• On n'a jamais autant parlé de rhétorique qu'aujourd'hui. Plaire, séduire, convaincre, argumenter, charmer, raisonner, en sont les maîtres mots. De la politique à la publicité, de la théorie littéraire à l'analyse du discours, il n'est de domaine qui n'ait été renouvelé par le « tournant rhétorique » qui s'est emparé des sciences humaines.
    Aujourd'hui, il faut trouver une unité à ce champ aux multiples aspects, ainsi qu'à tous les usages qui en sont faits.
    Dans une confrontation permanente entre la théorie et la pratique, Michel Meyer met en lumière les lois fondamentales qui régissent la rhétorique. Il donne à comprendre les mécanismes de la rhétorique à laquelle nous sommes tous soumis, afin de nous prémunir de la manipulation.

  • Plus que jamais, les lignes de facture qui constituent une Allemagne méconnue méritent écoute et interprétations imaginatives. Pour que soient captés les secrets, grandeurs et servitudes d'une créativité religieuse, spirituelle, philosophique, littéraire, musicale, artistique et scientifique rituellement inépuisable.
    Michel Meyer, né du côté français de la « Ligne bleue des Vosges », à portée de jumelles du Rhin - désormais lien franco-allemand bien plus que frontière - était l'auteur tout désigné pour explorer ce pays. Une tâche que facilite sa longue immersion de correspondant en Allemagne pour la télévision et la radio, avec, au plus fort de la guerre froide, son regard sur les pays du bloc de l'est et l'espace scandinave.
    De Konrad Adenauer à Karl Lagerfeld, de Mme de Staël à Karajan, de Louis II de Bavière au Mur de Berlin, de Luther aux frères Grimm, de Marienbad à Auschwitz, Michel Meyer nous invite à découvrir « son » Allemagne.

  • Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, à Berlin, le monde a changé de visage. Le « mur de la honte » s'est effondré sans combat. Et la guerre froide de s'achever, et l'URSS d'exploser...
    Ce livre raconte les manoeuvres, les tractations, les intrigues qui ont mené à ce basculement. Pourquoi l'URSS n'a-t-elle pas réagi comme par le passé ? Quelle a été l'action... ou l'inaction de Mikhaïl Gorbatchev ? Contre quelle redoutable conjuration de cavaliers de l'Apocalypse une Raïssa Gorbatcheva, par exemple, a-t-elle dû lutter pour retenir le bras armé du maître du Kremlin ?
    Sur le devant de la scène ou en coulisses, quel a vraiment été le rôle de chacun des acteurs ?
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    À la manière d'un thriller, cette enquête historique inédite révèle la partie de poker stratégique d'une rare perversité qui, du printemps 1987 à l'automne 1990, a mobilisé les grands fauves de la géopolitique et du renseignement soviétiques, allemands et anglo-saxons. Avant, pour ainsi dire par inadvertance, de provoquer l'impensable, la fin de l'Empire soviétique.

  • Qu'est-ce que le questionnement philosophique ? Si philosopher, c'est questionner, comme le soutient l'auteur dans le présent ouvrage, tout questionnement n'est pas pour autant philosophique. Mais seul le questionnement radical « où on ne peut présupposer aucune réponse préalable ». Le questionnement devient ainsi le point de départ de toute philosophie ; questionnement qui n'a pourtant jamais été questionné lui-même dans l'histoire de la philosophie. Il ne s'agit alors pas seulement de s'interroger sur ce refoulement, mais aussi sur le couple « question-réponse » comme problème philosophique par excellence, autrement dit, de repenser en profondeur la tâche propre à la philosophie, et donc la philosophie elle-même.
    Avec des extraits de textes d'Aristote et Hans-Georg Gadamer.

  • Le théâtre est, avec l'épopée, la plus ancienne forme de littérature en Occident. Son but est de créer de la distance avec des situations problématiques, liées au pouvoir, au divin, aux dilemmes moraux, afin de permettre au spectateur de faire le bon jugement sans se sentir directement impliqué. Michel Meyer envisage toutes les théories du théâtre, à commencer par celle d'Aristote, qui se sont succédé jusqu'à aujourd'hui et les confronte à l'histoire même du théâtre. Eschyle, Sophocle, Euripide, Aristophane, Marlowe, Machiavel, Shakespeare, Racine et le théâtre classique français, le théâtre baroque espagnol, le romantisme, le réalisme, d'Ibsen à Tchekhov et à Pirandello, comme le théâtre de l'absurde, avec Ionesco, Beckett ou Sartre, tout est étudié, articulé, et remis en perspective. La rationalité dans l'histoire du théâtre est clairement mise en évidence, sans jamais négliger ce que le théâtre doit ou apporte aux autres arts les plus proches, comme l'opéra.
    Avec des textes d'Aristote et de Hans-Thies Lehmann.

  • L'auteur pose à nouveau frais la question de ce qu'est la philosophie. Une question aussi vieille que la philosophie elle-même. Au travers du tableau dressé de l'état de la philosophie, de ses questions ultimes et de ses origines, mais aussi de sa méthode et de son argumentation, ou encore de son rapport à l'art, la religion et les sciences, comme de toutes les autres questions abordées ici par l'auteur (la métaphysique, la réalité, le sujet, la politique, la morale, l'homme, etc. ), il ressort en effet que la philosophie elle-même est essentiellement recherche, ou quête : la philosophie est questionnement radical. Ce questionnement, en tant que tel, est toutefois resté non questionné dans l'histoire de la philosophie.

  • La problématologie

    Michel Meyer

    La problématologie est une philosophie nouvelle. Centrée sur le rôle fondateur du questionnement, elle est aussi profondément contemporaine, dans un monde où tout, ou presque, est devenu problématique et susceptible de se voir remis en question. De la métaphysique à l´art, de la littérature à la science, de la morale à l´étude du raisonnement quotidien, rien n´échappe aux lois de l´interrogation.
    Mais ces lois, quelles sont-elles ? Et surtout, quelle unité de la pensée et de la raison se dégage d´une approche désormais enracinée autant dans les questions que l´on pose que dans les réponses que l´on propose ? Tel est l´enjeu qui traverse la problématologie.

  • L'ambition de ces Principia Rhetorica est, notamment, de « développer une vision générale, cohérente et articulée, qui mette en lumière la réelle unité de la rhétorique à partir de principes clairs et évidents ».
    (M Meyer)


  • enfin, en ce début de millénaire, un vrai philosophe, un philosophe qui a déjà une oeuvre derrière lui, un travail qui vise à refonder la pensée, michel meyer, dirige sa réflexion vers le théâtre et nous livre un essai qui fera date : le comique et le tragique.
    michel meyer n'écrit pas seulement une histoire du théâtre mais une histoire de notre civilisation. si la scène est bien ce lieu oú une société s'observe et se réfléchit, il y a des époques sans la moindre remise en question, donc des époques sans théâtre, et des époques d'intense questionnement, donc des époques de grand théâtre. le théâtre serait le fruit des temps qui voient l'histoire s'accélérer et les repères s'effacer.

    on n'en finira pas de rapporter les trésors d'intelligence que contient ce livre qu'il faut lire et déjà relire. il vous donnera des angles nouveaux, des envies de sorties, de lectures, de découvertes et de redécouvertes (pour ma part, je me suis replongé dans l'oeuvre gigantesque d'ibsen). il me paraît difficile de prétendre s'intéresser au théâtre sans consacrer des heures enrichissantes à cet essai, qui, loin du recueil d'anecdotes ou du traité doctrinaire à quoi se limite généralement la littérature sur le théâtre, offre la profondeur d'une réflexion philosophique.
    (eric-emmanuel schmitt).

  • De la problématologie

    Michel Meyer

    La problématologie est devenue au fil du temps le nom d'une nouvelle manière de penser, révélant une nouvelle philosophie, recouvrant autant la métaphysique que l'analyse de la science ou du langage. Elle s'est imposée comme une nouvelle vision de la raison et de son histoire dont l'unité n'est plus le jugement mais la réponse et sa question. C'est l'articulation des deux qui forme le nouveau socle de la raison, comme du rapport au monde, à soi et aux autres. Cet ouvrage publié il y a une vingtaine d'années est republié augmenté d'une préface inédite par l'auteur. Il constitue une réponse au relativisme de notre époque.

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  • Pour une histoire de l'ontologie

    Michel Meyer

    • Puf
    • 24 December 1998

    "La philosophie se définit-elle par la question de l'être ? Un être hors d'atteinte de la raison, faisant de la pensée comme discours rationnel un discours en crise, une préoccupation qui s'occulte à elle-même son manque de fondation. Un leurre une illusion ou une fiction diront même certains, la métaphysique serait le nom d'un échec ou d'une prétention, d'un embarras, celui qui est le nôtre en cette fin de siècle où l'on voit les valeurs et la rationnalité minées de l'intérieur, les unes reprises par les religions, les autres réinterprétées et simplifiées par les sciences.

    La philosophie échoue à se penser comme inaugurale dès lors qu'elle laisse dans l'ombre ce qui la met en mouvement : le questionnement radical qui conditionne toute réponse et dont la réflexion devrait coïncider avec la première de toutes.

    Le but de cet ouvrage est de mettre en évidence de Platon à Heidegger, les apories de l'ontologie. Il s'agit de repenser ce que l'ontologie empêche depuis toujours et de voir pourquoi l'épuisement de ses possibles oblige à se pencher sur les conditions du dépassement.

    ... Un emétaphysique qu'il s'agit moins aujourd'hui de déconstruire pour pérenniser l'impossibilité de la métaphysique en général que de dépasser pour vivre le contemporain de façon nouvelle, tel qu'il s'impose à la pensée de le penser." Texte de couverture

  • On n'a jamais autant parlé de rhétorique qu'aujourd'hui. Plaire, séduire, convaincre, argumenter, charmer, raisonner, en sont les maîtres mots. De la politique à la publicité, de la théorie littéraire à l'analyse du discours, il n'est de domaine qui n'ait été renouvelé par le " tournant rhétorique " qui s'est emparé des sciences humaines.
    Aujourd'hui, il faut trouver une unité à ce champ aux multiples aspects, ainsi qu'à tous les usages qui en sont faits.
    Dans une confrontation permanente entre la théorie et la pratique, cet ouvrage met en lumière les lois fondamentales qui régissent la rhétorique. Il donne à comprendre les mécanismes de la rhétorique à laquelle nous sommes tous soumis, afin de nous prémunir de la manipulation.
    Successeur de Perelman à la Chaire de Rhétorique de l'Université libre de Bruxelles, Michel Meyer est notamment l'auteur de Questionnement et historicité (PUF, 2000).

  • La différence est partout.
    Notre monde actuel nous confronte sans cesse à elle. mais n'en a-t-il jamais été autrement ? d'où la question : existe-t-il une grammaire de la différence entre les individus, les groupes, les époques, qui puisse servir de clé aussi bien à l'histoire qu'à la géographie ? la différence est nécessaire aux groupes humains comme aux individus, mais elle leur est tout aussi insupportable dans leur identité même.
    Comment vivre avec, puisqu'on ne peut vivre sans ? les différences opposent d'abord l'homme avec lui-même, avec le réel, avec la société. les divisions ne manquent pas. de l'inconscient, qui la refoule, à l'art, qui l'exalte, ou à la religion, qui promet de la surmonter malgré la mort, la différence ne cesse de poser problème. on trouvera dans ce livre aussi bien une nouvelle esthétique qu'une approche originale de la morale, qui nous plonge dans les profondeurs du christianisme, du judaïsme et des religions orientales dans leur traitement de la différence.

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  • Langage et litterature

    Michel Meyer

    • Puf
    • 11 September 2001

    Philosophie, économie, histoire, sociologie, littérature, histoire de l'art, psychanalyse ... autant de sciences humaines qui délimitent les champs du savoir. Autant de disciplines fondamentales présentes de bout en bout dans la collection "Quadrige", à travers les plus grands auteurs, les plus grands titres, les plus grands textes. Quadrige : des ouvrages d'hier et d'aujourd'hui qui sont aussi des textes pour demain.
    La collection se divise en quatre sections : -- Références (dictionnaires, histoire générale ...) jaune pantone 116 -- Textes (Bachelard, Bergson, Durkheim ...) rouge 2718 -- Essais (Laplanche, Levinas ...) bleu 2728 -- Manuels (Ellul, Denis ...) vert green c .

  • Le destin de Lou Andreas Salomé, fille rebelle d'un général tsariste, qui fut la compagne de route des plus grands esprits de son temps : Friedrich Nietzsche, Rainer-Maria Rilke, Sigmund Freud. La vie d'une femme moderne, conjuguant coup d'éclats mirobolants, rebellions farouches, rencontres providentielles, idylles amoureuses et félicités dramatiques.

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  • Les passions agitent les hommes depuis toujours, et pas seulement les philosophes. Il n'empêche que tout le monde aimerait vivre une grande passion. Mais cela fait peur, car la passion emporte et embrase, bouleverse et brise. Elle fait peur aux autres, qui se sentent exclus ou qui y voient le comportement incontrôlable par excellence. On pense aux foules qui descendent dans la rue, protestant et réclamant vengeance, menaçant les pouvoirs établis pour exiger des changements que les intéressés n'ont évidemment absolument aucune intention de leur concéder. Les passions prennent ainsi de multiples visages. Le livre qu'on va lire a pour ambition de faire le point sur leur évolution et d'en suivre les méandres à travers l'histoire. C'est un ouvrage où le philosophe va rencontrer le psychologue, et le sociologue écouter le politique.

  • Ce livre est l'un de ces traités de philosophie comme il n'y en a plus eu depuis plus d'un demi-siècle : une synthèse des savoirs et un renouvellement des principes de la philosophie, ce qui de nos jours est une nécessité.
    Avec la liberté c'est le problème de l'Autre qui surgit. Meyer montre que cette altérité s'enracine au départ en chacun avec l'idée du corps donc, à terme, de la mort. La religion répond à cette question, comme le droit répond à la question de l'Autre qui n'est pas soi et l'économie à l'Autre qui est chose.
    Le livre de M. Meyer se présente ainsi comme une véritable synthèse des problèmes ultimes de la philosophie : Soi, le Monde et Autrui. Que ce soit la morale ou l'art, la religion ou le droit, la science ou toutes les questions que l'homme se pose sur lui-même de façon immédiate, rien n'est laissé de côté dans cet ouvrage qui, par delà les synthèses, bouleverse les façons de penser héritées du XXe siècle.
    Michel Meyer enseigne à l'Université de Bruxelles, où il a succédé à Chaïm Perelman en 1982 à la Chaire de Rhétorique. Il a été professeur invité à la Sorbonne, à Nanterre et à Berkeley. Fondateur de la problématologie, philosophie mettant le questionnement au fondement de la pensée, il est l'auteur de nombreux ouvrages traduits dans une dizaine de langues.

  • L'Europe actuelle est née du souvenir de la Rome antique, cette mosaïque de nations qui furent unies par une même culture, dans un territoire aussi vaste qu'aujourd'hui. L'architecture, la peinture, la sculpture, mais aussi la littérature ont servi de langage commun, de l'Espagne à la Turquie en passant par l'Afrique du Nord. Un forum, un aqueduc, un amphithéâtre, une villa romaine, s'ils semblent ne rien avoir de commun, traduisent pourtant une cohérence et une unité qui mérite qu'on s'y arrête. Michel Meyer nous offre ici une synthèse inégalée sur l'art romain, la première en français depuis plusieurs décennies. Il montre les correspondances entre une cité et une villa, un palais impérial et un forum, un temple et une ville. À Rome, la sculpture va acquérir un statut sans égal dans le monde antique. Elle ne vise plus à représenter les dieux, mais les ancêtres et, en général, les grands de ce monde. Quant à la peinture, elle est, par la richesse souvent énigmatique de ses thèmes, l'invention de la perspective ou l'harmonie de ses couleurs, unique dans l'histoire de l'Occident, bien avant que celui-ci ne subisse l'influence du christianisme pendant deux mille ans. Michel Meyer montre ainsi que l'art romain est d'une originalité rare, et qu'il est à bien des égards une excellente voie d'approche pour comprendre cette civilisation qui est l'ancêtre de la nôtre. Il nous en donne une lecture philosophique, historique, esthétique, sociologique et politique d'une rare systématicité et d'une grande clarté. Un livre indispensable pour tous ceux qui s'intéressent à Rome et désirent comprendre ce que ses pierres, ses musées, ses temples et ses stades veulent nous dire, par-delà les ruines qui en restent les traces les plus grandioses, mais aussi les plus mystérieuses.

  • Depuis l'enfance, on nous a habitués à de belles histoires, où les gentils finissaient par triompher des méchants. Or, dans la vie réelle, c'est rarement le cas, comme le prouve cette histoire. Il s'agit d'une femme, qui après avoir hérité des affaires de son père, s'avère incapable de les gérer, comme il le lui avait prédit. Voulant toujours garder la main, elle ne renonce à aucun coup bas, à aucun complot, pour asseoir son pouvoir sur son entourage, quel qu'en soit le prix. Michel Meyer nous offre ici son premier roman, qui va à contre-courant des tendances de la littérature actuelle.

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  • L'Histoire s'accélère aujourd'hui à un rythme inégalé. Jamais les réponses d'hier, ou même d'aujourd'hui, n'ont semblé à ce point problématiques à ceux qui les vivent, et parfois en souffrent. Mais à quelle logique répond cette historicité qui est notre lot quotidien ? Si l'Histoire ne répond à aucune finalité ultime qu'on puisse dégager, contrairement à ce que pensaient Hegel et Marx, est-ce à dire que rien ne peut expliquer les variations historiques ? L'Europe connaît actuellement une grande crise, voire un déclin, provoqué par les deux guerres mondiales. La démographie, l'inventivité, la mort des élites, la compétitivité, la création, tout semble faire question. Connaîtrons-nous le même destin que celui de la Grèce, après les guerres fratricides décrites par Thucydide ? Ou celui de l'Europe centrale après la guerre de Trente Ans ?
    Tout cela pose la seule vraie question : qu'est-ce que l'Histoire ?
    Le livre de Michel Meyer permet, grâce à la philosophie du questionnement qui lui est associée (la problématologie), de fonder une nouvelle approche de l'Histoire et d'analyser les gouffres auxquels elle livre ceux qui ont à la vivre de plus en plus violemment.

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  • Qui est l'insolent ? A quoi sert l'insolence ? Tout homme insolent est une abomination pour Dieu, dit la Bible dans la crainte de voir, déjà, son autorité contestée. Etaient insolents - avec quelle audace payée de leur vie ! - Jésus et Socrate, mais aussi Don Juan, qui conteste toute forme de loi, ou le Roi Lear, réduit à l'art de fou sans trône. Sous les royautés, l'insolent fut longtemps le fou, l'innocent, le bouffon, libre de clamer la vérité et d'attaquer le pouvoir. L'insolent d'aujourd'hui, dans la démocratie, loin de l'ironie des Guignols de l'Info, c'est l'intellectuel. Ni cynique ni sceptique, il doit critiquer le pouvoir, exercer sa liberté à l'égard des hiérarchies, appeler à la différence dans un monde que menace la pensée uniformisée. L'insolent aujourd'hui : un des aspects de l'avenir de la démocratie.

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  • Perelman est le père de la rhétorique moderne. Bousculant une discipline endormie, il la conçoit comme un modèle ouvert de rationalité, plus souple et plus universel que la logique, susceptible de saisir le discours de la vie quotidienne. Cet ouvrage fait le point, vingt après la mort de Perelman, sur les questions renouvelées et défrichées par ses travaux.


    C. Perelman est mort il y a une vingtaine d'années et beaucoup le classent parmi les plus grands de l'histoire de la rhétorique. Le propre de la nouvelle rhétorique fondée sur un élargissement de la raison est de se développer, selon Perelman, dans un champ du raisonnable par opposition au champ rationnel caractérisant le domaine mathématico-scientifique. Sa théorie de l'argumentation met en avant deux grandes opérations de la pensée : l'association et la dissociation des notions.

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