Langue française

  • Les livres précédents d'oliver sacks nous ont montré l'originalité de sa démarche : aborder des maladies ou des affections comme autant de " mondes " particuliers, autant de modes d'existence et de conscience spécifiques.

    C'est à un voyage dans le monde de la surdité qu'il nous convie cette fois-ci, en nous racontant, tout d'abord l'histoire de ce monde. la difficulté pour les sourds d'entrer dans le langage les a longtemps fait considérer comme intellectuellement inférieurs - jusqu'au jour oú l'abbé de l'epée, au xviiie siècle, à paris, les écouta - c'est-à-dire observa la langue de signes qu'ils pratiquaient déjà entre eux, et, à partir d'elle, mit au point un système de communication gestuel.

    Mais ce livre est plus qu'une histoire. il montre également ce que la surdité peut nous apprendre à tous, sur notre condition d'êtres parlants. ce que les sourds donnent à voir, à qui les écoute, c'est bel et bien une autre façon, aussi riche que celle des entendants, de pratiquer le langage - une autre manière d'être humain.

  • Un peintre perd, à la suite d'un accident, la perception des couleurs ; un chirurgien, atteint du syndrome de la tourette, est en proie à des tics compulsifs, sauf quand il opère ; une autiste, pour qui le monde humain est incompréhensible, se spécialise dans l'étude des animaux.
    Les personnes atteintes de tels troubles neurologiques ressemblent à des voyageurs traversant d'inimaginables contrées.
    Sept de ces voyageurs sont présentés ici. pour les comprendre, l'auteur est allé à leur rencontre, et a partagé, pendant un moment, leur vie.
    Les sept histoires qu'il relate sont paradoxales, car elles montrent que les troubles neurologiques ne sont pas seulement des maladies - ils ouvrent des mondes nouveaux, certes étranges pour l'expérience commune, mais où se réalisent d'autres richesses, seulement potentielles chez l'homme normal.
    Le peintre qui a perdu la perception des couleurs va créer un monde artistique monochrome, à la beauté insolite et profonde ; et l'autiste continuera à se heurter aux arcanes de la socialité humaine - mais en s'y sentant, nous dit-elle, " comme un anthropologue sur mars ".

  • Premier regard

    Oliver Sacks

    • Points
    • 28 May 1999

    Après une opération, Virgil qui se croyait définitivement aveugle depuis sa prime enfance, recouvre soudain la vue.
    Pour la première fois depuis quarante ans, il voit ! Pourtant, malgré ce véritable miracle, les choses ne sont pas aussi simples qu'on aurait pu le croire. Difficile, en effet, de se fier à sa vue quand on n'a jamais utilisé ce sens. Virgil est, en quelque sorte, un adulte qui découvre le monde avec les yeux d'un nouveau-né. Et cette expérience, aussi excitante soit-elle, draine avec elle son lot d'angoisses...
    La fiancée de Virgil, Amy, va alors devenir son initiatrice dans cette redécouverte du monde. Oliver Sacks a bâti cette " histoire paradoxale " à partir d'une étude clinique et a partagé, pendant quelques mois, la vie de Virgil et d'Amy.

  • Fasciné par les îles depuis son enfance, Oliver Sacks part en exploration dans le Pacifique à la recherche de l'île des achromates : à Pingelap, comme à Pohnpei, une communauté d'insulaires ne perçoivent absolument aucune couleur, vivent dans un monde en noir et blanc, ne différenciant les objets que par leur luminosité. Quelles causes assigner à ce trouble ? Ainsi qu'à la paralysie totale dont est atteinte une large partie des habitants de l'île de Guam depuis des générations sans qu'on en connaisse la cause ? Parcourant la jungle, où poussent les cycas, ces plantes poisons venues de la nuit des temps, Sacks tente de percer le mystère de ces îles et de leurs maladies endémiques. Chaque personne rencontrée, aveugle aux couleurs ou atteinte de Parkinson, est un monde que la maladie ne détruit pas mais construit, révélant une façon d'être humain inédite, surprenante et émouvante.

    A la fois carnet de voyage et detective story neurologique, ce livre s'interroge sur le mystère de ces îles et l'insolite complexité de la personne humaine : les unes ne sont-elles pas la métaphore de l'autre ?

    Sur commande
empty