• Rien du tout, c'est l'espace où tout s'effondre, la forme, le genre, l'être. S'ouvre le trou noir, auquel il faut revenir pour naître. Ces fragments frôlent l'extinction, débordent, fuient, rejoignent la chute, les limites. Se mêlent et se contaminent générations, itinéraires, désirs. Dits d'insoumission afin de déboulonner assises et nations. L'écrit revendique sa survie, irrécupérable, jusqu'à la fin.

  • Phototaxie

    Olivia Tapiero

    Renoncer. Sauter les barrières. Brûler les horizons. Résonnent les cris de trois anarchistes. Théo, Zev et Narr résistent. Ombre et lumière, musique et silence s'enlacent d'un même mouvement dans ces villes abîmées où l'homme qui tombe continue de tomber. Un roman troublant qui met le feu aux certitudes, au confort des complaisances.

  • Les murs

    Olivia Tapiero

    • Vlb
    • 18 March 2010

    - Dr G m'a déjà parlé de toi, mais j'aimerais entendre ton point de vue sur les choses.
    - Mon point de vue sur quoi ?
    - Sur la situation... Pourquoi penses-tu que tu es ici ?
    - J'ai essayé de me suicider en faisant une overdose de somnifères.
    - Et est-ce que tu veux t'en sortir ?
    - Non merci, ça ira.

    Sur commande

  • Espaces

    Olivia Tapiero

    • Xyz
    • 14 September 2012

    Après un événement traumatisant, une jeune femme va passer plusieurs mois à chercher un point d'ancrage, un espace. Ce roman est l'histoire de son errance, portée par le souffle de l'écriture poétique de l'auteure. Pour un texte comme celui-là, rien n'est plus parlant qu'un extrait : Petite, je pleurais en voyant l'ombre qui me suivait en rampant, en m'agrippant par les chevilles, je criais et, malgré mes jambes engourdies par la peur, je courais aussi vite que je pouvais, talonnée par cette masse étrangère qui voulait m'engloutir. Ce jour-là, sur le trottoir, elle était devenue la seule preuve de mon existence, cette plaque noire et sans relief qui me traînait derrière elle. Sur le chemin du retour je ne l'ai pas quittée du regard, pour être bien certaine qu'elle ne partirait pas, qu'elle était là, que j'étais là. C'est à ce moment-là, avec mes épaules penchées, ma tête basse et mon regard obstiné par terre, oui, je pense que c'est à ce moment que j'ai entamé ma vie à l'ombre du monde.

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