• Anna, une jeune veuve, est enfermée chez elle. Dans un autre appartement, une adolescente, Didi Bonhomme, est privée de week-end par ses parents. John, le concierge, tient le rôle de gardien.

    Trois personnages qui composent ce court monologue à plusieurs voix : un rêve éveillé, une fable sur l´écriture, la faute et l´emploi du temps.

  • Un homme, une femme, un « clash ». La femme s´en va. Elle s´appelle Magda. Lui, Sam, reste seul. Enfin, presque seul. En face, juste en face, dans un duplex jumeau et symétrique habite Pilou, l´ami d´enfance de Sam, la sentinelle du couple, l´observateur intime.

    Une passerelle métallique, suspendue au dessus du vide, relie ces personnages, en même temps qu´elle proclame un dialogue impossible.

  • Pendant le temps d´un trajet dans Paris, l´autobus - le 68 - roule... Du cimetière de Bagneux à la place Blanche, les voyageurs parlent... Qui sont-ils ?

    Subitement l´un d´eux disparaît. Puis un jour, l´autobus change sa trajectoire habituelle et ne s´arrête plus.

  • La peur qu'on a, c'est d'abord une indiscrétion : une femme qui vient du dehors, qui regarde, qui pose des questions. Des hommes, des femmes, des enfants lui répondent ; leurs voix se mélangent, leurs peurs se font écho, relançant l'intrigue d'un livre qui trouble. et qui émeut, un livre auquel on s'attache comme à la femme qui l'écrit, affectueuse de ses peurs. Ceux qui parlent sont ses amis, d'autres des « spécialistes de la peur » : astrologue, parachutiste, sorcier, pompier, psychanalyste, casgpdeur, médecin ; beaucoup habitent dans les tours d'une « ville nouvelle » à Bobigny. Leurs paroles constituent la matière de ce livre : série d'instantanés de la peur prise sur le vif, qui lui permettent de tracer les grandes lignes d'une carte des peurs, en jouant aussi comme révélateur de sa propre angoisse. Madeleine Laïk, en effet, refuse de tomber dans le piège d'une recherche exhaustive, et c'est à travers ses propres obsessions que l'auteur avancera dans son analyse, choisissant ses itinéraires, multipliant les attaques d'écriture. L'enfermement, la séparation d'avec la mère, les dictatures de la sécurité, la hantise du « propre », les terrorismes du regard, la peur de perdre ses peurs... font partie des thèmes d'un livre qui se situe au carrefour d'une double approche : une ethnologie des peurs de la vie quotidienne et l'évocation d'un imaginaire collectif. Un document qui fait découvrir que la peur est aussi une force de vie et de jouissance, et qu'il existe une lutte pour ne pas être dépossédé de ses peurs. Et La peur qu'on a raconte tout simplement une aventure, celle d'une femme cherchant dans sa rencontre avec les autres à y voir clair dans son histoire, sans jamais faire l'économie de la peur.

  • Deux femmes marchent le long d'une voie ferrée où circulent des TGV. Elles n'y prêtent pas attention. Le dérèglement, événement d'importance mondiale, a eu lieu. L'histoire se déroule en trois jours.

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