• C'est au début du XIXe siècle, sur les champs de bataille napoléoniens que la tradition d'une escrime à la baïonnette française trouve naissance, avec les expérimentations de la famille Pinette : le père enseigne aux gens du rang, le fils compile une première méthode, de laquelle découlera nombre de traités. La proposition originelle introduit un siècle et demi de pratique, tant sur les champs de bataille que dans les gymnases. Une escrime au corpus abondant, riche en enseignements tant sur la conception du combat au corps à corps que sur ses représentations dans la société.
    L'auteur étudie les évolutions de la pratique martiale et la manière dont elle a été utilisée par la propagande nationaliste et belliciste du début du xxe siècle, la fabrication de simulateurs et les développements actuels de ces techniques dans une perspective mondiale. La Baïonnette, histoire d'une escrime de guerre est une réflexion autant théorique que pratique.
    Enfin, La Baïonnette, histoire d'une escrime de guerre réunit quatre textes importants : outre le manuel de Joseph Pinette présenté dans sa version la plus étoffée de 1848, sont ici édités La Méthode des chasseurs d'Orléans de 1845 ; La Circulaire du ministère de la Guerre de 28 octobre 1911 (...) et l'Extrait du Règlement des manoeuvres de l'infanterie du 20 avril 1914.

  • Trois crimes Nouv.

    Livre réalisé par Amélie Lucas-Gary et Julien Carreyn. Un réalisateur demande à une écrivain un petit texte pour son prochain film, ce texte serait comme le sous-titre d'un film qui n'existe pas encore.

    Trois crimes est donc un sous-titre. Donc, une écriture assujettie. Le dialogue de ce qui n'est pas encore.
    Le film à venir est absent ou déjà disparu. Le sous-titre devenu poème trouve naturellement son objet : orchestrer la disparition, comme motif ou passe-temps avant l'arrivée des images.

    Il faut donc pas moins de Trois crimes, trois disparitions sanglantes, trois façons de faire mourir, avec violence et sans fard, sans filtre posé sur des photos trop lisses, Trois crimes de femmes par des femmes (c'est rare), c'est tragique, c'est grec, balte, peut-être celte, c'est avant la naissance (ou la création).

    Amélie Lucas-Gary pose une écriture d'avant la naissance, des corps mêlés dans la lutte et plongés dans le chaos d'où sortira quelque chose comme de la création.

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