• En décembre 1998, suite à l'assassinat du journaliste Norbert Zongo, l'auteur manifeste au sein du Collectif contre l'Impunité pour demander justice. A la marche de protestation du 8 avril 2000, il est arrêté, écroué puis sauvagement rasé. Libéré, il écrit un article dans "L'Indépendant" sur les conditions de sa détention. Il sollicite une mise en disponibilité que le Ministère de l'Enseignement lui refuse. Il démissionne de toutes ses fonctions. En même temps qu'un hommage envers un journaliste refusant toute compromission, cet ouvrage est un cri de révolte d'un Burkinabé profondément meurtri, attaché à son pays et à la démocratie.

  • Mabou quitte le Sénégal en quête de ressources pour subvenir aux besoins de sa famille. Une embarcation de fortune, le menant avec ses camarades jusqu'à la forteresse Europe, chavire en Méditerranée. S'il échappe à la noyade, c'est pour devenir l'ouvrier corvéable à merci d'un entrepreneur cupide qui voit en lui une main-d'oeuvre à bon compte. L'odyssée de Mabou et de tous ses frères de misère est ici relatée avec toute la force d'un auteur intransigeant. Après des études de Lettres Modernes à l'université de Ouagadougou, Loro Mazono travaille comme agent au dépôt légal à la direction du livre et de la promotion littéraire du Ministère de la Culture et des Arts du Burkina Faso. En décembre 1998, suite à l'assassinat du journaliste Norbert Zongo, il manifeste pour réclamer justice. En 2000, il est arrêté et écroué. Une fois libéré, il rédige un article sur ses conditions de détention. Arrivé en France, il multiplie les emplois précaires. En 2007, il saisit une opportunité pour travailler sur ce projet professionnel qui l'anime, le journalisme. Aujourd'hui, il collabore au journal L'indépendant fondé par Norbert Zongo. Loro Mazono est l'auteur de « Sans se soucier de la couleur de l'amour » et de « La porteuse de baya - Tome I » parus aux Éditions du Panthéon.

  • Dib, Dan et Bâ, prennent conscience des maux qui minent leur ville, Korodougou. Alors les jeunes hommes, refusant l'indifférence face à la chienlit qui les entoure, choisissent de "lutter" contre les "Favistes". Le trio, qui se réunit la nuit à la "quatrième poubelle"(où dorment les mendiants) est rejoint par de nouveaux membres dont Bello, qui leur conte la curieuse histoire de cette poubelle...

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  • Bomassa, roi atypique, a la boulimie du pouvoir. Il règne depuis quarante-deux ans, contre toute attente, sur Torodougou, sans se soucier d'alternance. Un seul rêve l'obsède : entrer dans la légende. Ainsi s'est-il forgé un destin hors du commun. Borofata, un célèbre avocat, brise le tabou : il se lance à la conquête du trône en se présentant aux élections...

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  • Dupont, titulaire d'un Doctorat de sociologie, est un travailleur immigré togolais qui vit à Saintville, en France. Sophie, sa compagne, est Française, et travaille comme « Technicienne de surface » chez « Maison propre ». C'est un titre ronflant qu'elle déteste. Ils ont douze enfants à eux deux, et forment ainsi une famille recomposée atypique.

    Dans l'appartement, les parents sont en permanence sur le qui-vive, car une bagarre peut éclater à tout moment : un vrai casse-tête. Indépendamment de ce phénomène, Dupont et Sophie, n'appartenant pas à la même culture, se heurtent à leurs visions opposées. Ils tentent de trouver un compromis. Arriveront-ils à transcender cette question pour sauver l'essentiel ?

  • « - Tu es Français et tu as la peau blanche !
    - Oui, oui ! lança-t-il, d'un ton modéré. Tu as bien compris.
    À Boudou, dans ce village, tout ce qui sort de la bouche d'un Blanc est bien parole d'Évangile !
    Et les sourcils de Legrand se dressèrent d'étonnement :
    - À ton avis, ses habitants sont crédules ?
    - Plutôt, des jobards ! Cela se comprend aisément : ils n'ont pas été à l'école et ne sont pas informés. Là-bas, à Boudou, je me comporte comme Louis XIV. » Lors d'une pérégrination en Afrique, Boncon découvre le village de Boudou qui manque cruellement de tout : eau potable, école, santé... Dans un élan humanitaire, il crée à son retour en France une association pour lui venir en aide et s'en proclame président envers et contre tous.
    Divinisé par les habitants qui voient en lui un sauveur, Boncon s'arroge tous les droits, dont celui de posséder une femme déjà mariée au neveu du chef du village. Rapidement, l'ivresse du pouvoir prend le dessus sur les sentiments altruistes et l'humaniste devient ainsi despote...

  • La vente des poissons et des arachides ne parvenait pas à assurer l'avenir de Mabou, de Taï, son épouse, et de leur cinq enfants. Ainsi, Mabou eut un rêve : quitter le Sénégal pour la France où vit déjà Sassa, un ami. N'ayant pu obtenir de visa et seulement muni de ses modestes économies, Mabou effectue un voyage pour Tanger, via Dakar et Casablanca. Il y séjourne quelques temps et fait la connaissance d'un passeur véreux : vingt mille dirhams, soit deux mille euros pour passer de l'autre côté de la Méditerranée. N'ayant guère le choix, Mabou paie cette somme. Sous le froid et le vent, c'est le début d'un voyage sur une mer qui gronde... NB : 10 dirhams=1 euro=655,96 F CFA

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