Les Éditions XYZ

  • Elle se nomme Hélène, mais se fait appeler Joe parce qu'elle veut vivre en garçon comme Lady Oscar, son héroïne de dessins animés préférés, le capitaine de la garde rapprochée de Marie-Antoinette. Comme elle, elle aimerait vivre à une autre époque et réaliser de grands exploits, car elle a un imaginaire avide de drames. Mais elle doit se contenter de passer les journaux, puis de travailler dans une salle de bingo. Après tout, au début du roman, elle n'a que huit ans, même si elle prétend en avoir dix. Hélène a trois soeurs, un père très occupé à être malheureux et une mère compréhensive mais stricte qui ponctue ses phrases d'un «C'é toute» sans réplique. Elle vit à Limoilou, dans un quartier sillonné par de nombreux désinstitutionnalisés de Saint-Michel Archange et peuplé de gens colorés dont le plus attachant est sans nul doute Monsieur Roger, un vieil homme qui rêve de mourir. Il passe ses journées à boire de la bière, assis sur une chaise en faux cuir fleuri, mais il accourt dès qu'on a besoin de lui. Hélène et lui développent une amitié indéfectible. Le roman est traversé par une grande tendresse et rendu avec une grande vivacité. Hélène peut se rassurer: elle fait preuve d'autant d'héroïsme que Lady Oscar et sa vie est tout aussi palpitante que la sienne. La vraie aventure n'est-elle pas de vivre au quotidien?

  • « Dès le printemps, mon petit cheval a commencé à montrer des signes de fatigue. Les pièces lâchaient, les unes après les autres, comme des fruits blets. J'avais beau bricoler des petites réparations maison ici et là - mon silencieux avait tenu trois semaines grâce à un collet de mon invention -, je finissais toujours au garage, sous les regards accablés de mon père qui se désolait de voir qu'il avait eu raison : ça coûte cher, une auto. »

    Si elle tient de son père quelques notions de mécanique, c'est à sa mère que Laurie doit son goût immodéré pour la lecture ; de la petite Cindy, cette gamine amochée par la vie qu'elle a prise sous son aile, elle a reçu des poux, mais pas que ça. Autour de la jeune femme, le monde change et les grandes assurances s'effritent, mais une chose demeure : c'est auprès des siens qu'on trouve la force de se retrousser les manches et de sourire.

  •  « - Jacques (j'ai soufflé intérieurement, du calme, Diane, du calme)... j'ai des amis incroyables, une job gratifiante, un nouveau chum (il a très légèrement sursauté, moi aussi), je me suis jamais sentie aussi bien, aussi belle, nos enfants sont heureux, en santé, si on m'offrait de rencontrer Dieu en personne, je saurais même pas quoi y demander. Celui de nous deux qui passe pas à autre chose, c'est toi, mon vieux. »

    Diane a dû faire une croix sur son mariage, mais elle a encore assez d'amour pour trente. Alors elle donne généreusement : d'abord à ses grands enfants, puis à sa meilleure amie Claudine et à ses filles, et bientôt, à toute une classe de petits qui ne demandent pas mieux, et même à Madeleine, l'adorable voisine fripée toute perdue dans sa grande maison ouverte au vent et aux chats. Ça en laisse encore assez pour un homme capable de la faire sentir comme une reine... Lady Di, ça sonne bien, non?

    D'habitude, l'autopsie est le dernier chapitre... dans le cas de Diane Delaunais, Autopsie d'une femme plate n'était que le début!

  • Diane Delaunais n'a pas attendu 2020 pour voir son univers être bouleversé, pour ne pas dire réduit en miettes à coups de masse de démolition. Mais qu'à cela ne tienne, Diane n'est pas la femme plate que son ex voyait en elle. C'est une bricoleuse, et elle n'a pas eu peur de se retrousser les manches.
    Deux ans se sont écoulés depuis son divorce, et à partir de ce moment, Diane a entrepris son grand chantier de reconstruction. L'achat d'un duplex avec sa meilleure amie de toujours, Claudine, la reine du 5 à 7, coula les fondations de l'affaire. Dans leur royaume, toutes deux ont de la place pour leurs enfants respectifs, pour leurs amis... mais pas pour les ex-belles-mères, merci, y'a quand même une limite.
    Puis vint un nouvel emploi dans une école primaire, plus près des valeurs de Diane et accommodant mieux ses siestes en compagnie de son chat de poche. Et, couche de vernis ultime sur la chose, pourquoi pas un flirt, une joyeuse aventure qui lui permettrait de renouer avec sa sensualité ?
    Oui, vraiment, un nouveau bonheur s'édifie. Heureusement, ça fait un bel endroit où vivre son confinement...

  • Josée souffre d'insomnie chronique. Parfois, elle n'arrive plus à comprendre les choses les plus simples, tant sa fatigue l'accable. « Pense à rien. Pis dors », lui dit son chum Philippe, excédé. Mais ne penser à rien est impossible pour cette femme dont

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