• La présence du christ en afrique noire, l'ambiguïté de l'action missionnaire, le problème de l'universalité du message chrétien, ce sont là les questions graves auxquelles mongo béti s'affronte dans ce roman oú la puissance de la vision et la création de figures romanesques inoubliables (tel le r.
    P. drumont) sont à la mesure de l'exigence réaliste et de la verve critique.
    Le pauvre christ de bomba, ou la passion sans rédemption d'un témoin d'un dieu qui n'était pas noir.

  • Mongo Beti (1932-2001), écrivain camerounais, est connu pour ses romans, qui ont joué un rôle important dans la prise de conscience du colonialisme et dans la lutte contre celui-ci.
    Publié en 1972 par les Éditions François Maspero, Main basse sur le Cameroun était un réquisitoire contre les crimes du président Ahidjo, dictateur du Cameroun par la grâce du néocolonialisme français. Son but fut largement atteint, semble-t-il, puisque le livre fut interdit, saisi, l'éditeur poursuivi, et l'auteur l'objet de multiples pressions et menaces.
    Sa réédition, en 1977, dans une version revue, était encore d'une actualité brûlante à l'heure de l'intervention française au Zaïre. Mongo Beti montre en effet que les anciennes colonies d'Afrique occidentale française et d'Afrique équatoriale française, formellement indépendantes depuis les années 1960, n'en sont pas moins restées étroitement contrôlées par la France.
    Trente ans plus tard, ce livre reste un document historique majeur, indispensable pour comprendre les évolutions ultérieures de la « Françafrique ». Une préface inédite, d'Odile Tobner, présidente de Survie, retrace l'histoire mouvementée de ses différentes éditions

  • « Le Rebelle, titre choisi par l'éditeur, comporte trois volumes qui relatent une douloureuse traversée du siècle, faite d'indignation perpétuelle, d'insolence et de compassion. Ce Prométhée camerounais, cette "fraction saine de notre cerveau malade", pour reprendre l'heureuse expression de l'écrivain guinéen Tierno Monénembo, nous lègue le feu... Que ces pages enflammées éclairent notre époque trop souvent baignée dans une lumière grise. »
    Boniface Mongo-Mboussa.

  • Sous ce titre choisi par l'éditeur paraîtront trois volumes - le deuxième tome est prévu fin 2007 et le troisième début 2008 - regroupant les innombrables articles écrits pendant cinquante ans par Mongo Beti - cet immense écrivain qui est au roman africain ce que Léopold Sédar Senghor fut à la poésie.
    Dans un style alerte, percutant, Beti - dont le ton et les préoccupations évoquent tour à tour Socrate, Voltaire, Sartre ou Aimé Césaire - s'en prend sans autocensure aucune aux pouvoirs institués et prône la lutte anticoloniale en vue de l'émancipation du monde noir. Mais, s'il critique avec autant d'insolence que d'acuité les fameux accords de la " Françafrique ", s'il n'hésite pas à s'en prendre aux hommes politiques comme aux acteurs du monde culturel, il dénonce tout autant le discours anti-français en Afrique que le discours anti-africain en France...
    Dans cette traversée politique et culturelle du demi-siècle, chaque pensée de Mongo Beti a tout du pavé dans la mare.

  • « Le Rebelle, titre choisi par l'éditeur, comportera trois volumes - le troisième tome est prévu en janvier 2008 - qui relate une douloureuse traversée du siècle, faite d'indignation perpétuelle, d'insolence et de compassion. Ce Prométhée camerounais, cette "fraction saine de notre cerveau malade", pour reprendre l'heureuse expression de l'écrivain guinéen Tierno Monénembo, nous lègue le feu... Que ces pages enflammées éclairent notre époque trop souvent baignée dans une lumière grise. » Boniface Mongo-Mboussa.

  • Depuis le début des années 2000, l'empire postcolonial de la France en Afrique n'en finit pas de se décomposer : concurrencée par d'autres puissances, contestée par une jeunesse révoltée, la « Françafrique » semble bien avoir vécu. Mais son empreinte séculaire se fait toujours sentir, et les discours nostalgiques expliquant « comment la France a perdu l'Afrique » n'aident guère à comprendre les drames qui déchirent aujourd'hui le continent. Le cas du Cameroun, dirigé depuis 1982 par l'inamovible obligé de l'Élysée Paul Biya, est à cet égard exemplaire. D'où l'importance de lire ou relire ce livre du grand écrivain et militant des libertés Mongo Beti, initialement paru en 1993. Celui-ci n'a rien perdu de son actualité, comme l'explique dans une préface inédite sa veuve Odile Tobner, qui a poursuivi, à la tête de l'association Survie, le combat longtemps partagé avec son mari. Mongo Beti livre ici le récit de son retour dans son village natal, au sud du Cameroun, après plus de trente ans d'exil. Un récit concret, passionnant, qui part de la vie quotidienne des femmes et des enfants dans la brousse, se poursuit dans les grandes villes rongées par le chômage et la misère, et se termine par une mise en cause radicale de la corruption des élites trop longtemps tenues à bout de bras par l'État français pour maintenir son rêve de grande puissance.

  • L'histoire du fou

    Mongo Béti

    • Julliard
    • 25 October 2002

    Avec verve, Mongo Beti dresse le constat désabusé mais grinçant d'une république africaine comme on en connaît tant. L'Histoire du fou est plus qu'un roman, une fable philosophique, un conte plein de sagesse où le merveilleux rejoint parfois la réalité

  • Branle-bas en noir et blanc

    Mongo Béti

    • Julliard
    • 13 January 2000

    Vous retrouverez ici les inoubliables personnages de Trop de soleil tue l'amour et, plus particulièrement Eddie, l'avocat roublard devenu détective privé ainsi que Georges, l'aventurier français aux motivations obscures.

    Lancés à la poursuite de la sublime Bébête dont la disparition reste incompréhensible, nos deux héros affrontent sans frémir malhonnêtes et corrompus, pédophiles et barbouzes, sbires du pouvoir et adeptes de la magie noire.
    Sous la farce et la démesure de cette aventure échevelée, Mongo Beti dresse un portrait lucide d'une Afrique flamboyante et naufragée. Refusant les poncifs néo-coloniaux et tiers-mondistes que les peuples d'Afrique traînent derrière eux comme une malédiction, il met en scène un monde exubérant qui chaque jour invente l'art de survivre.

  • Mongo beti, écrivain camerounais, est connu pour ses romans, notamment ceux des années 1950 (ville cruelle, sous le pseudonyme d'eza boto, le pauvre christ de bomba), qui ont joué un rôle important dans la prise de conscience du colonialisme et clans la lutte contre celui-ci.
    Publié en 1972 par les éditions françois maspero, main basse sur le cameroun était un réquisitoire contre les crimes du président ahidjo, dictateur du cameroun par la grâce du néocolonialisme français. son but fut largement atteint, semble-t-il, puisque le livre fut interdit, saisi, l'éditeur poursuivi et l'auteur l'objet de multiples pressions et menaces. sa réédition, en 1977, dans une version revue, était toujours d'une actualité brûlante à l'heure de l'intervention française au zaïre.
    Mongo beti montre en effet que les anciennes colonies d'afrique occidentale française et d'afrique équatoriale française, formellement indépendantes depuis les années 1960, n'en sont pas moins restées étroitement contrôlées par la france. un document historique majeur, indispensable pour comprendre les évolutions ultérieures de la " françafrique ".

  • Quoi qu'en disent les radotages de vos théoriciens tiers-mondistes, Monsieur le Président de la République française, quoi qu'en disent les ethnologues d'un autre âge qui s'empressent autour de vous et assurent vous livrer l'âme noire toute nue, un peuple déshérité ne saurait transformer son présent ni conquérir son avenir sans élever la voix et même frapper du poing sur la table.

    Dans les dispositions de l'Elysée à l'égard de l'Afrique, rien n'a changé ; c'est toujours le même choix, en faveur des dictateurs, contre les peuples. Les espérances politiques de nos peuples ont été le plus souvent soit trahies, soit mystifiées.

    Les pouvoirs franco-africains organisent donc le vide, le silence morose, le côtoiement des individus, des groupes, des catégories, des ethnies, jamais leur dialogue et leur interpénétration, en un mot l'obscurantisme. Broyés par des institutions culturelles dont la fatalité est de nous aliéner, nous prétendons créer une littérature qui soit l'expression authentique de notre moi collectif.

    Si les Français se bouchèrent jadis les oreilles, quand nous tentions de leur conter l'histoire somme toute fade de notre résistance sous la colonisation, niant que celle-ci ait jamais eu le visage que nos plumes perverses s'obstinaient à tracer, que feront-ils a fortiori lorsque nous en viendrons fatalement à conter l'histoire atroce de trente ans de néo-colonialisme ?

    Il faut nécessairement que nous la racontions, cette histoire-là. A nos enfants d'abord, parce que c'est un devoir de se transmettre de génération en génération les histoires sans lesquelles il n'y a pas d'histoire ni de mémoire collective.

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