Arts et spectacles

  • Ce nouvel opus d'Olivia Rosenthal remonte le cours de souvenirs cinématographiques en se focalisant sur trois sources : la saga des Alien, le classique hitchcockien Les Oiseaux et le dessin animé Bambi.« Toutes les femmes sont des aliens », inaugure le triptyque. Il en donne aussi le mode d'emploi global : comment raconter un film à partir des traces partielles, désordonnées et parfois trompeuses qui nous restent à l'esprit. Ne se fiant qu'à ses impressions premières de spectatrice, Olivia Rosenthal ne s'attarde pas sur le cliché terrorisant de l'extra-terrestre, mais sonde l'inquiétante familiarité que lui inspire Sigourney Weaver : son devenir-monstre, son impureté constitutive et les mutations qu'elle fait subir à l'image d'Épinal de la féminité. Le deuxième volet, « Les oiseaux reviennent », soumet le chef-d'oeuvre d'Hitchcock à la même relecture intuitive et digressive. À ceci près qu'à peine exposé les prémisses de cette love story apocalyptique, le récit bute sur une méprise. La narratrice a beau avoir déjà vu Les Oiseaux à trois reprises, sa mémoire l'a induite en erreur. Elle s'attendait à un autre casting : « Cary Grant et Ingrid Bergman ou à la rigueur James Stewart et Kim Novak », et non leurs pâles copies incarnées par Rod Taylor et Tippi Hedren. Or, c'est bien à travers le prisme de ce faux souvenir frustrant qu'elle va décrire les ressorts dramatiques du film. Dans sa troisième partie, « Bambi & Co », Olivia Rosenthal change de genre, de public et de méthode. Partant, d'une comparaison entre deux oeuvres d'animation, elle ébauche un parallèle entre le jeune faon Bambi et le petit d'homme Mowgli : l'un privé d'une mère abattue par des chasseurs en forêt, l'autre abandonné au milieu de la jungle. Là encore, elle préfère réactiver ses propres affects pour observer comment ces deux personnages réagissent à cette parenté perdue qui les condamne à survivre en milieu hostile. Avec ce livre dédié au cinéma, Olivia Rosenthal a su conjuguer légèreté de ton, humour iconoclaste et conviction passionnelle pour conjurer certaines hantises déjà à l'oeuvre dans ses dernières fictions.

  • DEPUIS SA PREMIERE EDITION EN 2007, LE FESTIVAL CONCORDAN(S)E FAIT CHAQUE ANNÉE LE PARI DE PROVOQUER UNE RENCONTRE INEDITE ENTRE DES ECRIVAINS ET DES CHOREGRAPHES. SELON LE PRINCIPE ETABLI, UN CHOREGRAPHE SE POSITIONNE FACE A SON OEUVRE, ESSAIE DE DEFINIR CE QUI GENERE CHEZ LUI CE BESOIN DE CONCEVOIR UNE CREATION. POUR L'AIDER A S'INTERROGER SUR SA DEMARCHE DE CREATEUR, IL EST ACCOMPAGNE PAR UN ECRIVAIN, AIFN DE MENER UNE REFLEXION CONJOINTE SUR CES QUESTIONNEMENTS. DE CETTE PLONGEE DANS L'INTIMITE CREATIVE DE CHOREGRAPHE, L'ECRIVAIN DEVOILE CE QU'IL A SURPRIS, COMPRIS DE CE CHEMINEMENT COMME UN PROLONGEMENT ORIGINAL A SA PROPRE CREATION. DE LA RENCONTRE DE CES BINOMES, NAISSENT DES FOREMS DIVERSES, AUSSI HYBRIDES LES UNES QUE LES AUTRES, QUE LE PUBLIC EST CONVIE A DECOUVRIR EN DIRECT.
    DANS CE PREMIER OUVRAGE, VOUS POURREZ DECOUVRIR LE RECIT DES AUTEURS QUI ONT PARTICIPE AUX TROIS PREMIERES EDITIONS DU FESTIVAL CONCORDAN(S)E : CECILE LOYER, NICOLAS FRETEL, ROSALIND CRISP, ISABELLE GINOT, CHRISTIAN BOURIGAULT, GILLES SAMPIERI, VALERIA APICELLA, CHRISTOPHE MARTIN, FRANCOIS LAROCHE-VALIERE, EVELYNE SALANDRE, YVANN ALEXANDRE, EMMANUEL ADELY, ZAZA DISDIER, YAN ALLEGRET, XAVIER LOT, RONAN CHENEAU, GUILLAUME BERTRAND, ANNE LUTHAUD, MARION LEVY, FABRICE MELQUIOT, CHRISTIAN UBL, FRANCOIS TESSIER, CARLOTTA SAGNA, OLIVIA ROSENTHAL, PIERRE JOHANN SUC, PIERRE CHARRAS, NATHALIE PERNETTE, GWENAELLE STUBBE, PHILIPPE COMBES, ARNAUD CATHRINE, OSMAN KHELILI, PASCAL MORIN, GENEVIEVE SORIN, LULLA CHOURLIN, SUSANNE JOUBERT.

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