• Oeuvre monumentale qui couvre soixante-dix ans de la vie de l'écrivain, le Journal de Julien Green n'avait pourtant jamais été publié dans sa version intégrale et définitive. L'auteur en avait délibérément écarté les pages les plus intimes, l'évocation de sa vie amoureuse et certains portraits littéraires dans lesquels il livrait une opinion sans fard sur quelques-uns de ses pairs.
    Jugeant impubliable de son vivant cette « confession qui rétablissait la vérité » et où l'on saurait « tout » de lui, selon sa formule, Julien Green s'est cependant toujours montré favorable à l'idée que cet ensemble soit exhumé le moment venu par ses héritiers, leur laissant le choix d'en décider en fonction des instructions qu'il leur avait laissées. C'est chose faite aujourd'hui, grâce à cette édition conçue à partir des manuscrits originaux par Guillaume Fau, Alexandre de Vitry et Tristan de Lafond.
    Entre préoccupations métaphysiques et notations relatives à son travail de créateur, le grand romancier catholique, porté par une exaltation incessante de la jeunesse et de la beauté, livre ici, avec une sincérité sans détour et de la façon souvent la plus crue, le récit de ses rencontres et aventures homosexuelles, de ses rapports avec des amants de passage comme avec son compagnon de l'époque, Robert de Saint Jean. Julien Green n'ignorait pas que ces pages restées longtemps confidentielles pourraient surprendre, voire scandaliser, le jour où elles seraient révélées. Mais il tenait les exigences de la chair pour indissociables de celles de l'esprit : une conviction qu'il ne cesse d'illustrer à travers cette magnifique célébration du désir et de la passion. Son « journal complet », comme il le qualifiait, offre ainsi une approche plus authentique de sa vie comme de l'ensemble de son oeuvre.

  • Julien Green
    Léviathan

    Dans un cauchemar, le pire est toujours sûr. Léviathan est un cauchemar d'amour. Dès l'entrée de ce roman noir, nous laissons toute espérance. L'enfer, ce n'est plus les autres, c'est chacun pour soi.
    Un homme mal marié regarde et suit une jeune blanchisseuse, Angèle. Angèle, nom ironique, car la belle se prête à tous les jeux. Mais un homme amoureux est un naïf et un aveugle ; il va se conduire en enfant de choeur ; elle se refuse. Il s'exaspère et la frappe, la laissant pour morte, et dans sa fuite cause la mort d'un vieillard qui se trouve sur son chemin.
    Cette oeuvre inoubliable inspira ces mots à Maeterlinck : « Je lis peu de romans, car à un certain âge on s'intéresse médiocrement aux petites et charnelles questions sexuelles ou sentimentales qui en forment le fond. Mais votre Léviathan, c'est autre chose. Je l'ai lu sans désemparer, comme si j'avais découvert tout à coup un Balzac souterrain qui promenait sa lampe de mineur dans des ténèbres bien plus épaisses que celles auxquelles nous sommes accoutumés. Et quelle belle lumière quand, par moments, il sort de sa nuit et regarde le paysage. »

    1 autre édition :

  • A vingt-sept ans, avec ce roman devenu un classique, Julien Green installait aux côtés d'Eugénie Grandet et d'Emma Bovary une autre inoubliable figure de femme au destin silencieusement écrasé dans l'étouffante médiocrité de la province.


    Jeune et belle, Adrienne Mesurat s'étiole entre un père tyrannique et borné et une soeur plus âgée, aigrie et malade. Il suffit d'un homme croisé, d'un regard un instant saisi, pour rendre à jamais insupportable cette existence sans espoir...


    Du chemin qui l'emmène alors vers la tragédie la plus sombre, seul le romancier de Léviathan et de Si j'étais vous... connaît tous les détours. Il nous y conduit insensiblement, dans un récit envoûtant et comme immobile, où dès la première page, pourtant, nous pressentons et attendons l'inéluctable.

    1 autre édition :

  • Frère François

    Julien Green

    • Points
    • 13 April 2007

    2 Autres éditions :

  • Qui n'a rêvé d'échapper à un " moi " trop connu, et le plus souvent inconfortable, pour entrer dans la peau d'un autre, qu'on s'imagine forcément plus fort et plus heureux ?
    Ce pouvoir est donné à Fabien. Nouveau Protée, il peut devenir qui lui plaît, corps et âme.

       Alors commence le grand voyage de la connaissance, car pouvoir être un autre, c'est avoi à sa disposition tous les êtres. Fabien découvre la beauté, l'intelligence, la richesse. Il peut devenir à son gré le meurtrier, le héros, le penseur, l'amoureux. Le seul domaine que son aventure lui interdit par définition, c'est l'innocence. Et Fabien mourra, redevenu lui-même, sous le poids de tant de sentiments et de destinées traversés.

       Paru en 1947, Si j'étais vous... est à la fois un grand mythe romanesque à placer dans la descendance de Dr Jekill et Mr Hyde, et une réflexion tendue, douloureuse, sur l'éternelle insatisfaction de l'individu prisonnier d'un destin.

  • Accueillie avec sa mère par ses riches cousins du Nouveau Monde, Elizabeth, jeune anglaise, s'ennuie à mourir dans la plantation de Dimwood. Un soir de bal, elle rencontre Jonathan, c'est le coup de foudre, mais sans cesser de penser à lui, elle est courtisée par son autre cousin, le charmant Ned. Dans la bonne société du Sud, peut-on aimer deux hommes ? Le drame est à la porte...

    1 autre édition :

  • «Si nous allons retrouver Green dans son bureau [...], que voyons-nous, cette fois ? Un homme qui lit. La bibliothèque est d'une grande richesse et sur ses rayons voisinent beaucoup de noms peu connus, étrangers pour la plupart, car l'auteur est polyglotte, ayant même appris l'hébreu pour mieux connaître la Bible. Les titres qui s'offrent à nos regards sont révélateurs et expriment bien celui qui a édifié autour de lui ces murailles de livres. Sous leur habit d'époque les écrivains du XVIIe siècle se pressent là en grand nombre, et beaucoup des ouvrages jansénistes ici rassemblés seraient aujourd'hui introuvables. En haut Pascal, Saint-Cyran, Nicole, Arnauld, Monsieur Hamon, les Mémoires de Fontaine, le nécrologe de Port-Royal, etc. Au-dessous (sans aucune intention !) tout Bossuet et tout Fénelon... Ailleurs presque tous les classiques anglais, les poètes (de Chaucer à Dylan Thomas) et les grands Français. Baudelaire un peu partout dans toutes les éditions possibles, pas mal de classiques latins et grecs, des dictionnaires, des lexiques, d'innombrables livres d'art. Dans la chambre voisine voici les ouvrages qu'on aime à garder sous la main, les poètes, les Pères de l'Église, la Bible dans différentes éditions et, rangés à part, de nombreux mystiques : Eckhart, Suso, Tauler, sainte Gertrude, les Italiens, les Espagnols, les jésuites du XVIIe siècle français et aussi tous les moralistes de cet ordre, plus ou moins antimystiques mais passionnants...» Robert de Saint Jean.

  • Les etoiles du sud

    Julien Green

    • Points
    • 22 January 2009

    1 autre édition :

  • «Si nous allons retrouver Green dans son bureau [...], que voyons-nous, cette fois ? Un homme qui lit. La bibliothèque est d'une grande richesse et sur ses rayons voisinent beaucoup de noms peu connus, étrangers pour la plupart, car l'auteur est polyglotte, ayant même appris l'hébreu pour mieux connaître la Bible. Les titres qui s'offrent à nos regards sont révélateurs et expriment bien celui qui a édifié autour de lui ces murailles de livres. Sous leur habit d'époque les écrivains du XVIIe siècle se pressent là en grand nombre, et beaucoup des ouvrages jansénistes ici rassemblés seraient aujourd'hui introuvables. En haut Pascal, Saint-Cyran, Nicole, Arnauld, Monsieur Hamon, les Mémoires de Fontaine, le nécrologe de Port-Royal, etc. Au-dessous (sans aucune intention !) tout Bossuet et tout Fénelon... Ailleurs presque tous les classiques anglais, les poètes (de Chaucer à Dylan Thomas) et les grands Français. Baudelaire un peu partout dans toutes les éditions possibles, pas mal de classiques latins et grecs, des dictionnaires, des lexiques, d'innombrables livres d'art. Dans la chambre voisine voici les ouvrages qu'on aime à garder sous la main, les poètes, les Pères de l'Église, la Bible dans différentes éditions et, rangés à part, de nombreux mystiques : Eckhart, Suso, Tauler, sainte Gertrude, les Italiens, les Espagnols, les jésuites du XVIIe siècle français et aussi tous les moralistes de cet ordre, plus ou moins antimystiques mais passionnants...» Robert de Saint Jean.

  • «Si nous allons retrouver Green dans son bureau [...], que voyons-nous, cette fois ? Un homme qui lit. La bibliothèque est d'une grande richesse et sur ses rayons voisinent beaucoup de noms peu connus, étrangers pour la plupart, car l'auteur est polyglotte, ayant même appris l'hébreu pour mieux connaître la Bible. Les titres qui s'offrent à nos regards sont révélateurs et expriment bien celui qui a édifié autour de lui ces murailles de livres. Sous leur habit d'époque les écrivains du XVIIe siècle se pressent là en grand nombre, et beaucoup des ouvrages jansénistes ici rassemblés seraient aujourd'hui introuvables. En haut Pascal, Saint-Cyran, Nicole, Arnauld, Monsieur Hamon, les Mémoires de Fontaine, le nécrologe de Port-Royal, etc. Au-dessous (sans aucune intention !) tout Bossuet et tout Fénelon... Ailleurs presque tous les classiques anglais, les poètes (de Chaucer à Dylan Thomas) et les grands Français. Baudelaire un peu partout dans toutes les éditions possibles, pas mal de classiques latins et grecs, des dictionnaires, des lexiques, d'innombrables livres d'art. Dans la chambre voisine voici les ouvrages qu'on aime à garder sous la main, les poètes, les Pères de l'Église, la Bible dans différentes éditions et, rangés à part, de nombreux mystiques : Eckhart, Suso, Tauler, sainte Gertrude, les Italiens, les Espagnols, les jésuites du XVIIe siècle français et aussi tous les moralistes de cet ordre, plus ou moins antimystiques mais passionnants...» Robert de Saint Jean.

  • «Si nous allons retrouver Green dans son bureau [...], que voyons-nous, cette fois ? Un homme qui lit. La bibliothèque est d'une grande richesse et sur ses rayons voisinent beaucoup de noms peu connus, étrangers pour la plupart, car l'auteur est polyglotte, ayant même appris l'hébreu pour mieux connaître la Bible. Les titres qui s'offrent à nos regards sont révélateurs et expriment bien celui qui a édifié autour de lui ces murailles de livres. Sous leur habit d'époque les écrivains du XVIIe siècle se pressent là en grand nombre, et beaucoup des ouvrages jansénistes ici rassemblés seraient aujourd'hui introuvables. En haut Pascal, Saint-Cyran, Nicole, Arnauld, Monsieur Hamon, les Mémoires de Fontaine, le nécrologe de Port-Royal, etc. Au-dessous (sans aucune intention !) tout Bossuet et tout Fénelon... Ailleurs presque tous les classiques anglais, les poètes (de Chaucer à Dylan Thomas) et les grands Français. Baudelaire un peu partout dans toutes les éditions possibles, pas mal de classiques latins et grecs, des dictionnaires, des lexiques, d'innombrables livres d'art. Dans la chambre voisine voici les ouvrages qu'on aime à garder sous la main, les poètes, les Pères de l'Église, la Bible dans différentes éditions et, rangés à part, de nombreux mystiques : Eckhart, Suso, Tauler, sainte Gertrude, les Italiens, les Espagnols, les jésuites du XVIIe siècle français et aussi tous les moralistes de cet ordre, plus ou moins antimystiques mais passionnants...» Robert de Saint Jean.

  • «Si nous allons retrouver Green dans son bureau [...], que voyons-nous, cette fois ? Un homme qui lit. La bibliothèque est d'une grande richesse et sur ses rayons voisinent beaucoup de noms peu connus, étrangers pour la plupart, car l'auteur est polyglotte, ayant même appris l'hébreu pour mieux connaître la Bible. Les titres qui s'offrent à nos regards sont révélateurs et expriment bien celui qui a édifié autour de lui ces murailles de livres. Sous leur habit d'époque les écrivains du XVIIe siècle se pressent là en grand nombre, et beaucoup des ouvrages jansénistes ici rassemblés seraient aujourd'hui introuvables. En haut Pascal, Saint-Cyran, Nicole, Arnauld, Monsieur Hamon, les Mémoires de Fontaine, le nécrologe de Port-Royal, etc. Au-dessous (sans aucune intention !) tout Bossuet et tout Fénelon... Ailleurs presque tous les classiques anglais, les poètes (de Chaucer à Dylan Thomas) et les grands Français. Baudelaire un peu partout dans toutes les éditions possibles, pas mal de classiques latins et grecs, des dictionnaires, des lexiques, d'innombrables livres d'art. Dans la chambre voisine voici les ouvrages qu'on aime à garder sous la main, les poètes, les Pères de l'Église, la Bible dans différentes éditions et, rangés à part, de nombreux mystiques : Eckhart, Suso, Tauler, sainte Gertrude, les Italiens, les Espagnols, les jésuites du XVIIe siècle français et aussi tous les moralistes de cet ordre, plus ou moins antimystiques mais passionnants...» Robert de Saint Jean.

  • «Si nous allons retrouver Green dans son bureau [...], que voyons-nous, cette fois ? Un homme qui lit. La bibliothèque est d'une grande richesse et sur ses rayons voisinent beaucoup de noms peu connus, étrangers pour la plupart, car l'auteur est polyglotte, ayant même appris l'hébreu pour mieux connaître la Bible. Les titres qui s'offrent à nos regards sont révélateurs et expriment bien celui qui a édifié autour de lui ces murailles de livres. Sous leur habit d'époque les écrivains du XVIIe siècle se pressent là en grand nombre, et beaucoup des ouvrages jansénistes ici rassemblés seraient aujourd'hui introuvables. En haut Pascal, Saint-Cyran, Nicole, Arnauld, Monsieur Hamon, les Mémoires de Fontaine, le nécrologe de Port-Royal, etc. Au-dessous (sans aucune intention !) tout Bossuet et tout Fénelon... Ailleurs presque tous les classiques anglais, les poètes (de Chaucer à Dylan Thomas) et les grands Français. Baudelaire un peu partout dans toutes les éditions possibles, pas mal de classiques latins et grecs, des dictionnaires, des lexiques, d'innombrables livres d'art. Dans la chambre voisine voici les ouvrages qu'on aime à garder sous la main, les poètes, les Pères de l'Église, la Bible dans différentes éditions et, rangés à part, de nombreux mystiques : Eckhart, Suso, Tauler, sainte Gertrude, les Italiens, les Espagnols, les jésuites du XVIIe siècle français et aussi tous les moralistes de cet ordre, plus ou moins antimystiques mais passionnants...» Robert de Saint Jean.

  • L'autre sommeil

    Julien Green

    " mes livres sont mes rêves ", a dit julien green.
    Et il cite pascal en exergue de son roman : " qui sait si cette autre moitié de la vie oú nous pensons veiller n'est pas un autre sommeil un peu différent du premier, dont nous nous éveillons quand nous pensons dormir ? " ce roman, paru en 1931 à la n. r. f. , a pour narrateur un adolescent, denis. le sujet du livre est sa prise de conscience de la solitude, la rencontre de la mort, la révélation de ses véritables penchants qu'il n'osera avouer.
    A travers la confusion des sens, denis part à la découverte de lui-même. c'est la signification du roman, telle que l'exprime le narrateur : " je n'avais pas d'autre but que la connaissance de moi-même, et ce but je l'avais atteint. ".

  • La guerre de Sécession ravage l'Amérique. Elizabeth doit affronter la mort de son mari, Billy : à vingt-huit ans, la voici veuve pour la deuxième fois. Errant parmi les magnolias des somptueuses propriétés de Savannah, sa solitude peuplée par les visages aimés et disparus, Elizabeth prend la décision de vivre : pour ses enfants, et pour le regard d'un jeune et beau soldat...

    2 Autres éditions :

  • Julien Green retrace sa jeunesse à Paris, dans une famille nombreuse, désordre et bohème. Ces années furent pour lui des années folles, des années de guerre et, surtout, des années de liberté.
    Écrits en anglais, publiés aux États-Unis en 1942, ces souvenirs ont été traduits par Green lui-même, offrant un éclairage décalé, complémentaire de son Journal.

    1 autre édition :

  • L'héroïne de cette histoire, une petite fille, laisse derrière elle un sillage de malheurs.
    Et pourtant, chacun voit en elle la pureté, l'idéal, ce quelque chose d'enfoui au plus profond des hommes depuis l'enfance, cette perfection physique et mentale qu'ils rêvent de posséder à jamais. Tous désirent cette enfant incompréhensible, murée dans le silence d'avant la puberté. A ses yeux à elle, tout est simple. Elle est à l'âge de cristal, et le mauvais lieu, c'est le monde qui s'agite autour d'elle comme un shaker d'où sortira le cocktail qui fait vieillir " : haines, envies, passions sexuelles et autres...
    Et la vie fait marcher ses marionnettes de sang : Perrotte, Brochard, Marthe Réau, Fernande, Félix... Seule, devant tout le monde et avec tout le monde, la petite Louise se tait.

    1 autre édition :

  • « j'ai étendu l'action de mon livre sur un espace de mille ans, et j'ai supposé que deux êtres spirituellement unis par une attirance invincible se retrouvent d'époque en époque, se reconnaissent et s'aiment », écrit julien green.
    Varouna, c'est le dieu védique, le ciel nocturne qui guette le coupable. mais l'homme n'est pas isolé, et la destinée ne s'accomplit qu'au cours d'une longue chaîne ininterrompue qui passe de main en main à travers les siècles. entre hoël, le jeune garçon naufrageur des premiers temps du pays de galles, à l'affût des épaves et de l'amour, hélène, la jolie française qui vit au xvie siècle, à l'époque des guerres de religion, et jeanne, la romancière dont le bonheur se lève juste à l'aube de la grande guerre, court cette chaîne « couverte de terre et de sang » dont seul l'amour peut rompre les anneaux...

    1 autre édition :

  • Paris

    Julien Green

    • Fayard
    • 30 August 1995

    " J'ai bien des fois rêvé d'écrire sur Paris un livre qui fût comme une grande promenade sans but où l'on ne trouve rien de ce qu'on cherche, mais bien des choses qu'on ne cherchait pas. C'est même la seule façon dont je me sente capable d'aborder un sujet qui me décourage autant qu'il m'attire. La ville, en effet, ne sourit qu'à ceux qui l'approchent et flânent dans ses rues; à ceux-là, elle parle un langage rassurant et familier, mais l'âme de Paris ne se révèle que de loin et de haut, et c'est dans le silence du ciel que s'entend le grand cri pathétique d'orgueil et de foi qu'elle élève à travers les nuages. " J. G.

    Avec 20 photos de Paris, prises par l'auteur.

  • Sud

    Julien Green

    Quelques heures avant le début de la guerre de Sécession, en Caroline du Sud, un officier que toutes les femmes admirent tombe éperdument amoureux d'un jeune homme. Parviendra-t-il à faire l'aveu de cet amour interdit, et à y survivre ? C'est sur la demande de Louis Jouvet que Julien Green, en 1950, se lança dans l'écriture de sa première pièce de théâtre. Sud : pour ce citoyen américain né en France, le Sud incarnait tout à la fois le terreau des racines familiales, le lieu d'une cruelle défaite infligée par l'Histoire, et la première déception amoureuse...
    « Sud n'est pas une pièce sur la guerre, c'est un drame personnel », écrivit-il. Interdite de représentation dans plusieurs pays, cette oeuvre sulfureuse sur le désir et l'altérité s'attira en France, lors de sa création en 1953, les foudres de nombreux critiques, embarrassés par la mise en scène de l'homosexualité.
    Mais elle valut aussi à Green l'éloge des plus grands écrivains de son temps, à commencer par Albert Camus, qui en salua « la grandeur tragique ».
    Hantée par la question du pouvoir du langage, la pièce fut commencée en anglais, achevée en français, puis traduite et réécrite en anglais par Julien Green lui-même.
    Cette édition réunit, pour la première fois, les deux versions.

  • " Les bourgeois sont si suffisants dans leur ignorance, si sûrs de leur fausse supériorité qu'on a envie de les enfoncer à coups de pelle dans les égouts comme des rats ", écrit Julien Green alors jeune étudiant. On est si sérieux quand on a dix-neuf ans...

    De la débauche de sentiments et d'idées qui surgissent des premières pages de ce volume, se dégagent les thèmes qui habiteront l'homme et l'écrivain. Le goût de la solitude, la conviction qu'il faut apprendre pour mieux aimer, le mépris des parvenus, les tiraillements de la chair, la curiosité pour l'autre: la voie est tracée, toute spirituelle. Le jeune catholique en colère lancera bientôt son Pamphlet contre les catholiques de France. Un peu plus tard, l'écrivain en quête de sincérité absolue, passionné par la lecture de Joyce, écrira son premier roman, Mont-Cinère, tout droit sorti des ténèbres de ces années-là, de ce mélange d'amour de la vie et d'effroi de vivre dont ce premier volume du Journal, inédit à ce jour, porte témoignage.

  • Théâtre

    Julien Green

    Ces cinq pièces réunies ici ont en commun une tension dramatique passionnante : situées à des époques et dans des lieux différents, elles sont toutes placées sous un même signe, l'imminence de la catastrophe. L'une met en scène l'horreur de la culpabilité (L'Étudiant roux), l'autre l'amour impossible entre une femme et son beau-frère (L'Ennemi), la troisième le remord et la jalousie (L'Ombre), puis la lutte contre un destin qui fait trembler la terre et les hommes (Demain n'existe pas) ; l'incompréhension et la solitude frappent enfin dans L'Automate. Où l'on voit, à travers ces pièces, que la main du dramaturge peut être aussi terrible que la main de Dieu.

  • Au soir de sa vie et jusqu'au mois précédent sa mort, J. Green écrit chaque jour dans son journal : au fil des événements, de ses lectures, de ses pensées, il adopte tour à tour un ton poétique ou critique, mêlant sagesse, humour et mélancolie.

  • «une image me poursuit», écrit julien green en mai 1997. «c'est toujours de cette manière que m'apparaît un livre: un personnage, un paysage qui s'imposent et je ne peux commencer que lorsque j'entends le son, un peu comme un film muet qui découvrirait la parole. cette fois, un garçon de vingt ans tout au plus se trouve au coin d'une rue de paris, il est immobile et soudain s'écrie “elle est folle, cette tocante!”... me voici à mon tour dans ce que je pressens être la réponse à mon voyageur sur la terre...»
    à ce qu'il appelait son «roman»sont jointes ici des histoires d'époques diverses, presque toutes d'amérique.
    le dénominateur commun de tous ces récits est le style, le beau français d'un auteur dont la simplicité se colore d'humour anglo-saxon.

    2 Autres éditions :

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