• Loin de Venise, Vivaldi, Rosalba, Casanova Nouv.

    À l'automne de leur vie, Antonio Vivaldi, Rosalba Carriera et Giacomo Casanova sont exilés de Venise, après y avoir connu la gloire. Face à l'éloignement, la trahison du corps, quelle posture adopter pour continuer de vivre ?
    À Vienne, souffrant d'une santé fragile, Vivaldi s'est réfugié chez la veuve Wahler. Musicien prolixe, il s'apprête à composer son dernier opéra pour Anna Girò, qui fut son interprète fétiche.
    Rosalba Carriera, portraitiste de renom, maître dans l'art du pastel, a la vue qui décline. Dans sa maison du Dorsoduro, entourée de femmes, un voile de plus en plus sombre l'éloigne de sa ville chérie.
    C'est à Dux, en Bohême, dans le château des Waldstein, que Casanova passe ses vieux jours. Engagé comme bibliothécaire, il consacre son temps à ses Mémoires quand il n'est pas persécuté par les domestiques ou en compagnie de Dorothée, la fille du portier.
    Entre ombre et lumière, farce et tragédie, Michèle Teysseyre nous plonge au coeur du quotidien de trois des plus emblématiques personnages de Venise.

  • Patagonie

    Michèle Teysseyre

    1905. Louis Capelle voit sa scierie réduite en cendres à la suite d'un incendie et celle qu'il aime en épouser un autre. Désespéré, endetté, il décide, via Barcelone, de prendre le bateau pour l'Amérique, Buenos Aires et la Patagonie, terre qui regorge de richesses minières et sur laquelle il fonde de grands espoirs. Pour rembourser la dette qui le lie, il finit par travailler comme un forcené sur un îlot du Rio Paraná, dans une grande solitude que ne peuvent rompre la fréquentation des autochtones ni celle des femmes de mauvaise vie.
    C'est à partir d'une maigre correspondance épistolaire entre deux continents qu'une de ses descendantes tente de marcher sur les pas de cet homme mélancolique, honnête et courageux. Son histoire singulière se trouve être au coeur d'un puzzle généalogique dont la passionnante exploration n'élucide pas tous les mystères.

  • Monsieur Riquet

    Michèle Teysseyre

    • Clairsud
    • 8 November 2013

    1664. Tandis que Versailles voit le jour, un autre chantier titanesque commence en Languedoc : la construction du Canal royal de Jonction des deux Mers. À sa tête, Pierre-Paul Riquet, richissime fermier des gabelles dont l'ambition autant que le génie d'entreprendre vont conduire dans une aventure hors du commun. Louis XIV, qui souhaite donner à la France un rayonnement sans pareil, charge Colbert du dossier. Entre le tout puissant surintendant aux Finances et le créateur du « Canal du Midi », les relations seront souvent difficiles. Parmi la garde rapprochée de Riquet, François Andreossy, un jeune et brillant cartographe d'origine italienne. Il sera le témoin mais aussi le rival de ce « bourgeois gentilhomme » dont la vie réserve bien des surprises...

  • "vers le milieu de la nuit, le souverain revint frapper à ma porte, seul cette fois.
    Il avait revêtu un pourpoint et des chausses de simple drap des flandres, mais je reconnus son parfum : ambre, musc, girofle et roses de damas. dans l'obscurité, il me parut briller comme un astre noir. " l'auteur de ces lignes fut au coeur de la vie amoureuse, intellectuelle et artistique de son temps. elle eut pour amants les hommes les plus influents de venise et pour amis les artistes et les écrivains les plus en vue.
    Poétesse, musicienne, elle ne cessa de revendiquer une liberté d'esprit et de moeurs à laquelle bien peu de femmes pouvaient alors prétendre. le combat - qu'elle mena avec les armes de la séduction - reste aujourd'hui encore d'une étonnante actualité. ce récit est aussi le portrait d'un siècle d'ombres et de lumières (entre 1575 et 1577 la peste à venise fit près de cinquante mille victimes) et d'une ville alors au faîte de sa gloire, porteuse des prémices d'une europe humaniste.
    Veronica franco demeure une figure emblématique majeure de l'histoire vénitienne.

  • De sites antiques en souvenirs d'enfance, Michèle Teysseyre nous convie à un voyage dans l'espace et le temps. 12 récits illustrés auxquels répondent 25 recettes simples à réaliser inspirées d'Apicius, Caton et Athénée. Un ouvrage attendu. Et si goûter un verre de vin miellé à la rose était le plus court chemin vers le temps retrouvé ?

  • Après la gastronomie de la Rome Antique, découvrez - en 80 recettes du XIVe siècle à nos jours - le patrimoine culinaire d'une cité intemporelle à force d'Histoire.
    Située au confluent de la Méditerranée et des Alpes autrichiennes, véritable creuset de cultures aussi diverses que lointaines (romaine et byzantine, grecque, turque, arabe, juive mais aussi slave et germanique), Venise sut élaborer une cuisine spécifique à mi-chemin entre Orient et Occident : Ambroyno (Poulet aux amandes et au gingembre) (XIVe), Tourte aux huîtres (XVIe), Gâteau de riz à la Turque...
    Sans oublier les vins et leur histoire : chypre et malvoisie, prosecco, vins du Frioul etc. En écho à ces saveurs raffinées, Jean Kerléo (parfumeur-créateur chez Jean Patou et fondateur de l'Osmothèque de Versailles) évoque les senteurs dont s'enivra celle qui fut au coeur même du commerce des épices. Quant à l'image de Venise que l'auteur (le peintre Michèle Teysseyre) nous propose, c'est celle d'une ville secrète, intime, née de déambulations solitaires dans un lieu où elle séjourne fréquemment.

  • La tintoretta

    Michèle Teysseyre

    Sur commande
  • Au fil des saisons, une découverte du calendrier latin et de son histoire.
    Cultes publics et célébrations privées : Nouvel An, Lupercales, Saturnales, Floralia, mariage et funérailles... Entre étrangeté et familiarité, un monde encore très proche du nôtre que viennent évoquer les dessins et les fresques originales du peintre Michèle Teysseyre. L'auteur, Danielle Porte, est Maître de conférences à l'Université de Paris IV - Sorbonne. Spécialiste en civilisation latine, elle a déjà publié de nombreux ouvrages consacrés à la littérature et à la religion romaines.
    " BONNE ANNÉE ! " C'est ce que nos ancêtres les Romains se souhaitaient... le 15 mars, fête d'Anna Perenna. À Rome, le Jour de l'An avait lieu deux fois : le 1er janvier, comme chez nous (c'est jules César qui institua la réforme du calendrier en faisant coïncider le début de l'année avec l'entrée en fonction des nouveaux consuls) et le 15 mars, début de l'année selon l'ancien calendrier lunaire. Double prétexte à faire la fête ! On se souhaitait joyeusement " anna perenna ! ", soit autant " d'années à vivre " que de coupes vidées...
    C'est dire si les retours étaient titubants ! " Je suis tombé, la dernière fois, sur un cortège à mentionner, me semble-t-il : une vieillarde ivre, qui traînait son vieux, ivre aussi. " Ovide, " Les Fastes ".

  • "Sans le Baffo, on n'imaginerait pas tout ce que fut la décadence pleine de volupté de la Sérénissime République. Par lui nous connaissons la vie sexuelle de Venise, les fêtes, les Osterie, les Casinos, le jeu, les Ballerines, les Nonnes libertines. Il n'est pas de petit événement que le Baffo ne chante avec une obscénité sublime... Les poésies manuscrites du Baffo couraient la ville. Les jeunes femmes les lisaient en goûtant des sorbets... Le Baffo mérite d'être connu et apprécié, c'est un poète. Obscène, sans doute, mais dont l'obscénité est, pour ainsi dire, pleine de noblesse. Le Baffo viole la poésie, c'est entendu. Toutefois, cet événement a la grandeur et la valeur symbolique d'une fête vénitienne. Chaque année, le Doge épousait la mer." Guillaume Apollinaire.

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