• La volonté de nombreux déportés exprimée pendant la détention de témoigner une fois la guerre terminée n'a finalement produit qu'un nombre restreint de témoignages. Le silence délibéré est sans doute l'indicateur le plus saillant du caractère doublement limite de leur expérience : limite du possible et, de ce fait, limite du dicible. Ce livre approche les récits de vie comme de véritables instruments de reconstruction de l'identité en tant qu'image de soi pour soi et pour autrui. À partir de trois récits exemplaires - Margareta la Viennoise, Ruth la Berlinoise et Myriam la Parisienne, qui ont vécu très différemment la déportation et le camp -, l'auteur nous invite à suivre la constitution du langage de l'indicible et à mieux comprendre les relations entre survie physique et maintien de l'identité psychique et morale.

  • Vienne 1900 : une capitale provinciale au coeur d'un empire incertain, et pourtant l'un des berceaux de la modernité.
    Michael pollak a choisi de comprendre l'éblouissante fécondité de ces années décisives comme la réponse multiforme d'un milieu aux inquiétudes de l'histoire et aux tensions du présent. saisis à travers leur biographie collective, des écrivains, des artistes tentent de résoudre dans la réflexion et dans la création les contradictions multipliées d'une identité blessée.

  • Michael POLLAK a occupé une place à part dans la sociologie de notre temps.
    Mort à 43 ans en laissant une oeuvre interrompue mais d'une portée considérable, il a été un passeur qui a patiemment et savamment construit d'audacieuses passerelles entre cultures et champs scientifiques. Nous présentons ici un ouvrage formé d'extraits brièvement commentés, choisis tantôt pour leur caractère représentatif, tantôt pour leur valeur méthodologique, de manière à éclairer un large pan de la recherche socio-historique des années 1970 et 1980.
    Les grands thèmes qui sont abordés dans ce recueil sont : La mémoire, l'oubli et le silence ; Vienne ; La technologie et les risques nucléaires ; Le racisme, la déportation et le génocide ; L'homosexualité et le sida ; L'histoire des sciences sociales.

  • L'expérience extrême est révélatrice des constituants et des conditions de l'expérience " normale " dont le caractère familier fait écran à l'analyse.
    L'expérience concentrationnaire est prise ici comme révélateur de l'identité. la volonté de témoigner de beaucoup de déportés n'a finalement produit qu'un nombre restreint de témoignages. le silence délibéré est sans doute l'indicateur le plus saillant du caractère doublement limite de leur expérience : limite du possible et, de ce fait, limite du dicible.
    A partir de trois récits exemplaires - margareta, ruth et myriam- l'auteur nous invite à suivre la constitution du langage de l'indicible et à mieux comprendre les relations entre survie physique et maintien de l'identité.

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