• Ce premier tome d'une série de cinq volumes examine les cinq premiers films de Marguerite Duras: Sans merveille (1964) ; La musica (); Détruire dit-elle (1969); Jaune le soleil (1972); Nathalie Granger (1972).

  • Des mythes ou des légendes et trois ou quatre films plus connus que les autres masquent l'essentiel : avec les siens, John Cassavetes a construit une oeuvre cinématographique toujours impétueuse mais en conquête cohérente de la profondeur et de la complexité.
    Une intuition à vivre en spectateur plus qu'à analyser en érudit, dans un parcours subjectif et chronologique, jalonné de rencontres inattendues. Entrer de plain pied dans son premier film d'ombres comme jaillissent ses personnages, et se laisser emmener par les images, les narrations, les séquences, les explosions, les temps pour rien, les diversions, sur ce chemin d'amour violent au fond des êtres, jusqu'à la dérision finale.
    Une ballade qui aurait pu s'intituler : John Cassavetes / Biographie 11 + 1.

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  • A partir d'écrits et d'entretiens de Jean-Luc Godard sur l'extermination, les juifs, l'Etat d'Israël et le conflit du Moyen-Orient, cet essai (sous-titré Filmer après Auschwitz) prend l'occasion critique d'un montage récurrent de deux célèbres photographies de déportés légendées par lui, pour se confronter à ses thèmes obsédants, ses interrogations sur la légitimité de la représentation et la pensée par images, dans son cinéma et celui dont il s'est fait l'historien.
    Une pensée par images à vivre ici par le pouvoir des mots, des rapprochements et des affects, sans autre ambition discursive. Il faut revenir sur les accusations d'antisémitisme dont le cinéaste est souvent l'objet de la part de chroniqueurs superficiels et parfois ignorants. Au prétexte d'apparences non questionnées, ce contre-sens absolu nie ce qui, depuis plus de trente ans, et surtout après Shoah de Claude Lanzmann, est explicitement l'âme de l'oeuvre de Jean-Luc Godard : placer au contraire l'extermination et la présence vitale de la pensée juive dans l'histoire européenne et occidentale, et donc les responsabilités incombant aujourd'hui à l'Etat d'Israël, au coeur de sa création cinématographique.
    Nous publions enfin en annexe un article de Jacques Ellul paru dans Réforme du 23 juin 1945 : Victoire d'Hitler ? et demeuré inédit jusqu'à présent.

  • Marguerite Duras est une cinéaste à part entière. Sont examinés dans ce tome 2 trois films autour du personnage d'Anne-Marie Stretter: La femme du Gange, India song, Son nom de Venise dans Calcutta désert. Elle met en perspective l'histoire de l'Europe depuis 1937, les dictatures, l'extermination des juifs, Hiroshima.

  • "Nostalghia" est d'abord le roman d'une amitié de dix ans entre Andreï Tarkovski et Tonino Guerra, son scénariste et celui du grand cinéma italien. Il est surtout son accueil et son mentor en Italie, son secrétaire, son conseiller et son intercesseur auprès des autorités soviétiques. Son oeuvre poétique enfin inspire profondément le film. "Nostalghia" est le film sur le fou Domenico et Gortchakov, un poète russe venu travailler en Italie avant de revenir sur sa terre vitale. Il n'y parviendra pas. Sans l'avoir voulu, Tarkovski est en train de constater son propre avenir. Plus secrètement enfin, emmené par son personnage Eugenia, il découvre frontalement le continent noir.

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