• Fleur et Harmonie : les prénoms des deux héroïnes du roman de Marie-Sabine Roger sont, disons... un peu trompeurs. Car Fleur, âgée de soixante-seize ans, est une dame obèse et phobique sociale. Et Harmonie, vingt-six ans, est atteinte du syndrome de Gilles de la Tourette. En clair, son langage est ordurier et elle ne peut retenir des gestes amples et violents. Bientôt rejointes par une bande de "bras cassés" émouvants et drôles, elles vont, dans la chaleur du collectif, vivre une série d'aventures portées par un humanisme réjouissant.

  • Pendant deux ans et demi, Marie-Sabine Roger a visité sa mère placée en Ehpad, avant qu'elle ne décède, à 94 ans, quelques semaines avant le confinement.
    Jusqu'à la fin, cependant, sa fille cherche à renouer les liens avec cette mère qui fut toujours distante et peu chaleureuse. Elle s'interroge : a-t-elle jamais été aimée par cette femme-enfant capricieuse ? Peut-on se dire ce qu'on ne s'est jamais dit à la fin du jour ?
    Le grand âge, les conditions d'accueil en Ehpad, les rapports qui s'instaurent avec les parents dépendants, et en écho notre propre vieillissement : autant de sujets traités ici qui nous touchent directement.
    « Si vieillir est inéluctable, vieillir mal n'est pas obligé », conclut Marie-Sabine Roger, qui en appelle dans ce livre humaniste à un accompagnement digne des personnes âgées. Il fallait son écriture à l'os pour rendre l'émotion aussi poignante, et donner toute sa portée à ce récit.

  • Germain est l'idiot du quartier, il passe son temps à prendre du bon temps, avec sa copine et ses copains de bistrot. Jusqu'à ce qu'il rencontre au jardin public une vieille dame très cultivée qui le fait entrer dans le monde des livres et des mots. Le roman avec lequel Marie-Sabine Roger a été découverte par le grand public : plus de 100 000 exemplaires vendus, de nombreuses traductions et une adaptation au cinéma par Jean Becker, avec Gérard Depardieu et Gisèle Casadesus.

  • Dans une famille en apparence normale, un père terrorise femme et enfants, et les oblige à vivre dans la crainte du Seigneur. Pour ce père, Dieu n'est pas amour, mais devoir. Alors que sa mère sombre dans la dépression muette, la narratrice choisit la vie.

  • Merlin est un homme heureux. Grâce aux revenus désormais réguliers que lui assure son métier d'illustrateur, il vient d'investir avec sa compagne dans une vieille ferme pleine de promesses et de travaux en perspective. Mais un jour le téléphone sonne, qui vient tout bousculer... Sur les amitiés auxquelles on fera tout pour rester fidèle, sur ce qui passe et ce qui reste à inventer, l'auteur de La Tête en friche livre un roman sensible, revigorant et plein de malice.

  • Loin-Confins

    Marie-Sabine Roger

    Il y a longtemps de cela, bien avant d'être la femme libre qu'elle est devenue, Tanah se souvient avoir été l'enfant d'un roi, la fille du souverain déchu et exilé d'un éblouissant archipel, Loin-Confins, dans les immensités bleues de l'océan Frénétique. Et comme tous ceux qui ont une île en eux, elle est capable de refaire le voyage vers l'année de ses neuf ans, lorsque tout bascula, et d'y retrouver son père. Il lui a transmis les semences du rêve mais c'est auprès de lui qu'elle a aussi appris la force destructrice des songes.

  • Mortimer s'est préparé à mourir le jour de ses trente-six ans, puisque tous ses ascendants mâles sont décédés à cet âge-là. Il a quitté son travail, rendu son appartement et vendu sa voiture... mais la malédiction ne s'abat pas sur lui. Que reste-t-il à faire, lorsque la mort attendue ne vient pas ? Une belle réflexion sur le sens de la vie par l'auteur de La Tête en friche.

  • Sauvé d'une chute dans la Seine, un sexagénaire misanthrope se retrouve immobilisé sur un lit d'hôpital pendant un mois et demi - le temps pour lui de revisiter sa vie, ses bons et mauvais côtés, et surtout de rencontrer des personnes inattendues, lui qui n'espérait plus beaucoup de surprises de l'existence. Bon rétablissement a été adapté au cinéma par Jean Becker en septembre 2014 avec Gérard Lanvin, Jean-Pierre Darroussin et Fred Testot.

  • Dans une petite ville de province, trois trentenaires paumés vont se rencontrer et prendre en charge un jeune homme handicapé physique et mental, considéré par tous comme un monstre. Un roman chaleureux, drôle et d'une justesse rare sur notre époque. Dans la lignée de La Tête en friche.

  • Un simple viol

    Marie-Sabine Roger

    Maud, dix-sept ans, peut-elle vivre une vie normale d'adolescente, alors qu'elle a été violée à douze ans et n'en a jamais parlé à personne ? De proie, elle a décidé de devenir sentinelle : le cutter dans la poche, elle n'est plus que méfiance et froideur. Un roman sombre dans lequel la tendresse que l'auteur sait si bien distiller pour ses personnages (dans «La Tête en friche» ou «Bon rétablissement») semble frappée d'impuissance à consoler.

  • Ils vivent seuls ou en maison de retraite ; ils parlent à leur animal de compagnie ou au téléphone, la plupart n'ont plus grand monde à qui parler. Ils ont en commun leur grand âge, une santé chancelante, et ce terrible et culpabilisant sentiment d'inutilité, comme d'encombrants meubles au rebut. Un recueil de nouvelles cinglantes et tendres, par l'auteur de La Tête en friche (Le Rouergue, 2008). Il y a cette mamie qui se réjouit de la venue de ses enfants et petits-enfants. qui ne resteront finalement pas pour le repas qu'elle aura mis la journée à préparer. Cette brave dame qui travaille en maison de retraite et donne de temps en temps des claques aux plus récalcitrants, aux plus capricieuses, pas de risques qu'ils se plaignent, ils ont trop besoin d'elle. Ce vieux monsieur qui se perd parfois en se promenant, et qu'on retrouve toujours plongé dans la contemplation d'un rosier. Cette centenaire dont l'anniversaire est célébré en grande pompe entre un député pressé et une équipe télé avide.
    Ils vivent seuls ou en maison de retraite ; ils parlent à leur animal de compagnie ou au téléphone, la plupart n'ont plus grand monde à qui parler. Ils ont en commun leur grand âge, une santé chancelante, et ce terrible et culpabilisant sentiment d'inutilité, comme d'encombrants meubles au rebut. Marie-Sabine Roger les évoque avec tendresse, avec bienveillance, sans pourtant épargner les plus acrimonieux mais surtout ceux qui sont autour : les égoïstes, les lâches, les profiteurs et les indifférents. Pleines d'humanité et de fraîcheur, ces nouvelles rendent dignité et reconnaissance aux vieilles personnes, rappelant qu'elles sont avant tout des personnes, simplement.

  • Le quotidien d'hommes et de femmes seuls ou en couple, jeunes ou moins jeunes, en ville, à la campagne, en France, à Madagascar. Dix nouvelles, un ton tour à tour humoristique, léger et grave, des chutes inattendues, par l'auteur de La Tête en friche.

  • Un matin, le père de Pablo est enlevé, sous ses yeux, par des soldats. Son seul crime : éditer de la poésie révolutionnaire. Mais dans ce pays d'Amérique du Sud, écrasé par une dictature, il n'y a plus de place pour la liberté d'opinion. Pour Pablo, la révélation est brutale. Il prend enfin conscience de ce qui se passe autour de lui. Avec l'aide d'un réseau de résistants, il va tenter de retrouver son père, détenu et torturé dans la sinistre prison de San Marcos.
    Il verra les bourreaux à l'oeuvre, et comprendra alors toute l'importance des textes que son père imprimait, jour après jour, pour lutter contre l'oppression.

  • Nicolas est un petit de maternelle qui réussit, alors que son quotidien à la maison n'est pas drôle du tout, à prendre la vie comme elle vient et à la réinventer, avec ses copains imaginaires, Petit Toiseau et Fourmisseau. Sur un sujet délicat, un roman très drôle, qu'on peut déguster à tous les âges. Un des grands succès de Marie-Sabine Roger fait peau neuve. À découvrir ou redécouvrir !

  • Le ciel est immense

    Marie-Sabine Roger

    Elle a échoué à l'hôtel de la Plage comme portée par la dernière marée. Et le ressac l'a laissée là, coquille vide.
    Souffrir, c'est vivre encore, peut-être. Cette vie là, elle n'en veut plus. Partir sur une dernière peine de coeur, prisonnière de ses non-dits, de ses pudeurs.
    Mais voilà qu'un gamin la surprend dans sa dernière intimité. Tout est à refaire. Chaque jour, il revient, ce Petit Prince qui l'apprivoise. Ses questions l'obligent, malgré elle, à revisiter sa vie. Et avec lui, passe l'envie. Ou plutôt, revient.
    L'envie de peindre un soleil couchant sur la surface même de l'océan. L'envie du bonheur...
      Édition revue et corrigée par l'auteur

  • Alors que le terrible effaceur sévit et gomme la joie sur cette contrée, son pouvoir est contesté par un enfant qui ne se résigne pas et lance l'appel à la résistance pour que les rires reviennent.

  • Recommandé par l'Education Nationale pour le cycle 3. Un texte poignant et tendre qui emmène un petit garçon malade et son voisin le pirate loin du lac Linique, vers le pays de Loindicie.
    A la vie, à la... Le mot jamais prononcé n'est pas esquivé. La mort annoncée est celle d'un enfant, le narrateur, probablement atteint d'un cancer. La mère aimante est digne et le voisin, monsieur Lescale, va escorter l'enfant jusqu'aux portes de ce dernier voyage... C'est un roman rare, dont l'écriture sert jusqu'au bout le projet d'évoquer notre insoutenable et précieuse condition.

  • Deux récits qui donnent la parole à ceux qui se l'autorisent à peine : deux êtres différents, en rupture avec le monde sensé et logique des adultes. Où l'on retrouve la finesse, la bienveillance et l'humour de l'auteur de La Tête en friche (Le Rouergue, 2008, Babel, 2011).

  • La Grande Festoirie des gnomes approche. Lors de ce banquet et après force bombances, le peuple gnomique devra choisir son nouveau roi ! Hélas, la guerre gronde entre les quatre clans, depuis l'année passée. Taquin Bedaine, chef des Murmoussus, caresse l'espoir de réconcilier les tribus... afin d'être sacré Gnomarque. Mais, foutraille ! pourquoi ne pas confier une mission aussi délicate à cette tranche de courge de Dakil oe


  • a la maison, les filles font tout, les garçons rien.
    céline, la grande soeur, se rebelle : elle veut sortir le soir, porter une minijupe, laisser son frère yoan faire la vaisselle. le père s'y oppose, la mère n'ose rien dire. et la petite dernière regarde ces scènes, se pose des questions auxquelles sa soeur et son père n'apportent pas les mêmes réponses.

  • Deux histoires empreintes de poésie sur des enfants qui se révèlent au monde à travers leur différence.
    Pierre est un bâtisseur de châteaux. de sable. La plage, c'est son territoire. Quand une fille envahit son royaume, Pierre est fou de rage. Ils passent un certain temps à s'observer jusqu'à ce que Pierre se rend compte qu'Anne ne peut pas se déplacer pour l'aider, car elle ne peut plus marcher. Petit à petit, les deux enfants partagent le bonheur d'être ensemble. Pierre veut bâtir le plus beau des châteaux pour son amie : mais comment faire pour que la marée ne l'emporte pas ? À quatre ans, Lila a cessé de parler. Certains la trouvent bête, mais sa famille l'aime pour ce qu'elle est. Un jour, la cuillère de Lila tombe dans un « tlpp ». Quel curieux bruit ! Lila veut cette cuillère ! Puis elle trouve un peigne qui fait « toung toung tang toung ». Sa collection a commencé : avec ses objets hétéroclites, Lila compose une mélodie, sa musique à elle comme une chanson cabossée faite de sons un peu fêlés.

  • Il est vraiment bizarre Esteban, le nouveau de la classe. Non seulement il a des vêtements démodés, des cheveux en bataille et un air de se moquer de tout, mais en plus il ne parle presque pas... Aurait-il un secret si lourd à porter qu'il ne peut le partager avec personne ?

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