• Qui se cache derrière l'ombre du mal personnifié qui fut aussi nommée Méphisto, Lucifer ou Belzébuth ? L'ouvrage revient sur les origines religieuses de cette figure, profondément ancrée au fondement mémo du monothéisme comme incarnation de l'altérité, de l'opposition entre les forces du Bien et du Mal. L'auteur restitue les contextes de développement et de transformation de ce personnage complexe aux multiples avatars et attributions.
    Satan est une figure qui déborde le religieux, la sorcellerie, l'Occident et les séquences historiques de l'Antiquité et du Moyen Age, pour se déployer par-delà les frontières des temps, des idées ou des cultures, et se montre plus résistant qu'on l'imaginait au rationalisme et à la sécularisation des sociétés qui l'ont fait naître et vu se développer. Instrumentalisé par l'Eglise au plus fort des temps de la chasse aux sorcières et de la guerre au démon, invoqué par des mouvements sectaires comme le symbole de la transgression des normes et de l'interdit, il peut être aussi considéré comme l'emblème d'une contre-culture populaire qui se manifeste dans la musique des Rolling Stones ou Black Sabbath mais aussi dans la littérature de polars américains ou encore dans les romans de fantasy et merveilleux.

  • Des héritiers du plus ancien monothéisme de l'histoire de l'Occident, le judaïsme, comptent désormais parmi les plus fervents pratiquants d'un polythéisme importé d'Orient, le bouddhisme, au point d'en être les plus actifs adeptes et promoteurs sous nos latitudes.
    Depuis un demi-siècle, les Jubus - « mi-juifs-mi-bouddhistes » - s'efforcent ainsi d'inventer une forme hybride de spiritualité, qui mêlerait des « racines juives et des pétales bouddhistes » comme le veut l'expression consacrée Outre-Atlantique. Mais jusqu'à quel point et avec quels effets ? A partir d'une enquête menée sur plusieurs continents, ce livre dresse un portrait des Jubus et analyse les conditions historiques comme les limites culturelles de ce métissage original. C'est tout l'arrière-plan des rendez-vous manqués ou des rencontres plus manifestes entre deux religions orientales (l'une, Proche-orientale et l'autre, Extrême-orientale) qui se révèle pour rendre compte d'antiques et complexes relations que le judaïsme a pu entretenir avec les religions de l'Asie.

  • Depuis sa fondation au XIXe siècle, jusqu'à son redéploiement actuel dans les sociétés contemporaines et dans le contexte de la mondialisation, l'anthropologie a toujours porté un intérêt particulier à la religion, à ses origines, ses formes et ses variations. L'anthropologie des religions est cette branche de l'anthropologie sociale et culturelle qui s'est constituée à partir de l'étude de religions (magie, sorcellerie, animisme, totémisme, chamanisme...) et d'objets empiriques (mythes, rites, croyances, représentations, organisations sociales) particuliers, en mobilisant des théories et en employant des méthodes qui lui confèrent une identité singulière dans la constellation des sciences religieuses. Ce domaine de la connaissance anthropologique, qui fut un temps considéré une « science des religions primitives », conserve aujourd'hui toute sa pertinence pour saisir des religions, modernes ou pas, en mutation et en mouvement.

  • Le bouddhisme est récemment apparu au coeur de nos sociétés comme l'une de ces " nouvelles spiritualités ", adoptée sous nos latitudes en réponse à la crise de la modernité.
    Mais, de l'asie à l'occident, la trajectoire de l'antique religion asiatique ne se laisse pas réduire à des explications simplistes. cet ouvrage propose un panorama historique et géographique des formes du bouddhisme d'occident, ainsi que des théories que sa présence a suscitées : il interroge ainsi ses origines, ses causes, ses contextes et modalités d'expansion, ses conséquences - tant sur le versant du bouddhisme que sur celui de ses sociétés d'accueil -, la nature de l'adhésion et la question de l'identité de ses pratiquants (migrants et convertis) et, enfin, l'avenir qui s'offre à la religion de bouddha, loin de ses creusets culturels d'origine.

  • Un peu partout dans le monde, les antiques traditions religieuses bouddhisme, christianisme, islam comme les « nouvelles religiosités » mouvances sectaires et spiritualités alternatives , saccommodent dune mondialisation économique qui, pourtant, véhicule des valeurs et des logiques apparemment opposées à celles de la religion.Hostiles, par principe mais non dans les faits, aux choses de largent et au commerce, les religions nen ont pas moins été des agents particulièrement actifs du développement des systèmes économiques. En retour, ceux-ci ont contribué à façonner les dogmes et les formes des religions.Mais une révision des rapports entre économie(s) et religion(s) simpose : depuis les années quatre-vingt-dix, en effet, les analyses et modèles de léconomie politique sappliquent à la compréhension des nouvelles relations que les individus et les sociétés entretiennent avec le religieux. Lionel Obadia dresse ici un état des lieux inattendu du vaste domaine de ces relations et questionne la pertinence du concept déconomie religieuse léconomie de la religion et non dans la religion.

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  • La sorcellerie : fantasmes et idées reçues Nouv.

    Charmes, sortilèges, maléfices... ces symboles d'un passé que l'on croyait révolu sont toujours bien présents aujourd'hui. De la figure sympathique d'Harry Potter, en passant par le vaudou, les sorcières et autres cultes sataniques, la sorcellerie n'a pas quitté la scène des sociétés humaines.
    Au travers d'une analyse historique et sociologique, illustrée de nombreux exemples passés et récents, Lionel Obadia montre ici que la pérennité de la sorcellerie tient à sa capacité à pourvoir en significations surnaturelles là où le rationalisme et la religion montrent leurs limites, et à fournir des moyens d'action sur un destin qui reste encore et toujours source de questionnement pour l'homme.

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  • L'examen de la relation ethnographique fait l'originalité du thème de cet ouvrage : celle qui se construit sur le terrain entre des enquêtés et l'ethnologue.
    Il retient cinq des contributions réalisées à l'occasion d'un enseignement d'initiation au terrain ethnologique dispensé à l'Université de Lille 3. Les études tic cas vont des Dogon du Mali aux Sherpa du Népal en passant par les Amish de Pennsylvanie et les habitants d'une cité du sud de la France. Cette diversité des lieux, des configurations sociales et culturelles, et donc des approches, souligne la richesse de l'éventail de la pratique ethnologique.
    Sur le terrain, l'ethnologue est accueilli, observé, épié, manoeuvré par la population qu'il étudie, et qui, en retour, le jauge. Il n'est pas le seul à déployer des stratégies dans la relation... et d'en jouer. L'accent porte ainsi sur la réciprocité de la mise en scène de Soi et de l'Autre tant par l'ethnologue que par ses partenaires sur le terrain. L'enquête ethnologique est un jeu qui se joue nécessairement à plusieurs.
    Ses règles et ses enjeux évoluent au gré de l'immersion et de la perception de l'altérité réciproque, toujours présente, même dans le cas d'une enquête " chez soi ". Tous sujets d'un même terrain, les acteurs - l'ethnologue comme ses partenaires - négocient des positions mouvantes autour du contexte et de l'imaginaire de l'enquête.

  • La religion

    Lionel Obadia

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  • Fondée en 1941 par Paul Angoulvent, traduite en 40 langues, diffusée pour les éditions françaises à plus de 160 millions d'exemplaires, la collection " Que sais-je ? ", est aujourd'hui l'une des plus grandes bases de données internationales construite, pour le grand public, par des spécialistes.
    La politique d'auteurs, la régularité des rééditions, l'ouverture aux nouvelles disciplines et aux nouveaux savoirs, l'universailité des sujets traités et le pluralisme des approches constituent un réseau d'informations et de connaissance bien adapté aux exigences de la culture contemporaine.

  • " La sorcellerie représente les forces du mal " ; " Chats noirs, hiboux, corbeaux...
    Sont les animaux des sorcières " ; " La sorcellerie est une affaire de femmes " ; " La sorcellerie, c'est pas chrétien ces choses-là ! " ; " Le bûcher est le châtiment des sorcières " ; " Le satanisme, c'est la sorcellerie moderne "... Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L'auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir.

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  • Dans la diaspora chinoise des quatre coins du monde, la communauté de Calcutta ne ressemble à aucune autre. D'origine cantonaise ou hakka, son développement a permis la floraison d'un modèle d'insertion unique dans le milieu formidablement complexe, animé par un système de castes et un héritage colonial vivace, où, dans un kaléidoscope s'entrelacent sans toujours se mêler mille peuples et mille influences : hindoues, britanniques, bengalies, musulmanes. Ce livre essaye d'en retracer l'Histoire, des origines vers 1780 à nos jours, mais aussi les histoires individuelles, rythmées par les pulsations de la ville.

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  • Cet ouvrage inédit, réunissant près de 80 sociologues, ethnologues, anthropologues, historien, veut permettre une meilleure connaissance des groupes religieux présents en France et leur évolution récente.
    Dans une approche inédite, il propose une série de chapitres présentant chacun en détail un groupe religieux. Ces mouvements religieux sont regroupés par grands ensembles confessionnels, ce qui permet de saisir la diversité interne de chacun de ces ensembles.
    Ce livre offre une couverture inégalée dans la présentation des groupes religieux, en évoquant certains déjà connus, mais en éclairant également d'autres qui restent largement à découvrir.
    Présenter, dans un ouvrage unique, l'ensemble des groupes religieux minoritaires de France fournira certainement un outil de travail extrêmement précieux à toute personne cherchant à connaître l'un ou l'autre d'entre eux. Cette vue d'ensemble fournit un élément précieux de connaissance du panorama religieux français. Elle permet également de saisir le positionnement des groupes dans l'espace public et les uns par rapport aux autres, contribuant ainsi à une meilleure intelligence du fait religieux dans la France contemporaine.

  • Clifford Geertz (1926-2006) aura sans douté été l'un des anthropologues nord-américains les plus marquants du XXe siècle. Ethnographe de Java, de Bali et du Maroc, il a laissé une oeuvre d'une grande richesse qui n'est que partiellement connue (parce que inégalement traduite) en France. Sa volonté de situer l'anthropologie dans le champ de l'herméneutique, sa théorie de la culture (d'inspiration sémiotique), son traitement original des enjeux de l'écriture ethnologique, son approche symboliste de la religion comptent parmi ses plus célèbres contributions. Mais Geertz fut aussi l'un des pionniers de l'ethnographie du Maghreb et de l'islam, un théoricien inspiré bien au-delà de l'anthropologie, ne dédaignant pas aborder des thèmes pour lesquels il est moins réputé ( l'économique, le politique, le théâtre,... ). Cet ouvrage vise à mieux faire connaître ses travaux et son approche, en soulignant les principaux aspects d'une pensée qui, pour influente qu'elle fût, n'en est pas moins discutée et critiquée. Ce n'est ainsi pas le bilan d'une oeuvre immense qui est ici dressé, mais un débat qui est ouvert autour de certains aspects de ses travaux. Il réunit des spécialistes d'horizons intellectuels différents, qui réévaluent, à l'aune de terrains et d'objets divers, la pertinence l'anthropologie de Geertz, s'agissant du savoir, de la culture, de la religion, et du monde arabo-musulman.

  • Un nouveau spectre hante les esprits: la mondialisation.
    Celle de l'économie est en cours mais plus redoutée est celle des cultures, des sociétés et des identités qu'il faudrait protéger contre la vague uniformisante qui déferle sur le monde. L'image a le mérite de la simplicité mais sa pertinence suppose d'être examinée plus avant. C'est ce doute qui fut au coeur d'un colloque qui s'était donné pour tâche de scruter les processus de mondialisation à la lumière des arts.
    Bien mieux qu'un baromètre indiquant en temps réel la fluctuation des valeurs, l'art est une surface sensible aux forces et aux mouvements virtuels qui font le monde. Par sa localisation géographique, historique, culturelle et politique, le Maghreb, diasporas comprises, offre un remarquable observatoire et laboratoire des transformations en cours. D'où le choix d'interroger les incidences et les résistances des pratiques artistiques dans le contexte transculturel de cette région.
    Ce qui survient est de l'ordre des incidences, que les artistes ont d'abord vocation à déclarer dans leurs oeuvres, qui traduisent également des résistances, moins défensives que créatrices et moins enracinées que construites selon des stratégies d'alliance, de mixage et d'hybridation. Ce volume regroupe ainsi un ensemble de questionnements théoriques sur les concepts de mondialisation, de résistance, d'incidence, de transculturalité, de crise.
    Trois sections consacrées successivement aux questions du patrimoine, de l'enseignement des arts et des imaginaires littéraires, en scrutent les horizons sociaux et culturels.

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