Bleu Autour

  • Nourri des récits des croisés, des voyageurs et des marchands, l'Occident rêve depuis longtemps des mirages de l'Orient lorsqu'en 1704 Antoine Galland donne la première traduction des contes des Mille et une Nuits. L'Orient, dès lors, devient à la mode, et la mode se fait au théâtre.

    Les opéras de Rameau, les pièces de Molière ou de Racine et les tragédies de Voltaire abondent en turqueries montées avec faste. Puis la féerie orientale, pittoresque et sensuelle, où les romantiques ont trouvé refuge au XIXe siècle, opérera de plus belle par la suite : de la cérémonie turque du Bourgeois Gentilhomme à La Caravane du Caire, de La Péri de Théophile Gautier à la Shéhérazade des Ballets Russes, cet impérissable parfum d'exotisme n'a jamais cessé de plonger le spectateur dans une voluptueuse ivresse.

    Revue de quelques-uns des somptueux costumes et décors qui, d'hier à aujourd'hui, ont installé l'Orient des Mille et une Nuits sur les scènes de nos théâtres.

  • Moulins fut un centre faïencier actif de la France du XVIIIe siècle. Ses premiers chefs-d'oeuvre, qui apparaissent vers 1730, s'inspirent, en particulier dans ses décors « populaires », de la production phare de Nevers. Puis, dans les années 1750-1760, Moulins s'adonne avec brio au style rocaille, alors prisé dans l'Europe entière, et, à l'instar des manufactures de Rouen ou de Sinceny, s'approprie avec originalité le décor « au Chinois » dont il fait sa spécialité.

    Cet ouvrage, dû au Musée Anne-de-Beaujeu de Moulins, comble un manque : la remarquable faïence stannifère de grand feu de la capitale du Bourbonnais avait jusqu'ici fait l'objet d'une unique publication, qui remonte à 1922.

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