Littérature générale

  • « Rongé par le doute, et déterminé comme pas un, Julien Bosc n'a cessé de se vouloir poète. Il a payé le prix fort et il s'est fait poète. Et non pas comme d'innombrables semblants, mais poète très rare. André Bernold avait su déceler à la lecture d'un dialogue écrit sur le fil d'une tragédie sans nom, De la poussière sur vos cils, un texte unique. On peut en dire autant de cette geste murmurée par des gorges inactuelles : Le coucou chante contre mon coeur. Loin des discours engagés, des proclamations stériles, c'est à un exercice d'intériorisation que s'est livré un homme de ce monde, un homme désemparé, savant et sensible. Hanté par une sienne mémoire des vagues d'exil dans une Europe déchirée par la haine, né juif et redevenu juif par obligation morale dans une époque marchandant si volontiers toute dignité, redevenu errant, étranger démuni dans un pays de possédants marqués par le racisme toujours là et instrumentalisé à outrance, Julien Bosc a repris sans plaisir un rôle délaissé, celui du veilleur dans la nuit. Pour que l'humanité ne s'oublie pas tout à fait. »

  • "Un pré, peut-être.
    Un pré sur les ruines, à la lisière du bois.
    La lumière est pâle. Une lumière de lune.
    Et le grondement, sourd, au loin, telle ni grave ni aiguë une voix, immergée en elle-même Une voix pourtant. Sinon quoi ?
    Les vagues ?
    Quelles vagues ?
    L'algue ou le corail ?
    Quelle algue, quel corail ?
    Ô eau immobile de la rivière ou l'étang.
    Quand le vent n'est pas là" Une femme, un homme, dont on ne sait rien, mais dont le dialogue, peu à peu, dévoile l'indicible passé. Une voix tel un psaume. Un poème saisissant hanté par la Shoah.

  • Le corps de la langue

    Julien Bosc

    • Quidam
    • 4 November 2016

    Le texte de Julien Bosc est un long poème érotique qui use du corps comme métaphore d'un travail sur la langue, dans un jeu entre un homme et une femme, la femme-langue ayant la maîtrise de ce qui se dit, l'homme amputé de sa voix n'étant que le corps éclaté du poème.

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  • Pas

    Bosc Julien

    • Unes
    • 7 June 1999
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