• Après la première édition parue en 2008 aux éditions Hazan, les trois volumes réunis des Cent vues du Mont Fuji (avec reliure à la japonaise) sont à nouveau disponibles dans un coffret remanié, accompagné d'un livret explicatif qui retrace l'histoire technique et artistique des « Cent Vues », dont chacune est reproduite séparément avec les indications qu'elle comporte.

    Expression de son génie de dessinateur et d'observateur habité par la beauté multiple du monde, les trois volumes des Cent vues du Fuji gravés entre 1834 et 1840, constituent l'une des oeuvres les plus célèbres de Hokusai. Non seulement chaque composition - c'est-à-dire chaque page - est d'une inspiration renouvelée et surprenante, mais la force de l'amour quasi mystique qui lie l'homme et la montagne touche notre émotion et surprend nos conceptions esthétiques.

  • Le petit Tôkaidô de Hiroshige

    Nelly Delay

    • Hazan
    • 26 September 2012

    Dans les années 1830, Hiroshige fut l'auteur de plusieurs séries de gravures illustrant la célèbre route entre Tokyo et Kyoto qui inspira tant de scènes aux poètes et romanciers japonais.
    Réédition séparée sous étui du plus petit album consacré par Hiroshige à cette route: une reproduction en fac-simile qui figurait dans le coffret Hiroshige. Sur la route du Tokaido, lui-même accompagné d'un album montrant les autres types d'estampes traitant du même motif. L'ouvrage est accompagné d'un livret écrit par Nelly Delay expliquant l'origine et la fortune du thème d'inspiration que représente cette route et décrivant toutes les planches de l'album consacrées à autant de stations de cette célèbre voie de communication.

  • L'estampe japonaise

    Nelly Delay

    • Hazan
    • 31 October 2018

    Le Pont Nihonbashi, le Mont Fuji, et la nature toujours présente, les jeux de lumière et de transparence à travers les sudare, le théâtre Kabuki, les courtisanes des maisons vertes, les visages et le miroir... autant de thèmes qui sont source d'inspiration permanente pour les artistes de l'Ukiyo-e, à travers les siècles.
    Suivant une trame historique de la fin du xviie siècle jusqu'à nos jours, Nelly Delay explique la permanence de ces thèmes dans l'art de l'estampe. Elle décrit le contexte historique, culturel et social dans lequel cet art a vu le jour et évolué au cours des siècles et montre combien il est profondément ancré dans la civilisation japonaise.
    Elle explique les origines de l'estampe et la voie que des audacieux comme Moronobu et Kiyonobu ont suivie en réalisant les premiers bois pour des tirages exécutés en noir et blanc. Elle montre comment les artistes du xviiie siècle et leurs estampes de brocart - et parmi eux Harunobu, qui eut le premier l'idée d'utiliser toutes les possibilités de la couleur - permirent à l'Ukiyo-e d'accéder par la suite à un véritable âge d'or : Utamaro, éternellement inspiré par les femmes, Sharaku et les visages d'acteurs, Hokusai, le « fou du dessin », Hiroshige et la nature, Kuniyoshi et ses thèmes fantastiques, Toyharu, Shiba Kokan et bien d'autres...
    Si le livre suit un plan chronologique qui s'impose sur pareil sujet, l'auteur établit toutefois des comparaisons entre artistes d'époques très différentes afin de faire percevoir l'art de l'estampe hors du temps, au-delà des oeuvres et des écoles. L'originalité et l'abondance de l'iconographie, la richesse des informations rassemblées au fil des chapitres et la diversité des thèmes abordés font de ce livre, très illustré et vivant, un précieux guide du Japon traditionnel. Le style adopté le rend accessible à un large public alors que l'importance des annexes - où sont présentés notamment les étapes de fabrication, les cachets de censeurs et d'éditeurs, les signatures des artistes, les formats, les techniques et les couleurs - en fait un outil scientifique appréciable par les spécialistes, les collectionneurs et les amateurs avertis.

  • Ambiguïté du chat, que les plus grands peintres des dynasties chinoises ont associé au parfum des pivoines, au chatoiement de la soie, et qu'au Japon les dames de la cour impériale retenaient précieusement d'un souple ruban rouge ; chat que tout destine à la douceur et à la beauté, et qui brusquement tue...
    Mensonge, hypocrisie ? Non, le chat est du ciel autant que de l'enfer ; il sort la nuit avec les fantômes et les mutants, il devient femme, il parle avec une voix humaine.

  • Temps cyclique de l'antique religion shintô ou fulgurance du zen ; pause suspendue du théâtre nô, créant l'attente de ce qui va suivre ; énergie noire du trait calligraphique comme la trace d'un rythme corporel. Le temps au Japon n'est pas cette durée continue dans laquelle viendrait s'imprimer notre expérience : éternel présent voué à l'éphémère, il a l'intensité de ce qui n'aura jamais plus lieu. Ce sentiment du temps trouve sa parfaite expression dans l'art de l'ukiyo-e. En ces estampes et ces peintures du « monde flottant », s'épanouit la pathétique beauté des choses appelées à disparaître.

  • Hokusai en 15 questions

    Nelly Delay

    • Hazan
    • 31 October 2018

    Cet ouvrage simple et didactique explique en quinze questions l'art de Katsushika Hokusai (1760 1849), l'artiste le plus célèbre de son temps, un fou de dessin comme il aimait à se définir, un virtuose de tous les styles et de toutes les techniques, inventeur d'une oeuvre monumentale composée de peintures, dessins, gravures, livres illustrés.
    Car Hokusai, l'homme aux plus de 120 noms, est plusieurs artistes à la fois. Dans la culture japonaise, le nom est comme une peau que l'on quitte quand s'ouvre un nouvel âge. On retiendra six noms, donc, pour six périodes principales qui découpent et caractérisent son insatiable quête  : tour à tour peintre du Japon au quotidien, à l'époque Edo, peintre du fantastique et des esprits, Hokusai est aussi l'auteur et l'illustrateur de nombreux livres, l'inventeur des Mangas. Mais c'est par le paysages que s'est illustré avec le plus d'éclat son génie, laissant une empreinte décisive dans l'histoire de l'estampe. Influencé très tôt par les artistes occidentaux, toujours soucieux de saisir le principe des choses, l'artiste mêle la minutie à la maîtrise des effets et donne à ses illustres estampes l'ampleur d'une méditation.
    Vers 1830, Hokusai s'empare de la montagne sacrée, le Mont Fuji, et lui rend un véritable culte, notamment dans son chef-d'oeuvre, les Trente-six vues du mont Fuji, qui place le maître au sommet de son art. Car jusque dans ses dernières oeuvres, qui subliment la nature, Hokusai a exercé son talent d'observateur du monde pour être toujours et encore en quête de l'absolue perfection.
      « Depuis l'âge de six ans, j'avais la manie de dessiner les formes des objets... mais je suis mécontent de tout ce que j'ai fait avant l'âge de soixante-dix ans... à quatre-vingt-dix ans, j'arriverai au fond des choses... et à l'âge de cent dix, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant.
      Ce petit livre pédagogique explique en quinze textes concis et clairs la portée décisive de l'oeuvre. Il est le «  que sais-je  » idéal pour comprendre Hokusai.
     

  • Le japon eternel

    Nelly Delay

    S'il est un trait caractéristique de la civilisation japonaise à travers les âges, c'est bien sa fascination pour la nature éphémère du monde et son constant renouvellement.
    " rien ne meure, tout devient ". cette maxime zen s'adapte aussi à la recherche du plaisir dans l'instant, vers quoi tend l'ukiyo-e, cet art de l'époque edo attaché à fixer les images d'un monde " éphémère et mouvant ". les palais, les monastères étaient faits de bois et de papier comme les plus simples demeures. la terre, la paille du riz, le tronc des bambous étaient aussi précieux que le laque et la soie.
    Dans la cérémonie du thé ou dans le rituel du tir à l'arc, chaque geste doit ouvrir à la conscience de soi et du monde. de cette relation entre l'intime et l'extérieur témoigne aussi l'ordonnance des jardins, régie par la nécessité d'apprivoiser les kami esprit de la nature. aujourd'hui encore, le japon, tel que nous le présente nelly delay, est fidèle à toutes ces traditions, il est éternel dans son culte de la beauté.

  • Dans les années 1830, Hiroshige fut l'auteur de plusieurs séries de gravures illustrant la célèbre route entre Tokyo et Kyoto qui inspira tant de scènes aux poètes et romanciers japonais. Ce coffret contient le fac-similé du petit Tôkaidô, jamais reproduit jusqu'ici, la description des 53 stations décrites par l'artiste dans une plaquette, ainsi qu'un album comparatif où sont reproduites d'autres variantes de ces stations provenant de différentes séries de format varié. C'est toute une culture et toute une civilisation qui défilent sous nos yeux par cette route et ses ponts, paysans, pêcheurs, passants attardés sous l'averse, aubergistes, porte-faix, soldats, seigneurs, marchands de toutes pratiques avec un sens du mouvement et du détail très pittoresque.

  • c'est l'âme secrète du japon que nous livrent les peintures de soleil rouge ; et ce sont les clefs d'un univers mystérieux.
    fugitif et fragile que nous tend nelly delay au travers de cette anthologie singulière. des tombeaux du kofun de takehara aux temples shintô du mont kova, des "maisons vertes" des courtisanes aux scènes du théâtre kabuki, des paysages chers à hokusai aux jardins zen, la peinture est partout, dans tout ce qui vit, hors des limites du temps et de l'espace. le japon est là, dans la richesse des détails, dans la finesse des traits, dans sa beauté fugace et cependant éternelle.
    cet art dévolu à fixer les images d'un monde "éphémère et mouvant ", nelly delay s'emploie à l'évoquer, à l'écart des courants et de la stricte chronologie. elle donne ainsi à percevoir et à comprendre ce génie qui, libéré de la matrice chinoise traditionnelle - stimulante et respectée depuis des siècles -, a évolué en s'autorisant des audaces qui, aujourd'hui encore, nous semblent modernes, au point d'avoir inspiré l'art d'un pollock ou d'un alechinsky.

  • Au XVIe siècle, le Japon semblait figé pour l'éternité. L'empereur vit à Kyoto, entre temples et palais, dans un monde qui se veut immuable. Or, le choc se produit, en 1590, lorsque le shogun Tokugawa Ieyasu - le véritable maître du pays - décide de quitter la capitale, s'installe à Edo (l'actuelle Tokyo) et donne ordre à tous ses vassaux d'y édifier leurs demeures. Ces travaux drainent vers Edo nombre de commerçants, d'ouvriers, d'artisans et d'artistes. Cette classe nouvelle de chonin, les gens de la ville, s'enrichit considérablement. Mécènes, ils vont commanditer un art nouveau, l'ukiyo-e, qui s'exprime avant tout par l'estampe : les sujets sont empruntés à la vie quotidienne, aux scènes de rues foisonnantes d'activités, au théâtre nouveau, le kabuki, aux «maisons vertes», qui abritent les plus belles courtisanes, célèbres par leur beauté autant que par leurs dons de musiciennes et de danseuses.

  • En 1834, à Edo, un jeune peintre, Hiroshige, publie un recueil d'estampes illustrant les cinquante-trois stations de la route du Tôkaidô, reliant la capitale du Japon à Kyotô. C'est immédiatement un véritable succès. Trois ans plus tôt, le maître Hokusai avait fasciné avec ses « Trente-Six Vues du mont Fuji ». Tous deux renouvellent l'art de l'ukiyo-e - ces « images du monde flottant » presque exclusivement dédiées aux courtisanes, scènes érotiques et acteurs de kabuki -, par leurs estampes consacrées au seul paysage.

    Hiroshige n'hésite pas à parcourir à de multiples reprises la route du Tôkaidô, pour mieux représenter sites fameux et scènes de genre prises sur le vif. Dans ses innombrables estampes, où se conjuguent réalisme et poésie, il célèbre à la fois les plaisirs fugitifs de la vie et la nature. Les saisons, les heures du jour et du soir et les intempéries - brume, orage, vent, neige et pluie - prennent vie sous son pinceau ; hommes et nature y sont en parfaite harmonie.

    Au fil du temps, le peintre, faisant fi des limites de la gravure sur bois, déploiera des trésors d'innovation. Ses cadrages inédits enthousiasmeront les collectionneurs européens portés par la vogue du japonisme, au premier rang desquels figurent Vincent van Gogh et Claude Monet.

empty