• Egoïstes et méprisants, riches et sans-gêne : "les Parisiens" , ou supposé tels, cristallisent une obsession française. Au temps du coronavirus, "les Parisiens" ont ainsi été accusés de propager l'épidémie et d'imposer au reste du pays des règles sanitaires qu'ils ne respectent pas. Mais qui sont ces "Parisiens" qui monopolisent l'attention ? Parle-t-on des "habitants de Paris" ou des "habitants de l'Ile-de-France" ? La confusion est significative.
    La conurbation francilienne et ses 12 millions d'habitants n'a aucun équivalent en France ni en Europe. Sa population est la première à subir les conséquences de l'hyperdensité, dont les prix élevés de l'immobilier et la galère des transports ne sont que les plus tangibles. Sondage après sondage, une majorité de Franciliens affirment qu'ils partiraient ailleurs s'ils le pouvaient. Pour le dire simplement, il y a trop de monde en région parisienne.
    Pendant ce temps, des villes moyennes se dévitalisent, des petites villes perdent des habitants, des villages se transforment en dortoirs. Malgré ces constats, l'Etat continue de piloter le "Grand Paris" , destiné, selon les éléments de langage bien rodés, à renforcer "l'attractivité" de la "métropole-monde" . Le rééquilibrage du pays et l'amélioration de la qualité de vie en Ile-de-France étaient déjà indispensables avant 2020.
    Alors que la crise sanitaire a mis en lumière le mal-être des "Parisiens" , la réorganisation territoriale est devenue impérieuse. Elle ne repose pas seulement sur le télétravail des cadres, mais sur des choix publics en faveur de villes et de villages qui ne demandent que cela.

  • La crise urbaine ronge les préfectures et sous-préfectures, les détruit de l'intérieur : les vitrines des commerces se vident, la population stagne, les logements sont vacants, le niveau de vie baisse. Alors que se passe-t-il ?
    Dans cet ouvrage, analyse l'offensive délibérée de la grande distribution, en périphérie, qui tue les commerces du centre-ville et des quartiers anciens, et sacrifie les emplois de proximité. Il observe également comment la motorisation - incarnée par la voiture individuelle - contribue largement à l'asphyxie des villes.
    Comment la France peut-elle sauver ses villes ? Il n'existe nulle solution miraculeuse, mais une série de petits pas, de décisions empreintes de sobriété.

  • Le vélo est un moyen de transport rapide, fiable, bon marché, sain, peu consommateur d'espace, économe en énergie et non polluant. Pour les distances comprises entre 500 mètres et 10 kilomètres, il constitue souvent le mode de déplacement le plus efficace, le plus bénéfique pour la société et aussi le plus agréable. De nombreux usagers, ainsi que certains décideurs, semblent avoir pris conscience de ces atouts innombrables.
    Mais lorsqu'on présente la bicyclette comme un moyen de transport amené à se développer, on assiste à une levée de boucliers : le vélo devient soudain « véhicule du pauvre », « instrument difficile à manier » ou « talisman écologique pour bourgeois rêveur ».

    Avec cet essai « poil à gratter », Olivier Razemon bat en brèche les idées reçues qui empêchent encore l'essor du vélo et livre un vibrant plaidoyer pour une transition cyclable.


    Cette nouvelle édition de poche a été mise à jour par l'auteur, avec deux nouveaux textes : en introduction, un état des lieux de la pratique cyclable en France en 2018 ; en fin d'ouvrage, un panorama des villes françaises qui peuvent être considérées comme les capitales du vélo... et les autres.

  • « L'interconnexion n'est plus assurée » fait référence à la petite phrase qui s'échappe les jours de galère des hauts-parleurs sur les quais du RER.
    Des tribulations de cette sorte, les usagers des transports quotidiens en rencontrent régulièrement. Quel que soit leur moyen de transport :
    Voyageur dans un train lorsque survient une panne de signalisation, passager ratant un bus passé avec deux minutes d'avance, automobiliste coincé dans les bouchons, cycliste face à un obstacle sur la piste cyclable, piéton confronté à l'absence de trottoir, etc. Ces mésaventures ne sont pas anecdotiques. Elles traduisent une mauvaise organisation des transports quotidiens : manque de coordination, absence d'entretien, défaut d'anticipation, disposition anormale de l'espace, etc.
    Ces dysfonctionnements relèvent du détail pour les opérateurs des transports, mais ont des conséquences immédiates, et parfois pénibles, pour les utilisateurs.
    Ainsi, le traitement médiatique des transports ne peut se limiter à la célébration des grandes infrastructures, au remplacement d'une énergie par une autre, à l'attente énamourée de la voiture qui se conduit toute seule, ni à la croyance en une technologie rédemptrice.
    Depuis 2012, le journaliste Olivier Razemon tient un blog sur le site du Monde.fr consacré à la mobilité : « L'interconnexion n'est plus assurée » (transports.blog.lemonde.fr). Au gré de sa curiosité ou au fil de l'actualité des transports, il apporte un regard décalé sur ce vaste sujet, sans prétendre à l'exhaustivité.
    Agrémenté de très nombreuses phographies de l'auteur, prises sur le vif au gré de ses très nombreuses pérégrinations en France et ailleurs dans le monde, ce livre rassemble 50 de ces chroniques, sélectionnées et mises à jour par l'auteur.

  • Le vélo est un moyen de transport rapide, fiable, bon marché, sain, peu consommateur d'espace, économe en énergie et non polluant.
    Pour les distances comprises entre 500 mètres et 10 kilomètres, il constitue souvent le mode de déplacement le plus efficace, le plus bénéfique pour la société et aussi le plus agréable. De nombreux usagers, ainsi que certains décideurs, semblent avoir pris conscience de ces atouts innombrables.
    Mais lorsqu'on présente la bicyclette comme un moyen de transport amené à se développer, on assiste à une levée de boucliers : le vélo devient soudain « véhicule du pauvre », « instrument difficile à manier » ou « talisman écolo- gique pour bourgeois rêveur ». Avec cet essai « poil à gratter », Olivier Razemon bat en brèche les idées reçues qui empêchent encore l'essor du vélo et livre un vibrant plaidoyer pour une transition cyclable.

  • Année?après?année,?la?campagne?française?disparaît?sous?la?ville. Malgré les proclamations indignées et les législations vertueuses, la terre fertile se raréfie, les espaces naturels se morcellent, la ville s'éparpille et se cloisonne, l'automobile s'impose comme unique lien social.
    Le phénomène, connu sous le nom d'étalement?urbain, ne résulte pas seulement, comme on le croit souvent, de la crise du logement et du désir d'accession à la propriété. Centres commerciaux, entrepôts, parkings, la ville étalée se nourrit, en France comme ailleurs, d'une économie opulente et d'une société qui valorise le bonheur individuel, à court terme de préférence. Autrement dit, nous?sommes?tous?responsables.
    Les égoïsmes locaux, les tentations des élus et les tics des aménageurs se heurtent çà et là à des réflexes de survie. On pourrait densifier et vitaliser la ville existante. On pourrait prendre les décisions au bon niveau et en réfléchissant à l'avenir. On pourrait résister au tout-parking.
    On?pourrait?améliorer?la?qualité?de?vie?sans?gaspiller?le?territoire.
    Les auteurs brossent dans cet essai un portrait vivant et sans concession de la bataille inégale qui se livre entre la soif de bitume et les rares garde-fous susceptibles de contrer le phénomène.

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