• «C'est un recueil de pensées, ou mieux de métaphores, ou plus exactement de correspondances, qui tiennent de deux à quarante lignes... Que signifie Sens-plastique ? L'homme a des sensations de deux ordres : les unes vagues et comme épandues, les autres précises, limitées. À celles-ci convient assez bien le nom de plastiques. À celles-là, le nom de profuses ou de musicales...» Jean Paulhan.

  • La vie filtree

    Malcolm de Chazal

    « L'imaginaire », aujourd'hui dirigée par Yvon Girard, est une collection de réimpressions de documents et de textes littéraires, tantôt oeuvres oubliées, marginales ou expérimentales d'auteurs reconnus, tantôt oeuvres estimées par le passé mais que le goût du jour a quelque peu éclipsées.

  • Humour rose

    Malcolm de Chazal

    Malcolm de Chazal livre là de très courts poèmes tout imprégnés d'humour rose : « C'est l'humour des enfants, que l'on retrouve chez les amants, par la moquerie amoureuse, une douce taquinerie, montant jusqu'à la caresse de l'âme. L'humour est céleste dans son faîte ; c'est le sel des cieux. »

  • Malcolm de Chazal, né à l'île Maurice en 1902, ingénieur sucrier de formation, publie dans son pays à partir de 1940 des recueils de « pensées » et aphorismes divers. En 1947, il fait parvenir l'un de ces volumes, Sens plastique, à ceux des intellectuels français qu'il juge dignes de le recevoir :
    André Breton, Jean Paulhan, Francis Ponge et quelques autres. Le recueil est accueilli dans l'enthousiasme et il est réédité par Gallimard : il impose Malcolm de Chazal comme un astre poétique nouveau, réinventant le surréalisme dans son île lointaine, retrouvant en autodidacte les intuitions de la cabale et de la théosophie. Jean Paulhan proclame que « Chazal mérite le nom de génie et aucun autre ». Les oeuvres ultérieures de Chazal, pour la plupart éditées dans son île, comme Petrusmok (1951), ont été reçues avec plus de circonspection. On n'était pas préparé à recevoir ses étranges révélations : que l'île Maurice est le vestige du continent englouti de la Lémurie, que ses montagnes ont été sculptées par des géants antéhistoriques, qu'elle est le lieu magique absolu qui renferme « tout le mystère du monde ». Avec le temps, le délire chazalien est apparu pour ce qu'il est : une extraordinaire construction poétique qui réussit à faire d'une île du bout du monde le centre de l'univers et le lieu d'origine de la civilisation. 70 De 1948 à sa mort, en 1981, Malcom de Chazal avait donné à la presse mauricienne des centaines de chroniques. Il y réagit à l'actualité, explique pourquoi il est favorable à l'indépendance de son île, vitupère ses contemporains (et particulièrement la bonne société blanche des possédants, dont il est issu). Surtout, il fabrique son image de génie solitaire et incompris (sauf par les petits marchands du « Bazar »), il expose sa pensée cosmique et développe son mythe lémurien. Le présent ouvrage rassemble un choix de deux cents de ces articles, qui donnent à voir comment Chazal a construit son personnage de délirant insulaire (enfermé comme Salvador Dali dans la certitude d'être un génie, peut-être le seul vrai génie). Mais ces chroniques révèlent aussi sa vaste culture, sa curiosité toujours en éveil et surtout son humour dévastateur: difficile de ne pas s'amuser à la lecture de ces pages restées bien vivantes. Au fond, ces articles mettent en application un des aphorismes de Sens plastique : « Le rire est une évacuation psychique. Qui rit peu deviendra par degrés constipé de la face. Le rire est, de ce fait, le meilleur anti-toxin de la
    peau. »

  • Revenir en conscience dans le jardin d'extase. Renverser les dogmes de la science et de la religion. Modifier nos perceptions sensibles par un dialogue édénique entre les choses, de nature ou de manufacture. Tel est, pour Malcolm de Chazal, le sens vital de la poésie.
    Qu'il s'agisse des fulgurants Poèmes, carrefours de sensations et d'expériences, ou du petit manuel buissonnier
    de L'Univers magique, ici la subversion suppose l'épure.
    Avec humour et véhémence, Malcolm de Chazal dénonce les contraintes arbitraires d'une société de robots. Méthode et illustration d'un seul geste, mais la révolution est à l'intérieur :
    « L'homme qui n'accolerait
    À une image
    Aucune idée
    Connaîtrait
    L'esprit pur. »


    Après une longue traversée dans l'exégèse biblique et les mythes de la pierre, Malcolm de Chazal revient dès 1956, tel le fleuve Alphée, à la source de son inspiration première : l'image.
    À cet égard, l'année 1958 marque une étape importante. Au moment où il écrit Apparadoxes - dont nous présentons ici la première édition française -, celui que Jean Paulhan nomme « l'homme des passages » devient peintre. Un peintre qu'on aurait tort d'assimiler à l'Art naïf. Ainsi, l'emploi singulier du noir pur comme couleur dans ses gouaches fait-il écho à la nature magique de la nuit, révélée par le mouvement de l'ombre, et qui est le fondement de la métaphysique chazalienne.
    Jusqu'à la fin de son existence, la peinture sera l'activité principale de Malcolm de Chazal. Il ne publiera que quelques volumes de loin en loin, 182 Poèmes chez Jean-Jacques Pauvert en 1968 et un ultime recueil intitulé La bouche ne s'endort jamais, en 1980, aux éditions Saint-Germain-des-Prés.
    Ces textes restés longtemps introuvables appartiennent au même registre d'une voluptueuse innocence rétablie par la vision, fruit paradoxal d'une vie ascétique et libre.


    Édition complète des oeuvres
    de Malcolm de Chazal
    Volume XV

  • Revenir en conscience dans le jardin d'extase.
    Renverser les dogmes de la science et de la religion. Modifier nos perceptions sensibles par un dialogue édénique entre les choses, de nature ou de manufacture. Tel est, pour Malcolm de Chazal, le sens vital de la poésie. Qu'il s'agisse des fulgurants Poèmes, carrefours de sensations et d'expériences, ou du petit manuel buissonnier de L'Univers magique, ici la subversion suppose l'épure. Avec humour et véhémence, Malcolm de Chazal dénonce les contraintes arbitraires d'une société de robots.
    Méthode et illustration d'un seul geste, mais la révolution est à l'intérieur : " L'homme qui n'accolerait A une image Aucune idée Connaîtrait L'esprit pur. "

  • Autobiographie Spirituelle : émouvant et fulgurant Dans des carnets
    confiés à son amie Jeanne Gerval ARouff, Malcolm de Chazal retrace, en des
    phrases fulgurantes et souvent émouvantes, sa vie depuis sa « prénaissance
    » jusqu'à son immersion solitaire dans l'écriture et la peinture. Il parle de sa naissance au milieu des camphriers, de son enfance à l'Île Maurice et de ses études en Louisiane. Il magnifie sa découverte des fleurs et des paysages qui lui révèlent sa véritable identité. Au terme d'un bilan où il revient sur son oeuvre et ses relations avec le milieu littéraire parisien - dont Jean Paulhan - il s'interroge sur la nécessité de se délivrer de soi-même et, pour l'homme d'aujourd'hui, de s'ouvrir à nouveau sur le cosmique. Chaque page du texte
    est présentée en face du fac-similé du manuscrit correspondant.
    L'ouvrage s'ouvre sur une « Lettre à Malcolm » par Jeanne Gerval ARouff. Il se conclut par une biographie, la plus complète à ce jour, de l'auteur par Robert Furlong, spécialiste de Chazal, et une analyse, par Christophe Cassiau-Haurie, conservateur de bibliothèque à l'Ile Maurice, de l'écho de son oeuvre depuis sa mort.

  • Moïse est une pièce réellement « sauvée du feu » : bien après son autodafé personnel, Chazal en remit une copie, retrouvée et destinée à une retransmission radiophonique, à Vinod Appadoo, du Centre Culturel français de l'Île Maurice. On y découvre, dans une « allégorie », le mystère de l'ancienne et de la nouvelle alliance revisité par Moïse lui-même : entre terre et ciel, entouré de sages grecs, égyptiens, juifs et indiens, le prophète observe la vie du Christ, sa mort et sa résurrection. L'occasion pour Chazal de développer, dans une langue unique, sa conception unitaire du monde à travers les correspondances entre l'humain, la nature et le divin et sa nostalgie
    d'une connaissance par les fleurs, les fruits et les pierres. Le texte est ici précédé d'une présentation de Robert Furlong qui en éclaire les lignes de force et analyse de façon approfondie le théâtre de Chazal.

  • Malcolm de chazal sens-plastique Nouv.

    awaiting publication
  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Pensees

    Malcolm de Chazal

    • Exils
    • 25 November 1999
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  • Contributions

    Malcolm de Chazal

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  • Petrusmok

    Malcolm de Chazal

    Mythe et roman du mythe, Petrusmok est le livre des révélations et des divinations inouïes.
    Ce «testament de la pierre», porté par une exceptionnelle puissance incantatoire, tient du récit d'initiation fantastique, de l'épopée visionnaire, de l'expérience chamanique.
    Malcolm de Chazal, en démiurge, y déchiffre le secret des origines de l'univers et de la vie dans la moindre roche de l'île Maurice.
    «Je voyais que dans cette Bible de la pierre on parlait de l'homme et de l'univers réunis. [...] L'épopée de la pierre racontait l'homme. Mais le soleil n'est-il pas une montagne de lumière ?
    Monter avec le bestiaire de la pierre. La montagne avait créé chez moi le Geste d'Élévation.
    J'allais me porter au cosmique.»

  • " La Bible du Mal demandait à être écrite. Je m'étonne que personne n'y ait songé. Cette Bible ne tient qu'en quelques lignes. C'est toute l'histoire du Roi du Monde faussée. Et elle m'a été inspirée par une vision panique de lumière spirituelle le 30 mai dernier, quelques minutes avant minuit à l'horloge, et qui enveloppait la présence de nul autre que l'ange Michel lui-même, côté céleste du Roi du Monde. J'ai compris comment la Rigueur peut être assimilée au Mal. Je n'eus pas alors la visite du Roi de Paix, mais celle du Roi de Justice. "

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  • Extraite du recueil Les contes de Morne plage, cette histoire racontée par le grand poète mauricien Malcolm de Chazal est illustrée par ses peintures acidulées.

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