• L'exposition, en images et en costumes de scène, s'attachera à étudier comment, au fil des siècles, les costumiers vont interpréter les personnages de contes de fées, avec quelle esthétique, quel choix de formes, de textiles, d'ornements, de teintes.

    Par exemple, les costumes classiques ou historiques, renvoyant aux modes moyenâgeuses, ou encore à celles des XVIIe et XVIIIe siècles. Soieries et velours, ornés de broderies, d'or, de perles et de rubans. Fées « à baguette », coiffées de hennins. Rois et reines en pseudo-costumes du sacre, comme à la cour de Louis XIV. En hommage au XIXe siècle, règne le tulle - ballet oblige - souvent blanc ou de couleur pastel, avec des tenues plus légères, très ornées de feuillages et de fleurs. Les codes couleurs renseignent tout de suite sur le caractère du personnage, rose, mauve ou bleu pour les bonnes fées, rouge, noir et violet pour les méchantes et leur suite.

    Le XXe siècle, révisant l'affaire à sa manière, nous offre « les déjantés », cuir et chaine, latex, nuisette, bondage, noir intégral, masques effrayants, coiffures extravagantes, maquillages outrés.
    Ou encore « les contemporains », smokings et robes du soir.
    Peu importe le parti pris, la fantaisie règne toujours, mélangeant les styles, réinterprétant les codes.

    Une place spéciale sera donnée à l'inventaire des accessoires qui tiennent dans les contes un grand rôle et sont des symboles : baguette magique, miroir, pomme, chaussure, bottes de sept lieues, grimoire, épée magique, rose, quenouille, rouet...
    Enfin, des extraits de films viendront compléter le propos.

  • Le Centre national du costume de scène est la première structure de conservation, en France comme à l'étranger, à être entièrement consacrée au patrimoine matériel des théâtres.
    Il a pour mission la conservation, l'étude et la valorisation d'un ensemble patrimonial de 9000 costumes de théâtre, d'opéra et de ballet ainsi que de toiles de décors peints, dépôts des trois institutions fondatrices du Centre, la Bibliothèque nationale de France, la Comédie-Française : l'Opéra national de Paris, auxquels sont venus s'ajouter de nombreux à Moulins dans l'Allier, le CNCS occupe une partie du Quartier hors ancien quartier de cavalerie datant de la fin du XVIIIe siècle, classé Monument historique, dont la restauration s'est accompagnée de la construction d'un nouveau bâtiment pour les réserves de costumes, dessiné par l'architecte Jean-Michel Wilmotte.
    Outil muséographique et scientifique, le CNCS est également un lieu ressource à la disposition des professionnels du spectacle, des secteurs de la recherche, et du grand public.

  • Betes de scenes

    Martine Kahane

    • Mecene
    • 13 July 2006

    Le Centre national du costume de scène et de la scénographie (CNCS) a été ouvert le 1er juillet 2006 par Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture et de la communication.
    Le CNCS est un établissement unique, d'un nouveau type en France comme à l'étranger, consacré au costume de scène dans tous les aspects du spectacle vivant, ouvert au grand public comme aux professionnels. Ses prestigieuses collections de 8500 costumes de théâtre, d'opéra et de ballet, ainsi que d'une trentaine de toiles peintes, sont des dépôts de la Bibliothèque Nationale de France, de la Comédie française et de l'Opéra Nationale de Paris.
    Tous les grands noms des arts plastiques, du théâtre et de la mode y sont représentés. " Bêtes de scène " est l'exposition d'ouverture du CNCS.

  • Nourri des récits des croisés, des voyageurs et des marchands, l'Occident rêve depuis longtemps des mirages de l'Orient lorsqu'en 1704 Antoine Galland donne la première traduction des contes des Mille et une Nuits. L'Orient, dès lors, devient à la mode, et la mode se fait au théâtre.

    Les opéras de Rameau, les pièces de Molière ou de Racine et les tragédies de Voltaire abondent en turqueries montées avec faste. Puis la féerie orientale, pittoresque et sensuelle, où les romantiques ont trouvé refuge au XIXe siècle, opérera de plus belle par la suite : de la cérémonie turque du Bourgeois Gentilhomme à La Caravane du Caire, de La Péri de Théophile Gautier à la Shéhérazade des Ballets Russes, cet impérissable parfum d'exotisme n'a jamais cessé de plonger le spectateur dans une voluptueuse ivresse.

    Revue de quelques-uns des somptueux costumes et décors qui, d'hier à aujourd'hui, ont installé l'Orient des Mille et une Nuits sur les scènes de nos théâtres.

  • En miroir à ses vingt années de création haute couture et prêt-à-porter, Christian Lacroix a toujours imaginé et dessiné des costumes de scène pour le théâtre, l'opéra et la danse. L'exposition " Christian Lacroix, costumier " présente environ cent cinquante costumes issus d'une trentaine de productions présentées à Paris, à l'Opéra National de Paris, à la Comédie-Française, au Théâtre des Bouffes du Nord, au Théâtre 14 ; en région, à l'Opéra de Marseille, au Festival d'Avignon, à la Maison de la Culture de Nantes, dans les Arènes de Nîmes ; et aussi au Théâtre de La Monnaie à Bruxelles, à l'Opéra de Vienne, à l'American Ballet Theatre à New York. Ils illustrent l'alchimie de styles, de coupes historiques et de créations contemporaines, de tissus délicats et de matériaux robustes, de neuf et d'ancien, de précieux et de banal, de techniques spécifiques au théâtre ou à la haute couture, de liberté d'inspiration et de contraintes artistiques et pratiques, sans oublier les réalités financières et les délais toujours trop courts, qui font la vie théâtrale de ce grand couturier ! Du croquis préparatoire, première inspiration griffonnée sur un bout de papier à lettre ou d'enveloppe, à la maquette de costume définitive, plus de cent dessins de Christian Lacroix illustrent son parcours. Paroles et écrits de Christian Lacroix et de ceux qui ont travaillé avec lui dans ces aventures théâtrales, metteurs en scène, responsables d'ateliers, assistants... croisent les fils entre les mots et les images, avant de conclure avec un grand coup de chapeau aux artisans d'art qui coupent et cousent le rêve.

  • Théodore de banville (1823-1891), poète admiré par les parnassiens, critique musical de renom, journaliste, auteur de contes... est de surcroît un passionné de théâtre : initiateur avec Théophile Gautier de la vague de la Commedia dell'arte et chantre du Pierrot moderne auquel le mime Deburau donna corps, Banvill est aussi l'un des premiers écrivains à célébrer le monde du cirque et à tracer l'autoportrait de l'artiste en clown. De sa ville natale de Moulins au "Boulevard du crime", cet ouvrage retrace son ititinéraire et celui d théâtre parisien de la seconde moitié du XIXe siècle.



  • Collection Noureev

    Martine Kahane

    • Fage
    • 17 October 2013

    Décédé à Paris en janvier 1993, Rudolf Noureev, grand danseur étoile et chorégraphe russe, laisse une collection très importante de tableaux, mobiliers, gravures, objets et effets personnels à la Fondation Noureev qu'il a lui-même créée en 1975. Celle-ci fut chargée de vendre la grande majorité de ce patrimoine à l'exception de quelques centaines de pièces conservées afin de constituer un lieu d'exposition.
    La Fondation fait don de cet ensemble au Centre national du Costume de Scène (Moulins, Auvergne) en 2008 afin qu'il soit présenté de façon permanente au public pour célébrer la mémoire de Rudolf Noureev (1938-1993). Le scénographe Ezio Frigerio, qui collabora pendant de longues années avec Rudolf Noureev, noua avec lui une précieuse amitié, et dessina son tombeau, a été choisi pour la scénographie de cet espace permanent.
    Ce livre illustré présente la reconstitution de l'appartement de Noureev à Paris, son travail chorégraphique depuis l'école de ballet du Kirov jusqu'à l'Opéra national de Paris ainsi que ses plus beaux costumes de scène. La reliure de ce livre reprend le motif d'un kimono personnel du danseur imprimé sur tissus. Cet ouvrage, réalisé avec soin, se présente comme un objet délicat, raffiné et précieux à l'image de Rudolf Noureev.

  • Moulins fut un centre faïencier actif de la France du XVIIIe siècle. Ses premiers chefs-d'oeuvre, qui apparaissent vers 1730, s'inspirent, en particulier dans ses décors « populaires », de la production phare de Nevers. Puis, dans les années 1750-1760, Moulins s'adonne avec brio au style rocaille, alors prisé dans l'Europe entière, et, à l'instar des manufactures de Rouen ou de Sinceny, s'approprie avec originalité le décor « au Chinois » dont il fait sa spécialité.

    Cet ouvrage, dû au Musée Anne-de-Beaujeu de Moulins, comble un manque : la remarquable faïence stannifère de grand feu de la capitale du Bourbonnais avait jusqu'ici fait l'objet d'une unique publication, qui remonte à 1922.

  • Animales à Escena

    Martine Kahane

    • Mecene
    • 29 October 2009
    Sur commande
  • Ouvert en 2006, le Centre national du costume de scène est la première structure au monde à être entièrement consacrée au patrimoine du spectacle vivant (théâtre, opéra, danse...) et plus précisément à la scénographie et aux costumes.
    Le CNCS occupe le Quartier Villars, caserne de cavalerie bâtie pendant le règne de Louis XV, qui porte le nom du Maréchal de Villars, grand homme de guerre, né à Moulins, qui s'illustra sous le Roi Soleil, notamment à la bataille de Denain en 1712. Bien des cavaliers illustres fréquentèrent ce beau bâtiment à la noble architecture, aujourd'hui classé monument historique, et aussi les fêtes moulinoises et leur Grand Café, ainsi cet Étienne Balsan qui, à la Belle Epoque, aida une toute jeune couturière à se faire un nom, celui de Coco Chanel.
    Le CNCS conserve aujourd'hui un fonds d'environ 9000 costumes, dépôts de la Bibliothèque nationale de France, de la Comédie-Française et de l'Opéra national de Paris, ou encore collections propres au Centre, dons de théâtres, de compagnies, de costumiers, d'artistes... Le bâtiment de réserves a été construit par Jean-Michel Wilmotte, qui a également conçu la muséographie des espaces d'exposition du bâtiment principal.
    Les costumes sont présentés par roulement dans des expositions temporaires qui se succèdent au rythme des saisons, abordant tous les sujets, des " Bétes de scène " à " J'aime les militaires ! ", des " Mille et une nuits " à " Au fil des fleurs, scènes dejardins ", et dernièrement un hommage à Rudolf Noureev, icône de la danse, en attendant d'ouvrir des salles permanentes qui lui seront dédiées, grâce au don consenti par la Rudolf Nureyev Foundation.
    Bien sûr, le CNCS a mis en lumière Christian Lacroix, son président d'honneur, grand couturier, grand costumier, et l'exposition qui lui a été consacrée à Moulins a couru le monde, de Singapour à Sao Paulo... L'exposition " Opéras russes, à l'aube des Ballets Russes " traite des somptueuses productions de grandes oeuvres lyriques montées par Diaghilev, de Boris Godounov en 1908 à La Khovantchina en 1913.
    Lieu d'histoire et lieu de vie, le CNCS illustre dans tous les domaines, expositions, centre de documentation, auditorium boutique, restaurant... les fastes du spectacle et ceux qui patiemment, dans l'ombre, les tissent, décorateurs, couturiers costumiers, ateliers... Le CNCS bénéficie, dans la conduite de ses missions et actions, du financement du Ministère de la culture et de la communication, de la Ville de Moulins, du Conseil général de l'Allier, du soutien de ses institutions fondatrices la Bibliothèque nationale de France, la Comédie-Française et l'Opéra national de Paris, et de l'appui du Conseil régional d'Auvergne.

    Sur commande
  • Pendant le règne de Napoléon III, Pierrefonds fut le haut lieu de la fête impériale. Proverbes, saynètes, revues s'enchaînent sans répit.
    L'Opéra de Paris prête costumes, bijoux, armes, postiches et maquillages. L'Histoire de France, toutes époques confondues, nourrit les imaginations. La période romantique popularisera le goût pour le Moyen Âge, qui fait alors fureur et envahit, outre les productions artistiques, architectures et décors, styles d'ameublement, modes vestimentaires, etc. C'est le triomphe des costumiers qui élèvent de fragiles édifices de voile pour les hennins et tricotent la maille tandis que les décorateurs truquent les perspectives des immenses salles de garde des châteaux.
    Au château de Pierrefonds, comme au théâtre, tout est vrai et tout est faux, et parfois le faux y est plus vrai que le vrai. Ce paradoxe nourrit l'oeuvre de Viollet-le-Duc comme il nourrit la production scénique. Grâce à la complicité des créateurs de costumes de spectacle, les personnages historiques sont de retour. Les costumes et les accessoires, armes et armures, présentés dans cette exposition spectaculaire se partagent entre vérité historique stylisée et extravagance pure.
    Le Roi d'Ys, Till Eulenspiegel, Le Château de Barbe-Bleue, La Chauve-souris, Romeo et Juliette, La Célestine quittent pendant cinq mois les cintres de l'Opéra de Paris pour venir hanter la salle des Preuses du château de Pierrefonds.

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