• Le langage n'est plus le propre de l'homme. On sait désormais que les animaux communiquent entre eux mais également à notre attention. Nous n'avons jamais été aussi proches de nous comprendre mais il reste un pas à faire en direction de cet autre que l'homme n'a jamais vraiment considéré comme un interlocuteur. Qu'il sache déjà que les animaux ne parlent pas pour ne rien dire.
    Au prétexte que les animaux ne parlent pas un langage articulé, on a jugé qu'ils ne pensaient pas, qu'ils n'avaient rien à dire et qu'ils étaient insensibles. Grâce aux dernières découvertes scientifiques, nous savons désormais que les animaux ont un langage. Comment communiquent-ils entre eux, et avec nous ? Pourrons-nous bientôt converser ensemble ?
    Communiquer avec les animaux est l'un des enjeux des prochaines décennies. L'idée a traversé les cultures et les époques : après avoir tenté d'apprendre notre langage aux animaux dans les années 1960, les chercheurs se sont engagés à décoder le leur. Ils se sont alors rendu compte que nos langages avaient une parenté plus étroite qu'on ne le pensait. Leurs " conversations " ne sont pas " bruit " ou " grincement ". Elles racontent des histoires, des apprentissages ; elles expriment des émotions, des intentions ; elles forment une pensée et une identité. Comme nous, les animaux peuvent apprendre une langue étrangère, échanger dans des dialectes régionaux, transmettre des informations, désigner des éléments pour décrire leur monde, utiliser une syntaxe, apprendre à parler à leur progéniture... De même, ils écoutent, déchiffrent et s'adressent aux hommes de différentes manières : communication vocale et acoustique, échange visuel par le biais de postures. Les technologies promettent pour l'avenir des outils qui nous permettront de nous comprendre mutuellement, de traduire leur langue et la nôtre, et de saisir ainsi leur point de vue. Ces découvertes ouvrent des perspectives révolutionnaires et demain, qui sait, les animaux revendiqueront peut-être haut et fort leurs droits.

  • Nous rendre attentifs à la nature sauvage, à la créativité des mondes animaux, réinventer avec eux de nouveaux liens, éprouver ce sentiment profond d'un environnement partagé, c'est résister au rouleau compresseur de nos sociétés et conserver en nous une part de liberté. C'est rester vivant. Voilà vingt ans que Karine Lou Matignon affirme cette idée à travers ses reportages et ses livres. 
    Douze ans après son premier essai dans la collection Clés, Sans les animaux, le monde ne serait pas humain, récompensé par le prix littéraire 30 Millions d’amis 2000, elle va de nouveau à la rencontre de scientifiques et d’écologistes, mais aussi de philosophes, d'aventuriers et d’artistes, hommes et femmes passionnants, pour qui l’animal et la nature sont devenus les supports d’expériences humaines transformatrices, les fondations d’une pensée fertile. 
    Tous sont convaincus que mieux comprendre les bêtes et la nature n'est pas incompatible avec le progrès, bien au contraire, que l'évolution même de l'humanité doit en passer par là. « Va prendre tes leçons dans la nature », recommandait Léonard de Vinci. S’en inspirer pour construire de nouvelles technologies, d’autres modes de consommation, d'éducation, d’existence. Chacun nous dit pourquoi et comment, ce qui fait de ce livre à la fois un voyage au coeur du sauvage et un traité de philosophie pour réinventer notre avenir.

  • Des matrones de l´Antiquité à l´utérus du futur, la grande aventure de l´enfantement.C´est assurément un heureux événement, si naturel, si banal, et si bouleversant. Longtemps, la naissance du petit d´homme est restée un merveilleux mystère, et une épreuve pour les mères. Avant que la science et la médecine ne viennent s´en préoccuper, on l´a nourrie de mythes, de croyances, de rituels parfois déconcertants. Par quel enchantement un bébé surgissait-il ainsi du ventre des femmes ? La naissance a toujours intrigué l´humanité et malgré son caractère intime, obsédé l´Église comme l´État qui ont tenté de s´en emparer. Lourde responsabilité que de porter le devenir d´une espèce !

    Comment expliquait-on autrefois l´apparition d´un enfant ? Comment l´accueillait-on ? Comment les femmes ont-elles vécu leur grossesse au fil des siècles ? Comment les méthodes d´accouchement ont-elles évolué ? Où en sommes-nous aujourd´hui ? Jusqu´où pouvons-nous aller ? Nous dirigeons-nous vers une nouvelle révolution de la naissance, vers une artificialisation complète de l´émergence de la vie ? Sans douleur, sans violence, et demain... sans mère ?

    En trois temps - La naissance autrefois, la révolution de la naissance, Naître demain - trois des meilleurs spécialistes, dont le professeur René Frydman, père du premier bébé éprouvette et pionnier des techniques in vitro, retracent ici cette prodigieuse épopée, des matrones de l´Antiquité aux futurs vertigineux que la science nous prépare. Désormais, procréation et sexualité peuvent être totalement dissociées ; on peut avoir un enfant si on le veut, quand on le veut, et bientôt comme on le veut, grâce à des technologies inédites : congélations des ovules pour les garder pour des jours meilleurs, sélection des embryons vierges de maladies héréditaires ou encore, perspective moins éloignée qu´on le croit, utérus artificiel qui fera naître des enfants à l´extérieur du corps des mères...

    En se penchant sur la manière dont on fait des petits d´homme, nos spécialistes, qui s´expriment sans tabou, nous interrogent aussi sur l´identité humaine, et nous entraînent dans une réflexion essentielle sur le devenir de notre espèce.

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