• Un jardin dans la lune

    Nicolas Lenoir

    D'horizons en révélations, de fusions en divagations, les poèmes d'Un Jardin dans la Lune s'épanouissent comme autant de fruits inattendus d'une alchimie délicate entre rêve et réalité.
    Au gré des instants éphémères qu'ils évoquent, instants offerts par le hasard, l'amour et la contemplation, chacune et chacun, selon sa sensibilité, pourra s'évader à sa façon dans les images que lui dessinent ses propres rêves.
    Et il n'est pas impossible que ce voyage conduise dans le monde enchanté d'un jardin, et pourquoi pas... derrière la Lune.

    Durant les trente années passées, les hasards de sa vie professionnelle, autant que sa curiosité, ont amené Nicolas Lenoir à voyager, et parfois à séjourner, dans diverses régions du monde. Il y a goûté la diversité, la singularité et la beauté des paysages, des ambiances, autant que la richesse des gens et de leurs cultures.
    Et quand ce n'est pas avec ses pieds qu'il voyage, c'est au plaisir des lectures, du théâtre, de la musique ou des arts plastiques, qu'il satisfait son besoin d'évasion et de contemplation.
    Cette sédimentation d'impressions, comme les couches successives et les mélanges des pigments d'une peinture, alliée à un goût dévorant pour le dessin et l'écriture, l'amènent aujourd'hui à une première publication de poésie.

  • La Chanson d'Aiquin, longtemps tenue pour un rameau mineur, voire suspect, de la geste carolingienne, reste bien méconnue. Or la présente étude y découvre un système sémiotique servant une signification globale, originale et cohérente. L'auteur relance d'abord l'enquête sur les rapports d'Aiquin et de l'Histoire, dont il montre la complexité et l'intelligence, entre souvenirs réels de la période viking de la Bretagne et adaptation politique au contexte de la fin du XIIe siècle. Puis, utilisant et testant les outils d'analyse de la technique épique, il se livre à une étude systématique des formes de la Chanson (vers, laisse, formules et motifs), mettant en évidence les faiblesses, mais aussi les aspects singuliers, parfois raffinés, de son art narratif, rhétorique et lyrique. Enfin, une troisième partie conjoint étude des stéréotypes et approfondissement de l'interprétation, montrant qu'Aiquin exalte non seulement l'autonomie de la Bretagne, mais encore une morale du contemptus mundi finement instillée dans l'ensemble du poème.

    Sur commande
  • Dans un monde traversé de violence et de changements de toutes natures liés entre autres à notre vision à court terme du progrès, comment lancer une insurrection des consciences, quel sens donner à nos vies et comment agir ? Nicolas Hulot et Frédéric Lenoir, forts de leurs expériences riches et singulières, apportent ici un éclairage nouveau, pratique et spirituel sur les enjeux majeurs du XXIe siècle qui nous concernent tous.
    « Nous ne traversons pas un moment de crise anodin, nous vivons un moment décisif pour l'avenir de l'humanité. Comment s'extraire d'un système devenu fou et des logiques mortifères qui nous mènent à la catastrophe ? Nous avons chacun éprouvé combien les résistances au changement - en nous, comme dans le monde politique et économique - sont grandes. Nous avons vu la beauté de notre planète, la richesse de l'humanité, et nous avons souffert de les voir saccagées.
    Pourtant, comme tant d'autres, nous refusons de nous résigner.
    Un autre monde est à notre portée. Un monde fondé sur l'humilité, la sobriété et le partage. Un monde où les joies profondes seraient plus désirées que les plaisirs éphémères. Un monde plus équitable, plus fraternel, davantage relié à la Terre. Ce monde n'est pas une utopie. Nous pouvons tous contribuer à le faire advenir.
    Mais cela ne sera possible que par une révolution des consciences.
    C'est à cette conversion de notre esprit et de nos modes de vie qu'aimerait contribuer modestement ce livre, fruit du partage de nos réflexions et de nos expériences. ».

    Nicolas Hulot et Frédéric Lenoir

  • Figure emblématique de la Mission jésuite de Pékin, Joseph-Marie Amiot (1718-1793) contribua à faire connaître la Chine en Europe dans la seconde moitié du XVIIIe siècle par une abondante correspondance et de nombreux mémoires qui abordèrent des sujets aussi divers que les sciences astronomiques, la médecine et la philosophie.
    Si l'historiographie récente a surtout retenu l'apport du P. Amiot à l'étude de la musique chinoise et en a fait un des précurseurs de l'ethnomusicologie, on ignore généralement qu'il joua un rôle analogue à l'égard de l'ethnochorégraphie moderne dans la découverte des danses rituelles de cour. La présente publication s'articule autour de l'édition critique et de la reproduction d'une sélection de planches de deux manuscrits inédits datés de 1788 et de 1789.
    Tirés principalement d'un écrit de Zhu Zaiyu (1536-1611) et conçus comme un tout, ces textes constituent un des mémoires les plus volumineux jamais envoyés en Europe par les missionnaires. La recherche des sources du manuscrit entraîne le sinologue d'aujourd'hui dans le dédale de la littérature chinoise relative à la musique, à la poésie et à la danse. Ce mémoire l'invite aussi à replacer l'oeuvre d'Amiot dans le contexte d'une époque qui fut marquée par l'intérêt pour la philologie, le retour au passé et l'esprit critique.
    Un historique de la représentation des danses met par ailleurs en exergue l'originalité de la démarche de Zhu Zaiyu. Enfin, une comparaison entre le texte d'Amiot et les originaux chinois permet de mieux appréhender l'état d'esprit du jésuite qui rendit compte avec scrupule de la mentalité et de l'imaginaire chinois dans la description des chorégraphies.

  • René Girard et ses thèses radicales hantent le paysage intellectuel mondial. Cependant, du fait de la position marginale de leur auteur (décentré par rapport à ses propres études de chartiste, par sa position critique post-freudienne et post-lévi-straussienne, par sa position géographique et professionnelle américaine), ces fantômes peinent à prendre corps dans la recherche universitaire littéraire de notre pays.
    Depuis quelque temps, toutefois, Girard jouit enfin en France d'une certaine reconnaissance, et des penseurs de premier plan n'hésitent plus à dire l'influence qu'il a pu exercer sur eux et sur leurs travaux.
    Lecteurs anciens et passionnés de son oeuvre, H. Heckmann et N. Lenoir ont décidé de passer outre à l'étrange désintérêt que cet auteur, « médiéviste renégat », manifeste lui-même pour la littérature française du Moyen Âge et ont invité leurs collègues à tester ses hypothèses anthropologiques sur des échantillons variés de la littérature narrative des xiie et xiiie siècles. Publiant avec son autorisation l'adaptation scientifique d'un de ses deux articles sur le sujet et nonobstant la difficulté théorique que présente une telle entreprise, ils en proposent ici les premiers résultats.

    Sur commande
empty