• «Il était entendu que les veilleurs de nuit faisaient autre chose « à côté ». Ils n'auraient pas voulu avouer qu'ils se contentaient de ce gagne-pain obscur, quand bien même il assurait un salaire égal à celui qu'aurait offert une activité diurne. Mais parce que c'était la nuit, ils n'avaient pas le sentiment de travailler pour de bon. Ne travailler que la nuit leur aurait paru se revendiquer marginal et ils rejetaient cette étiquette, cherchant au contraire à effacer le décalage que faisaient naître leurs horaires avec le reste de la population. Chacun en convenait, et c'était vrai, on ne dormait pas autant le jour que la nuit. C'était un rythme à prendre. Quand on l'avait adopté, une matinée de sommeil suffisait à la récupération. Les veilleurs ne voulaient pas passer pour des oisifs qui s'offrent des après-midi entières de liberté quand ces heures d'éveil, pour ainsi dire indues, pouvaient être rémunérées à autre chose. Ils trouvaient alors quelque job d'appoint, comme si le dicton « on ne prête qu'aux riches » s'appliquait désormais aux actifs et qu'il devenait plus facile de cumuler deux emplois quand on en exerçait déjà un, plutôt qu'en obtenir un, quand on en était privé. Mais quant à Gabriel, il ne faisait rien d'autre « à côté ».

  • Ce livre est un objet ludique et poétique : grâce à ses rabats ajourés, il permet de construire une combinaison de phrases parmi les quelles le poétique côtoie l'absurde et la philosophie.
    Chaque phrase débute par Parce que.
    C'est un livre à offrir, à feuilleter librement pour laisser son esprit voguer au grès des « parce que ».

  • Les hibernants dorment d'un sommeil très particulier. Leur coeur bat au ralenti, ils ne respirent presque plus, ils deviennent tout froids, leurs températures corporelles chutent. Le hérisson peut rester une heure sans respirer... Tout au long de la belle saison, les animaux s'y préparent en mangeant beaucoup pour faire des réserves et en aménageant leur refuge. Hiberner ne s'improvise pas !

  • Tout bien considéré « tremblement de terre » est un pléonasme car parmi toutes les planètes connues, seule la Terre tremble ! L'explication est simple : elle est la seule à être composée d'une croûte fragmentée qui dérive lentement sur une couche de matière plus visqueuse. Les pièces du grand puzzle de l'écorce terrestres s'appellent des «plaques tectoniques» et quand elles se frottent l'une à l'autre, il se crée des tensions qui se libèrent petit à petit ou d'un seul coup. Il en résulte toujours un séisme, mais : soit il est imperceptible, même pour les humains les plus délicats, soit il met tout par terre comme si Godzilla était passé par là. Alors, que faire ? Apprendre des gestes simples, construire « antisismique » et chercher à prévoir quand et où aura lieu le prochain « big one ».

  • Une région pour faire son nid, une région pour vivre sa vie.
    Ainsi va la vie des oiseaux migrateurs.
    En une année, la sterne arctique parcourt 35 000 km.
    Les bécasseaux minutes, pas plus gros que des rouges-gorges, dirigent leur vol vers l'Afrique du Sud depuis les profondeurs glaciales de la toundra !

    Comment font les oiseaux pour s'orienter pendant leur voyage ?
    Comment peuvent-ils trouver un territoire où ils vont, souvent, pour la première fois ?
    A quel moment faut-il partir ? Quel est le déclic ?
    C'est en passant une bague légère à la patte des oisillons qu'on on a commencé à étudier pour de bon, les migrations.
    De nos jours, on suit aussi les oiseaux au radar. Ou grâce à des satellites...

  • C'est un fruit ! disent les botanistes puisque elle provient d'une fleur. C'est un légume ! répondent les cuisiniers puisque qu'elle est servie dans des préparations salées. C'est la tomate ! Normalement elle ne mûrit qu'à la belle saison et pourtant, on peut en consommer toute l'année grâce aux serres. Mais est-ce une bonne idée ?

  • Le sucre, nous le connaissons en morceaux, en poudre, blanc ou roux. Mais d'où vient-il ?
    Ce n'est pas un gros rocher qu'on taille en petit bout mais c'est un jus de plante qu'on transforme !

  • Planètes en vue ! campe le système solaire dans l'univers et décrit simplement sa complexité, son fonctionnement et ses mystères.
    On découvrira les mouvements gracieux, cycliques et rigoureux des planètes autour de notre étoile, le Soleil ; l'aérienne blancheur de la Voie Lactée, les satellites naturels et les étranges stations orbitales, oeuvres de l'Homme.
    Là, on s'approche de l'infernale chaleur de Mercure... Ici, on admire la lumineuse Venus ou l'incroyable couleur rouge de Mars. Là encore, on admire la puissance des gigantesques planètes gazeuses.

  • Mais d'où nous vient l'électricité ? Et comment mieux la fabriquer et moins la consommer ! « Personne n'a « inventé » l'électricité, ni découvert de gisements électriques, comme avec le pétrole, l'or ou le charbon. Elle se manifeste bruyamment quand un orage éclate et qu'il y a des éclairs. Pendant des millénaires, c'est seulement sous cette forme que l'ont vu les Terriens. » L'histoire de l'électricité, c'est l'histoire d'une distribution générale de lumière, techniquement réussie.

  • La nuit, le ciel vit sa vie.
    Sa vie d'étoiles et de planètes, de galaxies, de satellites...
    Tout un univers qu'on ne voit plus quand vient le jour...
    Planètes en vue ! décrit simplement la complexité du système solaire, son fonctionnement et ses mystères.
    Au fil du texte direct et poétique de Michel Francesconi, nous voilà embarqués à bord d'une navette spatiale qui nous propulse à des années-lumière de notre Terre. En chemin, on y découvrira les mouvements gracieux, cycliques et rigoureux des planètes autour de notre étoile, le Soleil, l'aérienne blancheur de la Voie Lactée, les satellites naturels et les étranges stations orbitales, oeuvres de l'Homme.
    Là, on s'approche de l'infernale chaleur de Mercure... Ici, on admire la lumineuse Venus ou l'incroyable couleur rouge de Mars... Là encore, on admire la puissance des gigantesques planètes gazeuses.
    Tout en apesanteur, les mots filent à travers l'espace de la page, et les illustrations subtiles et profondes de Céline Manillier achèvent de nous mettre des étoiles plein les yeux!

  • Notre époque est marquée par un bouleversement radical qui affecte l'être profond de notre pays et, au-delà de lui, de notre aire de civilisation.
    Jamais sans doute dans leur histoire il n'y eut de changement aussi profond, rapide et lourd de conséquences que celui que nous connaissons actuellement, que ce soit sur le plan démographique, le cadre institutionnel et politique, la civilité ou les valeurs culturelles.
    Or ce qui advient, malgré ou sans doute plutôt à cause de son importance inouïe, est tantôt soigneusement gommé, voilé, nié, puis, brusquement, présenté comme nécessaire, souhaitable et inévitable par un complexe médiatico-politique qui n'a jamais été aussi monolithique, omniprésent, pesant et exclusivement tourné vers la justification idéologique.

    Dans ce contexte, la seule voie qui reste à la différence, à la raison, à la liberté de dire non ou au moins de demander pourquoi ? est celle de la dissidence et chaque voix dissidente est précieuse.
    Les cahiers de l'in-nocence sont une de ces voix rares, ténues, rendues presque inaudibles par le silence, quand elles ne sont pas clouées au pilori de l'infamie.

    Renaud Camus, écrivain, est président du parti de l'In-nocence. Il vient de publier Décivilisation (Fayard) et Le Grand Remplacement (David Reinharc).

    Emmanuel Carrère est écrivain. Il a publié récemment D'autres vies que la mienne (P.O.L.) et Limonov (P.O.L., prix Renaudot).
    Michel Francesconi est écrivain. Il a notamment publié le roman La vitesse à laquelle nous oublions est stupéfiante (Éditions Ad libris).
    Richard Millet est écrivain, membre du comité de lecture des Éditions Gallimard.
    Il a publié récemment Arguments d'un désespoir contemporain (Hermann) et Fatigue du sens (Pierre-Guillaume de Roux).
    Xavier Raufer, criminologue réputé, enseignant en France et en Chine, conseiller de diverses instances nationales et internationales, directeur de collection est l'auteur de nombreux ouvrages, dont le dernier, Quelles guerres après Oussama ben Laden ?, vient de paraître chez Plon.
    Robert Redeker est philosophe. Il a publié récemment Yes we can (slogan électoral) (Pleins Feux) et Egobody. La fabrique de l'homme nouveau (Fayard).

  • "Qui dort dîne" On dirait un dicton fait pour les animaux qui vivent au ralenti pour mieux passer l'hiver.

  • En une année, la sterne arctique parcourt 35 000 kilomètres, d'un Pôle à l'autre de la Terre.
    Les bécasseaux minutes, pas plus gros que des rouges-gorges, dirigent leur vol vers l'Afrique du Sud depuis les profondeurs glaciales de la toundra ! Comment font les oiseaux pour s'orienter pendant leur voyage ? Comment peuvent-ils trouver un territoire où ils vont, souvent, pour la première fois ? A quel moment faut-il partir ? Quel est le déclic ? C'est en passant une bague légère à la patte des oisillons qu'on on a commencé à étudier pour de bon, les migrations.
    De nos jours, on suit aussi les oiseaux au radar. Ou grâce à des satellites en équipant certains volatiles d'émetteurs GPS !
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