• Addiction, frustration, enfermement sur soi, obsession de la compétition, fake news, complotisme... Et si les réseaux sociaux nous rendaient asociaux ?
    Les réseaux sociaux nous permettent-ils réellement de nous ouvrir et de nous relier au monde ? Favorisent-ils vraiment les échanges ? Ou bien ne créent-ils pas de nouvelles communautés qui nous enfermeraient ans une « bulle » au lieu de nous en libérer ? Les algorithmes  ne font-ils fi nalement qu'appauvrir notre pensée ?
    Dans une enquête informée et percutante, Michael Stora sonne l'alarme : Instagram, Twitter, Facebook et même Google sont conçus pour apporter au cerveau humain la dose d'illusion nécessaire pour nous rendre accros. Entre algorithmes et captation de notre attention, les réseaux sociaux nous maintiennent toujours en tension et dépendants sans qu'on en soit véritablement conscients. Pire, ils entretiennent une communauté et des idéaux qui nous tyrannisent en favorisant des sentiments anxieux et dépressifs. C'est dans ce terreau que naissent clivages, théories du complot et autres formes de radicalisations.

  • « Une nouvelle génération qui pense en images est née. Cette génération digitale peut vivre le meilleur comme le pire avec sa main, métaphore du moi.

    J'en ai évoqué le meilleur, c'est-à-dire tout ce qui a trait aux modes d'accès au savoir, aux modes d'être, de pensée et de langage, aux modes relationnels et aux compétences aussi. Mais cette génération peut aussi connaître le pire des usages toxiques. Je ne suis pas assez naïf pour le nier.

    La voie de l'avenir me semble être à mi-chemin entre la surexcitation face à tout ce que la main peut entreprendre dans le virtuel et le rejet massif des mondes numériques. J'ai choisi l'enthousiasme parce que je suis confiant dans les ressources humaines pour apprivoiser un outil encore sauvageon, et pourquoi pas, empoisonné, dont je cherche pourtant comme psychanalyste à explorer les usages thérapeutiques.

    Je reste chercheur tout en estimant d'expérience que le virtuel est un outil plein de richesses pour panser des blessures. J'ai surtout voulu montrer que les mondes numériques peuvent réellement aider les enfants à grandir et les adultes à retrouver l'enfant qui est en eux, à cheval entre illusions nécessaires et désillusions constitutives. » M.S.

  • Hyperconnexion

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    32 millions de Français sont inscrits sur un réseau social (Facebook, Instagram, Twitter...), 28 millions possèdent un Smartphone, 9 millions ont une tablette. Nous consultons au minimum 150 fois notre portable et autant de fois ses applications.
    Aujourd'hui, on «  surfe  », on «  tchat  », on télécharge, on partage, on like, on tweet, on poste, sur Instagram, Facebook, Snapchat. On est bombardé de mails auxquels on répond à toute heure, on est joignable, partout et tout le temps  !
     
    Comment la révolution numérique a-t-elle bouleversé nos vies  ?
      Qu'on se le dise, cette hyperconnexion a influé sur notre sommeil, notre concentration, notre rapport aux autres, nos façons de lire, de regarder, de travailler, d'organiser nos journées. Pas forcément en mal, pas nécessairement en bien.
    Y aurait-il des solutions alternatives pour ne plus subir l'omniprésence du Web  ? pour être moins accro ? Pour qu'une véritable séparation existe entre vie professionnelle et vie personnelle  ? Comment, sur nos appareils et dans la vie, appuyer sur «  pause  »  ? Bref, comment vivre connecté sans être dépendant  ?
      À toutes ces questions, cet essai bien documenté répond avec humour et sérieux, en s'appuyant sur des témoignages de spécialistes

  • Le mot de virtuel a plusieurs définitions possibles. Il désigne ce qui est potentiel et en devenir, ce qui est présent mais non actualisé, ou encore ce qui exclut le corps et les émois pour s'en tenir au domaine des pures représentations. Mais dans tous les cas, le virtuel s'impose comme un fantasme autant que comme une réalité. A ce titre, il constitue parfois un territoire dans lequel on peut se perdre, mais aussi un espace transitionnel qui peut être utilisé à des fins de symbolisations personnelles. Comment les enfants et les adolescents gèrent-ils spontanément cet espace ? Quels sont les fantasmes qui lui sont associés ? Et comment les thérapeutes peuvent-ils faire en sorte que son usage soit structurant ? Tels sont les principaux thèmes qui seront abordés dans cet ouvrage.

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