupportable solitude? Folie douce?
    Timothée Flandrin a une conception toute personnelle de la loi du talion.

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  • On les qualifie de tordeurs de syntaxe, bricoleurs de langue, malaxeurs de métaphores ! Patrice Delbourg croque avec gourmandise 101 funambules du verbe, dont il évoque la vie et l'oeuvre. Pour chacun, il donne des exemples de bonheurs d'écriture. Cet escadron d'écrivains disparus, souvent issus de l'humour noir, est présenté (par ordre d'année de naissance) avec un brio qui ravira les amateurs d'une littérature décomplexée et jouissive.
    Ils sont romanciers, poètes, chansonniers, chanteurs, hommes de théâtre, scénaristes, pamphlétaires, humoristes...
    De François Villon à Coluche, de Rabelais à Pierre Desproges, d'Eugène Labiche à Georges Perec, de Courteline à Serge Gainsbourg, de Feydeau à Boby Lapointe, d'Erik Satie à Francis Blanche, de Guitry et Cocteau à Pierre Dac et Jean Tardieu, de Paul Léautaud et Alfred Jarry à Boris Vian et Cioran, Delbourg n'oublie personne, et surtout pas les génies méconnus tels Alphonse Karr, Georges Fourest, Raymond Roussel, Cami, Chaval, André Frédérique et consorts.

  • Novembre 1963. Kennedy tombe à Dallas et la chanson à texte bat de l'aile devant la déferlante yé-yé. Quelques enseignes de cabarets clignotent encore au fronton des Grands Boulevards de la capitale.

    Dans les débuts d'une Ve République bien maussade, un certain Gabin Delahy, vieil enfant à la carcasse démesurée, s'essaye à un genre délicat et novateur : l'humour noir avec éclats à la sanguine.

    Il ne récolte que sifflets et éreintements.

    De scènes improbables en planches improvisées, on resquille au portillon de la célébrité. Quatre cachetons au galop par soirée. En ce temps-là, la vie d'artiste s'apparente à un long chemin de croix.

    Dans les coulisses de ces caveaux de l'irrévérence, on croise les silhouettes de Jacques Grello, Gérard Séty, Robert Rocca, Maurice Horgues, Jean Rigaux, René-Louis Lafforgue, Boby Lapointe et une dame-pipi hors d'âge sans cesse dans le besoin... Salut l'artiste !

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  • L'odyssée Cendrars

    Patrice Delbourg

    Un vrai-faux dictionnaire " Comme il en faut du temps pour devenir Cendrars ! Surtout lorsque le hasard vous fait naître à La-Chaux-de-Fonds, canton de Neuchâtel, un 1er septembre 1887. Toujours à contre-pied, souvent à contre-voie, il ment comme il écrit. Pas politiquement correct, le lascar ! Sa vie, contradictoire, fallacieuse, escamotée ou enjolivée, est aussi difficile à saisir que la boule de mercure au creux de la paume. Mais le vrai goût du xxe siècle, âcre et astringent, il est peut-être le seul à nous l'avoir restitué. Cendrars Blaise, profession orpailleur du temps qui passe, le plus moderne d'entre tous. " À l'approche du cinquantenaire de la disparition de Cendrars, Patrice Delbourg rend hommage à cet acrobate de la prose et de la vie. Le reporter, le poète, le romancier (Moravagine, L'Or), le poilu, le " one manchot " (La Main coupée), le cinéaste raté, l'aventurier revivent au gré des chapitres de cette Odyssée Cendrars, de A comme Alfa Roméo (celle qu'il a achetée à Braque et qu'il pilote d'une main, au Brésil, en 1924), à Z comme Zone, le poème-phare d'Apollinaire, auquel La Prose du transsibérien (1913) dispute l'invention du vers libre. Sans oublier les autres lettres de l'alphabet : Bourlingue, Fabulateur, Grand reporter, Helvétie, Kodak, Paname, Sauser (son véritable patronyme), Utopie et même Xénophobie, dont les soupçons existent dans son oeuvre... qui figurera par erreur en 1941 dans la " liste Otto " des écrivains juifs à proscrire. Né à Paris en 1949, chroniqueur, animateur d'ateliers d'écriture, complice des " Papous dans la tête " sur France-Culture, Patrice Delbourg a publié plus de trente livres.
    Amoureux des jeux de verbe et des calembours (Le Petit Livre des exquis mots, Le Cherche Midi, 2007), essayiste (Comme disait Alphonse Allais ; Les Jongleurs de mots, Écriture, 2005 et 2009), romancier (Papier mâché, Le Rocher, 2001 ;
    Toujours une femme de retard, Le Cherche-Midi, 2005), ce collectionneur d'écrivains (Exercices de stèles, Le Félin, 1996 ; Le Bateau livre, Le Castor Astral, 2000) est également un poète couronné des prix Max-Jacob et Guillaume- Apollinaire. * la plume inimitable et la notoriété de Patrice Delbourg, passé à 1 voix du prix Renaudot essai pour Comme disait Alphonse Allais (Écriture, 2005) * un livre en lice pour les prix Renaudot essai, Fémina Essai, Medicis Essai (exemplaires libraires disponibles dès la fin juin) * le succès critique et commercial des Jongleurs de mots (Ecriture, 2009), " lourd par le poids, léger pour l'esprit " (Jérôme Garcin), " un panthéon de l'esprit caustique " (Bernard Morlino), " le meilleur livre de l'année " (Patrick Besson). * le regain de popularité de Cendrars, dont le cinquantenaire de la mort, le 21 janvier 2011, fera l'objet de publications et émissions radio-TV

  • Avec de nombreux inédits, cette anthologie rassemble un choix de poèmes sur 30 ans d'écriture. Dès les années 1970, attaché à décrypter les hiéroglyphes du réel, Patrice Delbourg a incarné l'éclosion de ce qui fut alors nommé le " Nouveau Réalisme ". Ethnologue des solitudes, il traque les monstres du quotidien et provoque l'affrontement frontal avec le moi. Son manifeste du désengagement s'inscrit parmi les " images incurables ", là où humour et dérision sauvent parfois la mise. Lancé à l'abordage du banal désespoir, le poète quitte sa tour d'ivoire pour les lieux les plus ordinaires. Son désarroi est celui d'une époque où il devient tentant de déclarer forfait face à la folle aventure du monde. Et pourtant, dans leur lucidité et leur fragilité, ces écrits ne sont que le reflet magnifié de nos incertitudes. Un chant de mélancolie poussé à bout de maux sur l'écran de nos blessures, de nos ecchymoses.

  • Automne 1888. Le scandale de Panamá débute, l'emprunt russe se lance, Jack l'éventreur trucide pour de bon dans le quartier londonien de Whitechapel. Le coeur de Paris bruisse de cent petits métiers divers, le général Boulanger s'en va, la tour Eiffel s'érige. Enfant du Marais, ingénieur électricien de génie, inventeur de l'alternateur, Lucien Gaulard traîne sa perte d'espérance dans le dédale des ruelles de la capitale au lourd passé historique. Son importante découverte est boudée, méprisée, occultée par ses compatriotes. Les Européens lui tournent le dos. Les Américains lui font les poches. Sa propre famille lui dénie toute paternité scientifique. « L'homme aux lacets défaits » se retrouve du mauvais côté du balcon. De jardins publics en estaminets enfumés, du Crédit municipal aux officines d'apothicaire, nous partageons les derniers jours du passage terrestre de cet étrange apôtre du progrès. Une chronique parisienne fin de siècle, crépusculaire et désemparée, sur les pas d'un piéton d'exception à l'humanité trop lourde à porter.

    Sur commande
  • Du cordonnier qui travaille " à la petite semelle " au banquier qui a " pognon sur rue ", en passant par " l'opticien à sa mémère ", patrice delbourg nous propose ici un choix de calembours à usage quotidien.
    Que ce soit dans le domaine religieux (" un attrape-bigot "), culinaire (" brocoli pour être honnête ! "), sportif (" rugby sur l'ongle "), ou encore touristique (" il y a du monde au balkans "), vous trouverez ici de quoi alimenter en jeux de mots divers les conversations de la vie de tous les jours. une véritable " camisole de farce " !

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