• Depuis 1962, l'Algérie a surmonté seule toutes les crises intérieures au point, paradoxalement, de faire figure d'élément de stabilité sur la scène régionale. Obsédée par sa souveraineté, ce pays du Maghreb central cultive un sentiment d'encerclement et un certain repli sur soi, même si son importante diaspora lui offre une fenêtre sur le monde. Devenue la première puissance militaire du continent, elle s'est toujours abstenue d'en devenir le gendarme afin d'être fidèle à son dogme de la non ingérence, en dépit des dangers qui s'accumulent aux frontières : au Sahel, gangrené par le terrorisme islamique, où chez son voisin libyen en pleine guerre des clans. Par ailleurs, si l'Algérie est confrontée à des défis internes qu'elle ne parvient pas à résoudre, elle s'est aussi posée en médiateur pour régler des crises internationales (otages américains de Téhéran, guerre au Mali...), à l'exception notable de l'imbroglio du Sahara occidental que Alger semble se plaire à entretenir dans un jeu de rivalités avec le Maroc qui dure depuis un demi siècle. La démocratisation hypothétique de l'Algérie à l'issue de la crise politique qui a débuté le 22 février 2019, va-t-elle influencer la donne géopolitique ?

  • À la fois pays fermé, si on considère sa situation géopolitique entre l'océan et l'Algérie dont la frontière est verrouillée depuis un quart de siècle, et État ouvert sur le monde si on prend en compte son dynamisme économique, son volontarisme diplomatique, sa culture aux influences multiples, le Maroc présente une succession de visages dont nous proposons de dresser les portraits.

    En dépit de sa taille moyenne, le royaume du Maroc est un acteur important de la scène internationale, aussi bien comme médiateur au Moyen-Orient ou en Afrique, que comme régulateur des flux migratoires vers l'Europe, tout en gérant l'image très contrastée de sa diaspora européenne.
    Le nombre de personnes d'origine marocaine, parmi les terroristes frappant l'Europe occidentale est contrebalancé par la parfaite insertion de la majorité des Marocains dans le monde occidental. Le pays se veut à la fois atlantique et méditerranéen, arabe et musulman, tout en regardant vers l'Europe et en redécouvrant ses racines africaines.

  • Qui sont-ils ? Combien sont-ils ? Quel est leur projet ? Surmédiatisée et méconnue à la fois, l'Organisation de l'Etat islamique s'est imposée comme un acteur central au Moyen-Orient. L'auteur remonte le fil d'un siècle d'histoire, de la création de la confrérie des Frères musulmans au terrorisme, en passant par l'enracinement des islamistes dans les sociétés arabes. Pédagogique, cet ouvrage donne des clés de compréhension sur l'islam, l'islamisme, les rivalités régionales, les antagonismes ethniques ou confessionnels et le jeu des puissances occidentales. Accessible, il propose plus de 40 fiches pour décrypter la stratégie et les problématiques de Daech.

  • La présence en France de plusieurs millions de personnes qui se reconnaissent dans la culture musulmane - ou dans sa pratique religieuse - génèrent des tensions nouvelles dans le contexte d'une République qui est pour la première fois depuis la Révolution confrontée à une revendication collective d'intégration. Les attentats de janvier dernier perpétrés par trois terroristes a liés à Al Qaeda et de nationalité française relancent le débat sur di érentes problématiques :
    L'École, l'Histoire, l'Islam de France, le rôle des Médias, l'Habitat ou le modèle d'intégration, ont resurgi à l'occasion de cette tragédie. Comment favoriser un récit national inclusif ? Le modèle politique républicain a-t-il atteint ses limites ? La Nation peut-elle être une et assimiler les di érences ?

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