• La route des clameurs

    Ousmane Diarra

    On est au Mali, dans un sanglant bouillon d'intolérance, sous la férule des islamistes conduits par le calife Mabu Maba, et aux prises avec la férocité des gamins imams. Un artiste peintre, ancien condisciple du faux calife, est pris dans les nasses de l'obscurantisme. On détruit sa famille, on détruit son atelier, ses tableaux et ses sculptures partent en fumée. Seule lui reste encore sa tête pleine d'ironie pour tenir tête aux envahisseurs, inoubliable figure de notre époque plombée de fanatismes, père à la fierté frêle et ulcérée, artiste à l'humour ravageur, homme à la dignité désemparée et exemplaire. C'est son fils - un enfant dont le regard naïf s'aiguise peu à peu - qui nous raconte son histoire.

  • « Elle sourit de nouveau. Puis elle s'assit. Il la regarda et fut aussitôt saisi d'un sentiment bizarre, de bonheur et d'inquiétude. Il ne savait pourquoi. Puisqu'elle ne l'intéressait pas spécialement. Elle n'était qu'une petite gamine, et lui, un homme entre deux âges, avec une femme et des enfants et des principes et des soucis.
    C'est lui qui commença à parler le premier, sans vraiment savoir ce qu'il disait. Cela arrive souvent quand la tête est vide alors que les yeux sont bien pleins. Il disait n'importe quoi. ll le sentait à son sourire narquois qu'il racontait des sottises. Pourtant la vraie question trottinait dans sa tête : Pourquoi ?... Pourquoi ? » Un bibliothécaire, la quarantaine ; une étudiante qui apparaît et disparaît comme un mirage de beauté. Un pays, le Mali ; une capitale africaine, Bamako. Au-delà des apparences, l'amour libre avec la jeune Sakira et l'amour des livres sont-ils possibles à l'ombre des imams qui condamnent et des enfants qui lapident ? Faut-il rêver pour vivre des désirs non excisés ? Dans Vieux Lézard, c'est l'humour léger qui fait s'envoler, telle une tourterelle roucoulante, les carcans sociaux et religieux.

  • " An de grâce Un. Année de l'enfant djinn ! Ce fut celle de la danse impossible. La danse des grands sorciers et des grands initiés : tu refuses de danser, tu meurs. Tu fais un faux pas, tu trépasses. Seuls les Anciens possédaient les pas de cette danse-là ! Mais les Anciens s'en étaient allés. Avec tous leurs secrets. Dépités d'un monde qui n'était plus le leur. Auquel ils ne comprenaient plus rien ! Un monde comme un pagne de femme coquine, jamais véritablement noué, et à dessein pour embêter les hommes ! " Ousmane Diarra nous donne ici non seulement le roman d'un continent - et sans doute le plus africain des romans, comme Céline, avec Voyage au bout de la nuit, nous donnait le plus populaire des romans - mais, dans le style réinventé des griots, en un tour de force, une recréation unique, il nous tend l'image tumultueuse de notre monde... Quand s'entrouvre un pagne de femme, un flot de désirs et de paroles nous submerge ; quand s'ouvre ce roman, c'est une crue pleine d'humour, de violence et d'espoir malgré tout, pleine d'autodérision qui nous ballotte jusqu'au vertige dans notre condition inhumaine... Amours, haines, folies... " C'est, dit l'auteur dans son avant-propos, la fin de toute raison, de toute dignité. La fin de toute humanité. La fuite en avant. Tant vers l'étranger que dans le mensonge, l'hypocrisie. Dans la rapine. Dans le crime tous azimuts... Sans états d'âme. "

  • si vous vous moquez sans cesse des autres, vous finirez par avoir des ennuis ! c'est ce qui arrive à néné, le jour où elle rencontre l'énorme chenille. mais, de même que la chenille peut devenir un magnifique papillon, la petite fille moqueuse peut changer. c'est ce que nous apprend cette amusante fable.
    (mali)

  • Ce recueil de 9 nouvelles nous plonge dans le Mali moderne, ses contradictions, ses mélanges ethniques, l'empreinte de l'islam, le poids d'une démocratie bien tyrannique, l'ombre des guerres, des révolutions, le désert, l'extension anarchique des villes...

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  • EnfantMaman m'a dit d'apporter des perlesDes perles d'étoiles pour ton cu de cigogneDes perles comme tes yeuxJolis jolisEnfantj'aime mamanA tout momentAvec sourire de perleElle me sauve de l'âbime

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  • Mariko est un piètre chasseur car en dépit de ses nombreux trophées, il massacre les animaux à tout-va, sans aucun respect pour la nature.
    Un jour, Mariko tue un lézard magique qui l'avait pourtant prévenu de l'épargner...

    Voici une histoire écrite par Ousmane Diarra, grand conteur malien, qui présente avec humour un récit que les enfants adorent : celui du chasseur Mariko et d'un lézard espiègle. Le joli dessin tout alambiqué de Sonia Sans accentue encore le caractère drôle de ces personnages qui nous invitent à respecter les animaux et à sauvegarder de la nature.

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