• L'ouvrage reprend l'ensemble des pièces conservées au sein de la collection Gillion Crowet qui constitue, avec ses quelques trois-cent pièces une collection de référence quant aux parures féminines des Berbères du Maroc. Centrée sur les productions rurales en argent, la collection offre un panorama complet des centres de création à partir de pièces d'une qualité exceptionnelle comme on n'en retrouve dans aucune collection publique aujourd'hui.

  • Magritte

    Michel Draguet

    En dehors de quelques brouilles passagères, René Magritte (1898-1967) resta toute sa vie celui dont Breton écrivait que le surréalisme lui devait "une de ses premières et dernières dimensions". Rejetant les procédés d'écriture automatique, Magritte emprunte les éléments de son vocabulaire pictural au quotidien. Abordant la peinture "dans l'esprit des leçons de choses", il fait subir aux espaces et aux objets une infinité de modifications. Il fragmente l'échelle onirique, invente des territoires nouveaux, transforme des espaces connus, pratique une utilisation incongrue des titres : Ceci continue à ne pas être une pipe, Le Salon au fond d'un lac, La Philosophie dans le boudoir. En un mot, il ajoute, avec humour, de nouvelles dimensions au malaise humain : "Je peins l'au-delà, mort ou vivant. L'au-delà de mes idées par des images".

  • Cette monographie d'un artiste, encore méconnu en France, a été nourrie de très nombreux documents inédits et présente un parcours dans l'oeuvre de James Ensor (1860-1949) organisé à la fois chronologiquement et d'un point de vue thématique.

    Deux lieux opposés sont capitaux dans l'imaginaire ensorien : Ostende, où l'artiste vit au milieu de sa famille, et Bruxelles, où il fréquente les cercles d'avant-garde. Pour Ensor, la peinture est une fuite dans la solitude d'un atelier où se bâtit l'idée d'oeuvre. Celle-ci n'a qu'une issue : Bruxelles, où le peintre entend bien être reconnu. Sa participation au cercle des XXe épicentre de l'avant-garde belge et européenne à la fin du XIXe siècle, va dans ce sens.
    Ensor aspire à y être reconnu comme l'artiste déterminant de la peinture belge moderne.
    Là se jouera l'avenir d'Ensor. Perçu comme un chef de file en 1884-1885, il trouve dans l'impressionnisme et dans le néo-impressionnisme des rivaux qui, à ses yeux, le privent de sa légitimité. L'artiste se sent bafoué. Commence alors un mouvement de reflux qui détache Ensor d'une avant-garde à la mode, jugée conformiste.
    Il élabore une oeuvre marquée par l'altérité et la différence irréductible.
    La seconde partie aborde les facettes de cette oeuvre qui annonce l'expressionnisme du XXe siècle. L'identification de l'oeuvre au Christ, la conception de l'exposition comme dérive démagogique, l'affirmation du squelette et du masque comme signes d'une même déperdition de substance, témoignent d'une perte de contact croissante avec la réalité.
    Ensor devient le peintre de l'atelier. A la nature se substituent les images déjà élaborées sur lesquelles il revient dans un travail de défiguration, voire de dérive, moderne.
    Enfin, l'auteur s'appuie sur les toiles tardives pour interroger la perte de créativité qui semble frapper Ensor vers 1900. Les échecs répétés et le mépris de la critique ne disent pas tout. Enfermé dans ce personnage ubuesque, Ensor devient un masque qui retrouve néanmoins sa verve dans l'écriture et dans la dérision qui le poussera à se revendiquer musicien plutôt que peintre.

  • Fernand Khnopff

    Michel Draguet

    Rédigé plus de vingt ans après une première monographie parue en 1995 le présent ouvrage sera publié conjointement à la rétrospective de l'artiste présentée au Musée du Petit Palais, à Paris, à partir du 9 décembre 2018. L'auteur est le directeur des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Cet ouvrage est une monographie (pas le catalogue d'exposition).

  • De 1899 à sa mort en 1926, Monet n'a cessé de traquer les jeux de transparence et de réverbération des « paysages d'eau » que lui inspirait son jardin japonais à Giverny. Le thème central ou plutôt le prétexte sont les NymphéDas, étudiés depuis la berge ou depuis le pont japonais, mais le véritable sujet, c'est la fusion du ciel et de l'eau, la transparence des fonds, la réverbération des surfaces, l'éclat des fleurs. Et, au-delà, la recherche de la sensation pure, tout détail aboli, au profit d'un état de contemplation qui fait appel à la synesthésie du symbolisme fin de siècle : cette recherche de l'alliance de tous les sens au service de l'art. Michel Draguet retrace conjointement l'histoire du jardin et celle de cette immense production picturale qui culmine avec les Grandes Décorations de l'Orangerie offertes par l'artiste à l'État français par l'entremise de Clemenceau.
    L'intérêt de cet ouvrage tient également à l'effort de reproduction des oeuvres de Monet dans un format exceptionnel. L'ouvrage comprend 36 dépliants qui, ouverts, permettent de reproduire grandeur nature, une cinquantaine de détails des tableaux des Nymphéas de Monet, de 1899 à 1926, tantôt sur 90 cm de hauteur, tantôt sur 1,13 m, grâce à une campagne photographique réalisée à cet effet.

  • Art belge. Un siècle moderne présente une sélection exclusive et inédite d'oeuvres prestigieuses issues de la collection privée Caroline et Maurice Verbaet.

  • L'archeologie vue du ciel

    Michel Draguet

    • Hazan
    • 3 October 2002

    Pour la première fois se trouvent réunis dans un ouvrage les grands vestiges de l'humanité tels qu'on les découvre depuis le ciel. Cette nouvelle manière de voir l'histoire ancienne et de faire de l'archéologie renouvelle puissamment notre vision du passé.


    Emouvants, souvent grandioses, toujours étonnants : ainsi s'imposent à nous, sous un nouveau jour, ces ultimes témoignages des premiers grands peuples civilisés, ces villes à demi enfouies dans le sol, ces sanctuaires, ces remparts parvenus jusqu'à nous par fragments. Vus du ciel pour la première fois dans tous leur développements, tous frappent l'imagination par la hardiesse de leur plan, leurs proportions, souvent colossales, l'énergie, le tour de force technique doublée d'une autre échelle du temps que supposent de tels chantiers.



    L'enquête basée sur la photographie aérienne concerne tous les continents. L'Asie, de Borobudur ou d'Angkor aussi bien que celle de Bamiyan, de Bénarès ou de la Muraille de Chine. L'Amérique de Mesa Verde, de Teotihuacan aussi bien que de Cuzco. L'Afrique, de Volubilis à Leptis Magna, l'Europe de Mycènes ou de Pompéi aussi bien que celle de Stonehenge, et toutes les civilisations qui ont laissé dernières elles des vestiges apparents sur leur sol.



    Parmi elles, bien sûr, l'Orient, inventeur des premières grandes villes, se taille la part du lion avec Persépolis, Byblos, Palmyre, mais aussi à travers ses temples et ses nécropoles mythiques comme Gise, Louxor, Sakkarah, Pétra ou Baalbek. Parmi les mieux conservés, non seulement en Grèce et en Italie mais surtout en Afrique du Nord et en Turquie les vestiges de l'Antiquité gréco-romaine figurent également en bonne place dans l'ouvrage, avec Ephèse, Pergame, Sidon, Aphrodisias, Volubilis, Timgad, Cyrène et bien sûr Paestum, Epidaure, Delphes, Rome, Agrigente, etc.

  • Alechinsky de A à Y

    Michel Draguet

    Édition en langue anglaise

    Sur commande
  • Fruit d'une recherche originale, Le Symbolisme en Belgique par le professeur Michel Draguet explore les différentes tendances du dernier courant artistique du XIXe siècle.
    L'auteur met à profit sa vaste connaissance du sujet pour esquisser un panorama détaillé du symbolisme dans l'art belge, de Rops à Spilliaert, en passant par Khnopff, Frédéric, Ensor, Minne et de nombreux autres artistes. L'ouvrage s'inscrit dans une perspective culturelle large en explorant des mouvements comme le wagnérisme ou l'art des préraphaélites. S'appuyant sur une analyse minutieuse de la peinture, il intègre également le développement non négligeable des arts décoratifs et de l'Art nouveau ainsi que les relations primordiales avec la littérature européenne de l'époque.
    Le symbolisme constitue-t-il la dernière manifestation de la peinture " humaniste " à la veille de la catastrophe que représente la Première Guerre mondiale et de l'avènement de l'art moderne, en particulier l'art abstrait ? Ou pose-t-il justement, par son ensemble d'expressions artistiques typiques de la fin de siècle, les bases de l'art du xxe siècle dont émergea entre autres le surréalisme ? Jamais une même publication n'avait interrogé les différentes facettes, certes parfois contradictoires, du symbolisme.
    Remanié à l'occasion de l'exposition organisée du 26 mars au 27 juin 2010 par les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, l'essai de Michel Draguet livre un parcours analytique dense d'un moment majeur de l'histoire culturelle belge et européenne.

  • Kandinsky

    Michel Draguet

  • Malevitch

    Michel Draguet

  • Félicien rops

    Michel Draguet

    Mise en évidence du caractère pictural de l'oeuvre graphique de l'artiste, ancré dans le réalisme. Avec une présentation de toute la gamme des techniques graphiques développées par F. Rops.

  • Combinant de nobles matériaux, un savoir-faire et de l'inspiration, les très belles pièces présentées dans ce livre proviennent de la plus importante collection privée du style Art nouveau. Des objets variés : peintures, vases, cheminées... signés par des grands maîtres tels que Gallé, Majorelle, Decorchemont, Lalique, Mucha, Cross. Avec un historique de la collection.

  • Ce livre propose une vision synthétique et claire de l'ensemble de la création artistique du XXe siècle. Il donne les repères essentiels pour comprendre l'évolution de la peinture, de la sculpture et de l'architecture, de 1900 à la fin des années 1990. Le contexte politique, social et culturel est évoqué à travers la mention des événements historiques fondamentaux et des oeuvres majeures apparues dans les domaines de la littérature, de la musique et du cinéma. Les nombreux mouvements qui se sont succédé pendant toute la période sont décrits dans leur déroulement chronologique, mais aussi expliqués par de nombreux encadrés analysant en détail les oeuvres les plus marquantes ou définissant avec précision les esthétiques les plus déterminantes.
    Cette nouvelle édition a été totalement refondue pour la période 1980 à nos jours.

  • - Catalogue officiel de l'exposition Gao Xingjian au musée des Beaux Arts de Mons (Belgique) du 6 janvier 2003 au 30 janvier 2003 ;






    Dramaturge, romancier, nouvelliste, Gao Xingjian, Prix Nobel de littérature en 2000, est aussi peintre.



    Le présent ouvrage, publié à l'occasion de la rétrospective qui s'ouvrira en janvier 2003 au Musée des Beaux-Arts de Mons (Belgique) - avant d'être présentée en Europe, aux Etats-Unis puis au Japon -, constitue le premier essai consacré à l'oeuvre peint de Gao Xingjian.




    Le livre met d'abord l'accent sur la dimension de cette recherche liée à un désir de repenser la tradition chinoise de peinture à l'encre, l'auteur analyse l'oeuvre que Gao Xingjian poursuit depuis 1964 à travers différents thèmes : le rapport à la tradition, le désir de briser le carcan des conventions en se tournant vers l'Occident, l'appropriation moderne de la technique ancestrale de l'encre. Les conditions d'émergence de l'image, le rituel spiritualiste qui conduit à sa formulation.



    À cette lecture intérieure de l'imaginaire pictural de Gao Xingjian répond sa mise en situation dans une oeuvre multiple.

    Le rapport à la littérature constitue un élément déterminant. L'engagement de la scène littéraire face à l'évolution politique de la Chine - depuis l'épisode tragique de la Révolution culturelle (1966) jusqu'aux événements de Tian'anmen (1989) - a influé sur la conception que cet écrivain, rapidement perçu comme un opposant majeur, a nourri en l'endroit de la peinture. Au-delà des mots, libre des orientations qu'impose le langage, la peinture s'est imposée à Gao Xingjian comme le lieu même d'une recomposition du sujet. De nombreux thèmes peuvent ainsi être développés : le retour à l'enfance, le besoin de retourner dans une nature inviolée, l'abandon de la ville, l'équivalence du geste et du son, l'abandon du discours dans l'image, l'aspiration au blanc... livrent autant de facettes d'une oeuvre qui puise son inspiration dans un besoin fondamental de recomposer cette part d'humanité que la dictature a vainement tenté de bannir de l'homme nouveau.


    À travers ces thèmes l'oeuvre de Gao Xingjian, dans son ensemble, est éclairé d'un jour qui lui donne sa cohérence.



    Ainsi, littérature - qu'il s'agisse du théâtre, des nouvelles ou des deux romans majeurs que constituent La montagne de l'âme et Le livre d'un homme seul - et peinture se répondent pour témoigner de façon sensible de la condition humaine face aux idéologies assassines et à la barbarie de l'histoire.
    Commentant certaines oeuvres, des légendes rédigées à partir d'entretiens menés avec Gao Xingjian ou de sentences poétiques évoquant son « goût de l'encre » permettent de restituer la parole de l'artiste ainsi que sa pensée face à des encres qu'il répugne à décrire afin de ne pas entraver l'imagination du spectateur.



    Parallèlement à cette relation personnelle que le peintre entretient avec ses images, un bref essai de Gao Xingjian à portée plus théorique sera intégré dans l'ouvrage.

  • Loeoeuvre de Magritte est internationalement reconnue comme un des moments essentiels de loeart du XXe siècle. De nombreuses rétrospectives et plusieurs monographies lui ont été consacrées à travers le monde ces quinze dernières années. Mais jamais jusquoeici on noeavait étudié une facette peu connue de son oeuvre à savoir : les gouaches, dessins, lettres et croquis. Or loeoeuvre sur papier, chez Magritte, constitue une plongée originale dans le laboratoire doeune pensée subversive.

    Fruit doeun travail de recherche réalisé au sein du Centre de Recherche René Magritte de loeUniversité libre de Bruxelles, loeouvrage doublé doeune exposition à la fondation Maillol à Paris puis au Boijmans Museum de Rotterdam , présentera lettres, croquis, esquisses sur papier, dessins préparatoires, études à la gouache, préparations mises au carré, gouaches tirées de peintures, collages et objets peints. En même temps quoeune réelle rétrospective de loeoeuvre à travers ces mediums ? premières pensées ou transcriptions de ses images désormais classiques - cet ouvrage permet de mettre en évidence plusieurs aspects méconnus de la création chez Magritte.

    Doeabord une pensée en forme de collage. Procédé essentiel de la culture moderniste, au coeur de la démarche magritienne, le collage introduit une rupture dans le principe même de la représentation. Il en a radicalement transformé le langage. On touche ici un élément essentiel de la poétique surréaliste.
    Le dessin ensuite soeimpose comme écriture de la pensée. Ce volet couvre loeensemble de loeoeuvre. Des esquisses aux croquis introduits dans les lettres, Magritte a construit loeimage tout en testant loeidée selon un travail qui fait de tout dessin un récit en action. Il soeagit de recomposer le processus créateur de loeartiste en montrant comment il a joué des supports et des techniques. De la lettre à loeimage, le laboratoire de loeoeuvre se compose à loeinstar doeune pensée en perpétuel mouvement.
    Loeactivité de copies, variante et dérivés, constitue un autre chapitre dans lequel on voit que la gouache a toujours eu pour Magritte une valeur promotionnelle. On soeen rendra compte en partant des travaux publicitaires du peintre réalisés dans les années 20. Rassemblés ici, ils introduisent les copies qui ont été réalisées en gouache à des fins commerciales. Par ce biais, Magritte brise la valeur unique de loeoeuvre sans pour autant que cette dernière perde son aura. La gouache permet de renoncer au tableau comme pratique conventionnelle. Désormais celui-ci vaut comme « idée poétique » vouée à être répétée, reprise, modulée, transformée par la gouache. Michel Draguet aborde ici ce jeu de variation auquel Magritte noea cessé de se livrer avec liberté et ironie.
    Enfin, directement déduite des travaux publicitaires, la pratique de la gouache passe par une affirmation de la couleur comme lumière. Ce sens, Magritte loea expérimenté dans une forme doeopposition à sa propre peinture à loehuile aux tonalités sombres et tragiques. La gouache a au contraire parti lié avec le soleil ; elle a aussi nourri la virulence de la période vache. La confrontation des deux séries rend compte doehorizons différents. De loeune à loeautre, deux valeurs chromatiques ? postimpressionniste déduite de Renoir ou expressionniste et fauve ? de la gouache influent Magritte dans sa recherche de redéfinition de loeimaginaire surréaliste.
    Toutes les gouaches ne sont pas que des variantes. Magritte a développé dans cette technique des oeuvres sans équivalents en peinture. La gouache apparaît ainsi comme un moyen doeexpression en soi au même titre que certains dessins à la plume.

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