• Un siècle après Camille Vieillard, cet ouvrage retrace à nouveaux frais la naissance et la diffusion d'un mode de lecture du corps promis à un bel avenir, et qui joua un rôle considérable dans la représentation symbolique du médecin comme dans les relations entre praticien et patient.
    Le stéréotype du médecin examinant le contenu d'un flacon ne doit en effet pas masquer les forces d'évolution à l'oeuvre dans ce domaine pendant toute la période, tant du point de vue de l'histoire intellectuelle que de celui de l'histoire sociale. Traités médicaux, statuts professionnels, actes de la pratiques judiciaire, oeuvres littéraires et témoignages de l'iconographie, sont donc interrogés et croisés pour mettre en lumière les différentes facettes et implications de l'uroscopie, qui ne s'éteignit qu'avec la naissance de la chimie, à la fin du XVIIIe siècle.

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  • On a beaucoup traduit au Moyen Âge, et l'originalité de ce numéro est de réunir des historiens et des littéraires autour d'un problème qui se pose à eux avec la même force :
    Comment traduisait-on au Moyen Âge ? et comment traduire le Moyen Âge aujourd'hui ?
    Histoire et littérature sont parfois pensées comme deux domaines étanches. Or deux occupations leur sont aussi communes qu'essentielles, à savoir l'édition et la traduction, puisque sans texte scientifiquement établi il n'est ni reconstitution du passé ni herméneutique solide possible, et que sans traduction, il n'est pas non plus de compréhension assurée des témoignages venus des mondes anciens. L'originalité de ce numéro coordonné par une chercheuse ayant reçu une double formation en Lettres et en Histoire est donc de faire dialoguer des spécialistes de littérature et d'histoire du Moyen Âge autour d'un même objet : la traduction.

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