• Alors qu'elle aime depuis l'enfance le duc de Guise, Marie de Mézières est contrainte d'épouser un autre homme. Elle devient la princesse de Montpensier et se résigne à son sort. Jusqu'à ce que son regard croise à nouveau celui du duc, ravivant une flamme qu'elle croyait éteinte... Sur fond de guerres de Religion, Mme de Lafayette tisse la tragédie d'une passion amoureuse qui se heurte aux lois de la société.
    Considérée à sa publication comme " un petit chef-d'oeuvre ", La Princesse de Montpensier (1662), l'une des premières nouvelles de la littérature française, redéfinit les frontières du genre romanesque. Une oeuvre à la beauté insidieuse, dont l'adaptation cinématographique de Bertrand Tavernier restitue toute la violence. Dossier : 1. Histoire et fiction 2. Le roman et la nouvelle au XVIIe siècle 3.
    L'oeuvre vue par ses contemporains 4. Les héroïnes de Mme de Lafayette

    5 Autres éditions :

  • La Princesse de Clèves met en scène, à la cour du roi Henri II, un trio tragique : le duc de Nemours est épris de la princesse de Clèves, qui l'aime en retour, mais est adorée de son époux... Par refus de s'abandonner à une passion coupable, la princesse commet l'irréparable : elle avoue tout au prince. Et cet aveu central dont dépend l'issue du drame a fait couler beaucoup d'encre, ainsi que le résume la romancière Marie Darrieussecq : « Les premiers lecteurs de Mme de Lafayette, au XVIIe siècle, le jugèrent invraisemblable : quelle épouse pense devoir informer son mari de ses tentations adultères ? Au XVIIIe siècle, cet aveu, on l'a trouvé charmant. Au XIXe, immoral. Au XXe, idiot : mais qu'elle l'épouse donc, son bellâtre de cour ! Et au début du XXIe, on dit qu'il ne faut plus lire ce livre, mais c'est encore une autre histoire. »

    30 Autres éditions :

  • La Princesse de Clèves montre l'effet ravageur de la passion dans une âme qui se veut maîtresse d'elle-même. De la première rencontre avec le duc de Nemours jusqu'à la fuite finale dans le "repos", en passant par un aveu qui cause la mort de son mari, Mme de Clèves assiste lucidement à une déroute contre laquelle ses raisonnements restent impuissants. Mme de Lafayette combat ainsi une grande partie de la littérature amoureuse avec cette arme qui s'appelle l'"analyse".
    Mme de Lafayette ne l'a pas inventée. Mais jusque-là, elle ne servait qu'à expliquer le comportement des personnages. Ici, pour la première fois, l'analyse devient un moyen de progression et la substance même du récit. Cette audace explique la fortune exceptionnelle du roman, et sa nombreuse postérité.

  • Le célèbre roman de Mme de Lafayette, suivi d'un parcours littéraire « Individu, morale et société ». Dans une édition conforme aux nouveaux programmes de français du lycée, incluant notamment des prolongements artistiques et culturels et un dossier Nouveau bac.

    L'oeuvre.
    À la cour du roi Henri II, Mme de Clèves tombe sous le charme de M. de Nemours et subit les ravages d'une passion coupable.
    Dans ce roman d'analyse, pionnier du genre, Mme de Lafayette dépeint avec minutie les tourments de son héroïne, déchirée entre désir et devoir.

    Le parcours « Individu, morale et société ».
    10 extraits de romans des XVIIe et XVIIIe siècles pour étudier comment les personnages, en affirmant leurs désirs, entrent en conflit avec les codes sociaux et moraux de l'époque.

    Le dossier.
    Toutes les ressources utiles au lycéen pour étudier l'oeuvre dans le cadre des nouveaux programmes :
    Un avant-texte pour situer l'oeuvre dans son contexte.
    Au fil du texte, la rubrique « Des clés pour vous guider ».
    Après le texte :
    - des repères sur l'oeuvre.
    - un groupement de textes complémentaires sur le thème de la rencontre amoureuse.
    - des sujets types pour l'écrit et l'oral du nouveau bac français.

    Des prolongements artistiques et culturels.
    Une sélection de 6 oeuvres, en lien avec le roman et le thème du parcours, et des outils pour les analyser.

    Et un guide pédagogique.
    Sur www.classiques-et-cie.com. En accès gratuit réservé aux enseignants, il inclut tous les corrigés : des questionnaires au fil du texte, des sujets de bac, des lectures d'images.

  • La Princesse de Clèves est le grand roman de la passion amoureuse malheureuse. L'auteure introduit pour la première fois l'analyse dans le roman d'amour : l'introspection psychologique. L'héroïne n'est pas passive : elle s'interroge sur ses sentiments. C'est dans ce roman que figure la célèbre scène où l'héroïne avoue à son mari son amour pour un autre homme (M. de Nemours). Il en meurt ; elle entre au couvent. L'héroïne assiste, impuissante, aux ravages de la passion amoureuse, qui déjoue tout raisonnement.

  • « M. de Guise ne se mêlait point dans la conversation, et sentant réveiller dans son coeur si vivement tout ce que Mme de Montpensier y avait autrefois fait naître, il pensait en lui-même qu'il pourrait y demeurer aussi bien pris dans les liens de cette belle princesse que le saumon l'était dans les filets du pêcheur. »

  • Madame de Lafayette Histoire de la princesse de Montpensier, suivi de Histoire de la comtesse de Tende A la fin de la Renaissance, le duc de Guise s'éprend de Mlle de Mézières. Mais bien qu'elle l'aime aussi, la jeune fille est contrainte d'épouser le prince de Montpensier. Trois ans plus tard, un jour qu'il a perdu son chemin près du château de la princesse, le duc la rencontre au bord d'une rivière où elle est venue se reposer : elle rougit à sa vue, et lui-même comprend aussitôt que sa propre passion n'est pas morte.
    Publié en 1662, le court récit de La Princesse de Montpensier fonde l'art classique de la nouvelle. Plus concise encore, et sans doute écrite la première, La Comtesse de Tende, qui resta inédite jusqu'au xviiie siècle, raconte elle aussi l'histoire d'un amour adultère, mais d'une noirceur plus grande. Car la noblesse et la magnificence des personnages ne doivent pas nous tromper. Mme de Lafayette jette sur la condition humaine un regard sombre et les deux héroïnes sont précipitées à l'abîme : La Princesse de Clèves leur fera bien plus tard écho.

    Edition de Laurence Plazenet.

  • En 1662 paraît La Princesse de Montpensier. Des copies de l'ouvrage circulent depuis quelque temps déjà. La nouvelle «court le monde», déplore l'auteur ; «mais par bonheur ce n'est pas sous mon nom».
    En 1669, on dresse le portrait d'«Hypéride», alias Marie Madeleine Pioche de La Vergne, comtesse de Lafayette : «Elle écrit parfaitement bien, et n'a nul empressement de montrer ses ouvrages.» Quand paraît, l'année suivante, le premier volume de Zayde, il est attribué à Segrais.
    En 1678, première édition, anonyme, de La Princesse de Clèves. Des rumeurs suggèrent que Mme de Lafayette pourrait en être l'auteur. Elle se dit flattée, mais dément.
    Il reste que, chaque fois, le succès est au rendez-vous. En témoignent les nombreuses contrefaçons, traductions et adaptations de ces oeuvres qui fleurissent dès le XVIIe siècle. C'est naturellement La Princesse de Clèves qui suscite le débat le plus véhément. Mme de Clèves a-t-elle eu raison d'avouer au prince son mari qu'elle était amoureuse de M. de Nemours? Le Mercure organise une enquête publique sur ce point. Le genre de l'ouvrage est mis en question. Roman d'imagination, roman historique, roman galant? La querelle fait rage entre les Anciens et les Modernes. Le livre inaugure un nouveau genre. Jugé invraisemblable, il donne lieu à une véritable entreprise de réécriture, que motivent l'étonnement suscité par le récit, les silences que l'on y perçoit, l'insatisfaction quant au sort de l'héroïne.
    Sans doute ne lit-on plus l'oeuvre de Mme de Lafayette comme on le faisait au XVIIe siècle ; c'est d'ailleurs ce qui garantit sa survie. Nous voyons dans La Princesse de Clèves un roman de la passion et de la destinée, un chef-d'oeuvre de l'analyse psychologique, un sommet de la langue française, le livre d'une femme, l'acte de naissance du roman moderne. Mais il ne faut pas s'y tromper. Le rayonnement quasi mythique du livre tient à sa double appartenance : à son temps, au nôtre. La présente édition - qui rassemble tous les ouvrages attribuables (ou attribués) à celle qui n'en signa aucun - ne néglige aucune de ces deux dimensions. Les nombreux documents annexés aux oeuvres éclairent leurs sources historiques et les conditions de leur réception ; les textes eux-mêmes, nouvellement établis, sont accompagnés, pour la première fois, des éclaircissements linguistiques désormais indispensables à une lecture exacte et sensible.
    Aux oeuvres s'ajoute la correspondance intégrale, qui montre que Mme de Lafayette ne doit pas être ramenée aux clichés que l'histoire littéraire nous a transmis sur son compte. «Elle a cent bras. Elle atteint partout», disait d'elle une amie chère, la marquise de Sévigné. Les lettres révèlent une femme d'influence, une femme d'affaires et d'intrigues, «persuadée que l'amour est une chose incommode», à la fois fascinée par la passion et aspirant à la paix intérieure, en un balancement qui est au coeur de son oeuvre.

  • Amoureuse du duc de Guise, Mlle de Mézières épouse François de Bourbon, prince de Montpensier. Son mari parti à la guerre, elle l'attend au château de Champigny en compagnie du comte de Chabannes, dont elle fait chavirer le coeur. La beauté de la princesse de Montpensier est ravageuse ; elle renverse également le duc d'Anjou... Mais, fidèle à sa première inclination et de plus en plus près de s'y abandonner, la jeune femme suscite la jalousie et la haine dans le coeur des hommes qui la courtisent et qu'elle dédaigne, à commencer par son époux.
    Inspirée de personnages historiques et rédigée quelques années avant La Princesse de Clèves, cette nouvelle connaît le succès dès sa publication, en 1662.
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  • Dans l'Espagne du Xe siècle aux prises avec les Maures,
    Consalve, fils de l'un des plus grands comtes de
    Castille, recueille Zayde, fille d'un prince musulman, à
    la suite d'un naufrage. Très vite, il s'éprend d'elle - mais
    les deux jeunes gens ne parlent pas la même langue...
    Un jour, elle disparaît : désespéré, il se lance à sa
    recherche. Pourtant, tout les sépare : la guerre, la religion
    de leurs pères, et une prédiction qu'on a faite à Zayde,
    qui la destine à un homme dont on ne connaît que le
    portrait...
    Dans cette «histoire espagnole», lettres et récits insérés
    rythment une intrigue à rebondissements - avec rapts,
    tempêtes, duels et quiproquos à la clé. Surtout, la
    psychologie des personnages, bouleversés par les passions
    et déchirés entre devoir et sentiments, y est décrite avec
    une finesse inconnue jusqu'alors dans le genre
    romanesque. Publié en 1670, Zayde fonde le roman
    d'analyse et annonce le clair-obscur de La Princesse de
    Clèves.


  • This translation of the novel "La Princesse de Cleves", originally written in 1678, tells of life at Court in 17th-century France.

    Grand format N.C.
    Prix indicatif - Contacter votre libraire
  • Le premier roman psychologique. Une édition annotée et commentée dans la perspective des nouveaux programmes de français en 1re.

    Le texte À la cour du roi Henri II, Mme de Clèves tombe sous le charme de M. de Nemours et subit les ravages d'une passion coupable.
    La Princesse de Clèves, roman psychologique pionnier du genre, est suivie de La Princesse de Montpensier qui dépeint un amour impossible.

    Le dossier * Le texte est associé à un dossier critique, qui comprend :
    Des repères historiques et biographiques, des fiches de lecture permettant de dégager les principaux axes de lecture de l'oeuvre, des exemples d'adaptations cinématographiques, deux groupements thématiques composés de textes complémentaires et de documents iconographiques en couleurs ;
    Des sujets de type bac, pour l'écrit et pour l'oral.
    * L'auteur du dossier : Mathilde Bernard, professeur agrégée de lettres modernes et docteur ès lettres.

  • La plus grande romancière du xviie siècle ; on le savait.
    Mais aussi un des plus grands mémorialistes de son temps. la voici confidente privilégiée de l'histoire. fidèle à soi, mais véridique. aucun document n'est plus authentique que l'histoire d'henriette d'angleterre, les chercheurs et les spécialistes l'ont suffisamment montré. tout est révélé ici de la princesse, de son oeuvre politique et sociale, des influences, avouées ou souterraines, qui s'exercent sur elle.
    Mais l'information ne suffirait pas à composer ce portrait d'une femme, d'un coeur, d'une destinée d'exception qu'un grand écrivain fait revivre pour nous. on retrouvera dans les mémoires de la cour de france pour les années 1688 et 1689 la même alliance subtile de l'art et de la vérité. mais, derrière les grands événements politiques, voici les intrigues sordides, les traits généreux ou héroïques, les anecdotes savoureuses : un siècle, ses grandeurs, ses misères.

  • Publié anonymement en 1678, ce roman prend pour cadre la vie à la Cour des Valois.
    Roman historique, même s'il inaugure, par bien des aspects (souci de vraisemblance, construction rigoureuse, introspection des personnages) la tradition du roman d'analyse dont se réclamera une partie de la modernité.
    La Princesse de Clèves témoigne également du rôle important joué par les femmes en littérature et dans la vie culturelle du XVIIe siècle marquée par le courant de la préciosité.
    Roman fondateur, La Princesse de Clèves est évoqué comme l'un des modèles littéraires qui ont inspiré Balzac, Raymond Radiguet ou même Jean Cocteau.

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  • A la cour du roi Henri II, mademoiselle de Chartres épouse sans l'aimer le prince de Clèves. Au cours d'un bal, le prince de Nemours s'éprend de la princesse. Madame de Clèves, au désespoir d'être amoureuse, avoue son penchant à son époux. Follement jaloux, monsieur de Clèves meurt de chagrin.

  • A la cour du roi Henri II, mademoiselle de Chartres épouse sans l'aimer le prince de Clèves. Au cours d'un bal, le prince de Nemours s'éprend de la princesse. Madame de Clèves, au désespoir d'être amoureuse, avoue son penchant à son époux. Follement jaloux, monsieur de Clèves meurt de chagrin.

  • La Princesse de Clèves est un roman publié anonymement par Marie-Madeleine de La Fayette en 1678. Le roman prend pour cadre la vie à la cour des Valois « dans les dernières années du règne de Henri Second », comme l'indique le narrateur dans les premières lignes. Il peut donc être défini comme un roman historique, même s'il inaugure, par bien des aspects (souci de vraisemblance, construction rigoureuse, introspection des personnages) la tradition du roman d'analyse dont se réclamera une partie de la modernité.

  • La collection « Fichebook » vous offre la possibilité de tout savoir de La Princesse de Montpensier de Madame de La Fayette grâce à une fiche de lecture aussi complète que détaillée. La rédaction, claire et accessible, a été confiée à un spécialiste universitaire. Notre travail éditorial vous offre un grand confort de lecture, spécialement développé pour la lecture numérique. Cette fiche de lecture répond à une charte qualité mise en place par une équipe d'enseignants. Ce livre numérique contient : - Un sommaire dynamique - La biographie de Madame de La Fayette - La présentation de l'oeuvre - Le résumé détaillé - Les raisons du succès - Les thèmes principaux - L'étude du mouvement littéraire de l'auteur


  • Madame de la Fayette (1634-1693)


    "La magnificence et la galanterie n'ont jamais paru en France avec tant d'éclat que dans les dernières années du règne de Henri second..."

    Marie-Madeleine Pioche de la Vergne, comtesse de la Fayette, n'a peut-être pas écrit seule, la « princesse de Clèves » mais c'est bien elle qui en eut l'idée et qui en fut l'architecte. Ce roman fut d'ailleurs publié une première fois en 1678 anonymement.

    Madame de la Fayette nous parle de la passion amoureuse, l'asservissement amoureux mais aussi du jeu de l'amour et cela dans une cour où tout ne paraît que divertissement.

  • La paix était faite entre la France et l'Espagne, le mariage du roi était achevé après beaucoup de difficulté, et le cardinal Mazarin tout glorieux d'avoir donné la paix à la France, semblait n'avoir plus qu'à jouir de cette grande fortune où son bonheur l'avait élevé. Jamais ministre n'avait gouverné avec une puissance si absolue, et jamais ministre ne s'était si bien servi de sa puissance pour l'établissement de sa grandeur.La reine mère, pendant sa régence, lui avait laissé toute l'autorité royale, comme un fardeau trop pesant pour un naturel aussi paresseux que le sien.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La Princesse de Montpensier est une longue nouvelle, publiée anonymement par Madame de La Fayette en 1662
    Première oeuvre de l'auteur, d'un genre fort prisé à l'époque, elle connaît un vif succès. Malgré des personnages presque tous historiques, elle relate des « aventures inventées à plaisir », comme avertit le premier éditeur, ce qui enflamme d'autant la curiosité des lecteurs !
    En France, dans les années 1560, au début des guerres de religion... Mademoiselle de Mézières, « héritière très considérable » est promise à un duc (Maine), tombe amoureuse d'un autre (Guise), le frère du précédent, et accepte d'en épouser un troisième (le prince de Montpensier). Elle échappe ainsi à son dilemme, mais pénètre dans le champ des meurtrières rivalités politiques et religieuses de deux clans nobiliaires : les Guise et les Bourbon. Un autre duc, le futur Henri III, entre dans la danse et trouble un jeu déjà complexe. Ajoutez un comte, ami intime du mari, lui aussi amoureux de la princesse, éconduit mais ami fidèle de la belle, et le drame peut se jouer.
    Malgré toutes les bonnes et mauvaises raisons de ne jamais se revoir, la princesse de Montpensier et le duc de Guise se rencontrent en secret, le mari interrompt l'entrevue, le comte sauve l'honneur de la princesse en perdant le sien... le destin de chacun est désormais scellé.
    Avec La Princesse de Montpensier, l'auteur entend montrer les ravages de l'amour sur la vie de celles dont le coeur guide les pas et rappelle que prudence et vertu mènent plus sûrement au bonheur. Les contemporains y ont vu une mise en garde à la très royale belle-soeur de Louis XIV, Henriette d'Angleterre, jeune femme mal mariée, convoitée, et amie intime de Mme de La Fayette.
    Gentiment moraliste, le vrai talent de Mme de La Fayette réside dans la fine analyse psychologique de ses personnages, qui fait d'elle un précurseur du genre, alliée à un sens aigu du récit et une écriture sans fioriture. Audacieuse, elle dépeint les Grands, non comme modèles, mais comme êtres vibrants, condamnés à osciller entre passion et devoir. Une leçon dont chaque lecteur appréciera la modernité.
    Amateurs de belles histoires et d'Histoire, cette princesse n'attend que vous !
    EXTRAIT
    Le duc d'Anjou en demeura accablé comme d'un coup de tonnerre. Il vit, dans ce moment, qu'il avait un rival aimé. Il comprit, par le nom de Madame, que ce rival était le duc de Guise ; et il ne put douter que la princesse sa soeur ne fût le sacrifice qui avait rendu la princesse de Montpensier favorable aux voeux de son rival. La jalousie, le dépit et la rage, se joignant à la haine qu'il avait déjà pour lui, firent dans son âme tout ce qu'on peut imaginer de plus violent, et il eût donné sur l'heure quelque marque sanglante de son désespoir, si la dissimulation, qui lui était naturelle, ne fût venue à son secours, et ne l'eût obligé, par des raisons puissantes, en l'état qu'étaient les choses, à ne rien entreprendre contre le duc de Guise.

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