• Réflexions sur la notion de concept appuyées sur des exemples empruntés à la vie quotidienne.

  • Le début du XXIe siècle a été marqué par le retour du réalisme en philosophie. Sous ce nom, on trouve cependant des doctrines et attitudes variées. Ce livre en propose une évaluation critique et développe une interrogation sur la signification de cette exigence réaliste. Il défend l'idée que, s'il faut maintenir la fonction critique, donc de départage, de la notion de « réalité », son sens n'implique pas qu'on doive ou puisse lui attribuer une adresse fixe, mais au contraire l'exclut. Il faut faire droit au caractère intrinsèquement contextuel du réel. Il faut également lui reconnaître une irréductible pluralité de dimensions, qui fait des expériences esthétique - requalifiée comme poétique - ou morale aussi bien qu'épistémique autant d'épreuves essentielles du réel.

  • Le bruit du sensible

    Jocelyn Benoist

    Qu'est-ce que la perception ? Par elle, que nous disent les sens du monde, de l'autre et de nous-mêmes ? Rien ! Les sens sont muets. Ils n'ont rien à nous dire ! Telle est la réponse de Jocelyn Benoist. Il est essentiel, pourtant, que nous puissions en parler. Seulement c'est nous qui parlons, non eux. Et si, voulant faire droit à la réalité de notre expérience sensible. nous commencions par renoncer à la traiter d'abord comme un discours ? Le mutisme des sens demeure traversé de bruits.
    Jocelyn Benoist, envers et contre un certain traitement philosophique de la perception - qui la confond avec la connaissance que nous pouvons en tirer ou le sens que nous pouvons lui donner -, nous invite à écouter en elle le bruissement du sensible. Selon lui, pour rendre celui-ci pleinement audible. il faut congédier ce que la philosophie aujourd'hui appelle le "problème de la perception" et, peut-être, renoncer au concept même de "perception" tel que nous l'héritons de la philosophie moderne, au profit d'une enquête sur la texture réelle et poétique du sensible.

  • Quand et comment parlons-nous de réalité ? Quelle est l'influence du réel sur nos pensées ? En s'opposant au réalisme métaphysique, Jocelyn Benoist apporte un éclairage au concept de « réalisme ». Que faisons-nous de ce que nous avons ? L'ouvrage pose la question de la réalité avec les outils conceptuels de notre philosophie contemporaine tels que la perception, la pensée, la représentation, l'intentionnalité, ou encore le contexte. Sur le registre de la philosophie de l'esprit, l'auteur s'interroge au final sur la capacité de la pensée à se rapporter au singulier. Ce qu'on appelle « réalité » se découvrira ainsi un trait de notre esprit même : ce par rapport à quoi celui-ci, dans ses attitudes et ses contenus, a seulement un sens - c'est-à-dire peut, selon sa vocation propre, en déployer un.

    Jocelyn Benoist est professeur à l'Université Paris-I Panthéon-Sorbonne et chercheur aux Archives Husserl de Paris.

  • Dans quelle mesure est-il possible, et cela a-t-il un sens de " décrire " ? Telle est la question posée, depuis Husserl, par la phénoménologie.
    Cette philosophie ne s'entend que d'un retour à un " donné ", toujours présupposé et qu'elle mettrait en évidence. Mais que vaut, en définitive, le " retour au donné " en philosophie ? C'est la question instruite par Jocelyn Benoist, sur la base d'une réflexion sur l'idée de phénoménologie, qui, après un état des lieux de la situation présente de la phénoménologie, passe par un dialogue critique avec un certain nombre d'auteurs contemporains, de tradition phénoménologique ou non : Husserl au premier chef, Heidegger, Levinas ou Jean-Luc Marion, mais aussi Wittgenstein ou Jacques Bouveresse.
    A travers cette réflexion, les questions traditionnellement associées à l'idée de phénoménologie, comme celle de la nature de notre expérience du monde, du caractère théologique ou non du " donné ", ou de la situation du sujet par rapport à lui, se voient posées à nouveaux frais.

  • Ce livre mène un examen critique de la notion d'intentionalité, tant dans son versant phénoménologique que dans son versant analytique.
    Partant d'une réflexion sur les actes de langage, il en transpose en partie, mais en partie seulement, le modèle aux actes mentaux, en réinscrivant ceux-ci, à l'image de ceux-là, dans le tissu de contextualité réelle qui est le leur. L'idée majeure du livre est qu'on ne peut séparer la pensée du monde, et placer celle-ci sous le régime exclusif de la visée, libre d'effectivité. Il faut rendre la visée à ses échecs et réussites possibles, et l'interroger dans le cheminement qui est le sien à même le monde.
    Ainsi l'auteur recherche les voies d'une nouvelle théorie de l'esprit, placée sous le signe d'une espèce de réalisme d'inspiration phénoménologique - où le réalisme est autant principe de critique de la phénoménologie que son accomplissement. Cette enquête sur les fondations d'un possible réalisme, à la fois linguistique, perceptuel et structural, prend primairement la forme d'une interrogation sur les limites du sens, entre philosophie du langage et philosophie de l'esprit.

  • La théorie de la signification a joué un rôle central dans le développement de la phénoménologie.
    Jocelyn Benoist essaie d'en donner un exposé systématique, y décelant le paradoxe que représente l'influence décisive d'un auteur qui n'utilise pas le concept d'intentionalité (Bolzano), relu et réinterprété par Husserl au moyen de ce même concept. L'oeuvre de Husserl se situe au croisement de Bolzano et de Brentano, d'une pensée du sens et d'une pensée de l'acte, de l'objectivisme logique et de la description psychologique et pragmatique : c'est le principe de lecture adopté ici.
    Cette enquête sur la théorie de la signification de Husserl conduit à revisiter tous les lieux classiques de la philosophie du langage et de la logique contemporaine, mis en vedette depuis par la philosophie analytique : théorie du sens, de la grammaire, de la vérité, de la proposition, du nom propre, de l'indexicalité, des performatifs, etc. On mesure ainsi le point auquel la pensée de Husserl était déjà installée de plain-pied dans ces problématiques, et ce qu'elles-mêmes ont, aujourd'hui, à gagner à un retour sur elle.

  • Ce livre est consacré à la question du synthétique a priori, telle qu'elle peut se poser en termes modernes, à la lumière d'une confrontation entre les origines de la philosophie analytique et celles de la phénoménologie.
    On a souvent l'impression que, après la critique virulente adressée par le Cercle de Vienne à Husserl, la question serait définitivement réglée. Pourtant, aujourd'hui, un certain nombre de tentatives se font jour, sur le terrain même de la philosophie analytique, non sans référence à la phénoménologie, de réhabiliter le concept de synthétique a priori. La question est alors de savoir quel est le prix à payer pour une telle tentative.
    Faudra-t-il revenir à une pensée de l'intuition, seule susceptible de fonder la synthèse, comme le suggérerait l'ancrage kantien de la notion de synthétique a priori ? Ou une autre voie s'offre-t-elle à nous : celle d'un synthétique a priori proprement conceptuel - rencontré, sous des formes diverses, dans la grammaire et dans la sémantique ? C'est l'hypothèse faite par le présent livre, qui s'attache à un aspect méconnu de la pensée de Bernard Bolzano, pour en faire le principe d'une lecture critique de Kant, Husserl, Schlick et Wittgenstein.
    A la lumière de ces rapprochements se noue un certain rapport entre phénoménologie, philosophie analytique et structuralisme et se dessine une autre conception de la phénoménologie, pour laquelle il n'y aurait de synthèse que conceptuelle.

  • Entre 1870 et 1914, les structures fondamentales de la philosophie contemporaine se mettent en place dans l'effervescence théorique de l'Empire austro-hongrois finissant. Certaines questions de philosophie de la connaissance y jouent un rôle déterminant: de quoi exactement dit-on que c'est vraioe Qu'est-ce qui a la charge de porter la véritéoe Entre ces questions, les fondateurs de la philosophie contemporaine, Husserl, Russell, Wittgenstein et bien d'autres, vont réexhumer et systématiser des notions comme celles de proposition et d'état de choses, notions qui n'ont, depuis, quitté la scène du débat philosophique. Cet ouvrage, tout en offrant une plongée dans les sources de ce débat à la fin du XIX e siècle, en retrace aussi la progression
    jusqu'à ses développements les plus contemporains.
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  • Edmund Husserl (1859-1938) a fondé l'un des courants philosophiques majeurs du XXe siècle : la phénoménologie. Ainsi, une part importante de la philosophie contemporaine, de Heidegger à Levinas et à la phénoménologie française actuelle, s'inscrit dans la filiation directe de sa pensée, inlassablement reprise et commentée. Le rayonnement de son oeuvre a cependant commencé à se diffuser, aujourd'hui, très au-delà de la seule tendance philosophique que celle-ci avait pu initier. Le nouveau départ qu'a connu, dans ces dernières années, l'idée d'une philosophie de l'esprit, notamment, place de nouveau l'enquête ouverte par le philosophe austro-allemand au coeur des interrogations les plus actuelles, tout en en découvrant des aspects jusque-là ignorés. Les études ici rassemblées tentent de donner une idée des ressources que des philosophes d'horizons très différents peuvent trouver, pour faire de la philosophie à l'orée du XXIe siècle, dans la pensée d'un auteur qui se détache toujours plus comme l'un des plus fondamentaux de notre temps.

  • Sens et sensibilité

    Jocelyn Benoist

    Depuis un siècle, un certain nombre de philosophies, du mouvement phénoménologique au sens doctrinal du terme au pragmatisme et aux tentatives de « phénoménologies linguistiques » développées par un Austin ou un Wittgenstein, ont pu, en des sens différents, caresser l'idée que penser était une expérience - ce qui ne veut pas dire qu'il y ait expérience de la pensée pour elle-même, ce serait une autre question. Jocelyn Benoist essaie ici de tirer toutes les conséquences d'une telle conception « expérimentale » de la pensée, explorant les voies multiples selon lesquelles celle-ci peut être otage du monde. Il esquisse ainsi une dialectique de l'intentionalité, aux prises avec la délimitation de son contexte : une tâche qui s'avère toujours en définitive interminable, le monde s'y révélant toujours à la fois familier et indifférent. Le sens donné aux choses auxquelles la pensée est, selon cette conception, essentiellement rapportée n'annule en effet jamais complètement le silence constitutif de leur être de choses.

  • Comment la philosophie peut-elle penser le droit ? Qu'en est-il, particulièrement, de la prétention que j'émets à la possession de telle chose et de l'obligation que j'ai d'accomplir certains actes ?

    Disciple parmi les plus remarquables de Husserl, premier phénoménologue à s'intéresser de près à la sphère juridique, Adolf Reinach (1883-1917), prématurément disparu, est l'auteur d'une théorie des « actes sociaux » dans laquelle on a pu voir une anticipation du « tournant pragmatique » opéré dans la philosophie du langage de John L. Austin.

    Il restait à étudier cette entreprise exceptionnelle pour elle-même, mais aussi en relation aux grandes synthèses classiques (Kant) ou contemporaines (Kelsen) en matière de philosophie du droit. C'est ce que fait le présent ouvrage dirigé par Jocelyn Benoist et Jean-François Kervégan ; les contributions qu'il regroupe, dues aux meilleurs spécialistes, apportent un éclairage différent sur l'opposition usuelle entre droit naturel et positivisme juridique, et renouvellent entièrement les débats les plus actuels sur la légitimité et le contenu du droit.

  • Logique du phenomene

    Jocelyn Benoist

    • Hermann
    • 22 January 2016

    Qu'est-ce qu'un phénomène ? La pensée moderne emploie ce terme avec une forme d'évidence. On se dispute sur ce que sont les phénomènes, mais on ne doute pas qu'il y en ait ni qu'ils constituent un point de départ sur lequel on puisse construire. Ce livre, à travers une mise en perspective historique et conceptuelle globale, remet en question cette évidence. Non pas qu'il rejette la notion de « phénomène », mais il essaie de comprendre d'abord de quel type de décision philosophique elle est le produit et quel type de montage elle suppose. Sur cette base, il met en lumière sous quelles conditions on peut effectivement parler de « phénomènes » et dissipe la mythologie liée à un emploi inconditionné de ce terme, fréquent dans la philosophie contemporaine. Contre tout phénoménalisme, il fait valoir le lien métaphysique dans lequel le langage nous met immédiatement avec les choses.

  • Fondée en 1953 par Jean Hyppolite, la collection "Epiméthée" a été reprise en 1981, par Jean-Luc Marion, Professeur à l'Université de Paris IV-Sorbonne. Cette collection repose sur trois orientations : la traduction des grands textes de la tradition ; la phénoménologie, entendue comme tradition créatrice de la philosophie ; et enfin l'histoire de la philosophie.

  • Fondée en 1953 par Jean Hyppolite, la collection "Epiméthée" a été reprise en 1981, par Jean-Luc Marion, Professeur à l'Université de Paris IV-Sorbonne. Cette collection repose sur trois orientations : la traduction des grands textes de la tradition ; la phénoménologie, entendue comme tradition créatrice de la philosophie ; et enfin l'histoire de la philosophie.

  • Qu'est-ce qu'un concept ? Cette question concerne au premier chef ceux qui ont fait du concept une profession : chercheurs dans les diverses sciences, humaines ou non, et travailleurs intellectuels en général. Plus largement, elle exprime cette curiosité naturelle, non dénuée d'inquiétude, à laquelle toute pensée, commune ou savante, semble exposée et qui nous pousse à souhaiter, sans savoir sans doute exactement ce que nous recherchons par là, une détermination plus exacte de ce que nous entendons par « pensée ». Que veut dire pour la pensée que celle-ci, en un certain sens, passe par la mise en oeuvre de ce que nous appelons « concepts » ? Quelle est la nature exacte de cette discrimination faite alors entre le conceptuel et le non-conceptuel ? Les concepts, étymologiquement, sont censés nous ménager une prise sur quelque chose. Cette chose, est-ce bien la réalité même ? Sommes-nous ainsi capables de penser « les choses telles qu'elles sont » ? Et, si c'est le cas, à quel prix ? Quelles limites faut-il accepter à l'efficacité de nos pensées ? Telles sont les questions recouvertes par leur caractérisation en termes de « concepts », et celles que ce livre, au fil des exemples et mises en situation, s'attache à résoudre.

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  • La collection "Fondements de la politique", dirigée par Yves Charles Zarka, directeur de recherche au CNRS, accueille, d'une part, les éditions de textes importants où les concepts fondamentaux de la politique peuvent être ressaisis dans leurs mouvements doctrinaux de formation, d'infléchissement ou de crise, d'autre part, des travaux de recherche sur les auteurs ou les oeuvres de philosophie politique, enfin, des essais visant à renouveler la pensée politique contemporaine. Deux sections : Textes et Essais.

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  • PRÉFACE, 5 Note bibliographique, 17 PREMIÈRE PARTIE PROBLÈME ET FORMES DE LA SIGNIFICATION I - Husserl et le mythe de la signification, 21 II - L'héritage de Bolzano : l'analytique-formel, 59 § 1. L'héritage kantien, 60 § 2. Bolzano et la révolution de l'analyticité, 63 § 3. La reprise husserlienne de Bolzano : la vérité par la forme, 69 § 4. Analyticité formelle et critique du mythe de la signification, 76 III - De Brentano à Marty : la syntaxe, 83 § 1. La première doctrine brentanienne du jugement, 84 § 2. La seconde doctrine brentanienne du jugement, 95 § 3. Le tournant linguistique du problème, 98 § 4. Les articles de Marty, 102 IV - Le catégorial, 109 § 1. Au-delà des catégories : le " catégorial-formel ", 111 § 2. L'impensé des catégories : le catégorial-sémantique, 119 § 3. Catégorial sémantique et catégorial ontologique : transcendance du sens et catégorialité, 132 DEUXIÈME PARTIE LA CONTREPARTIE ONTOLOGIQUE V - La logique de l'expérience : le tout et les parties, 147 VI - Husserl, Meinong et la question de l'ontologie, 169 VII - Le statut métaphysique des Recherches logiques (I), 197 § 1. Le sens de la mise à l'écart de la métaphysique dans les Recherches logiques du point de vue logique, 201 § 2. Neutralité métaphysique et phénoménologie, 207 § 3. Un choix métaphysique préjudiciel : la phénoménologie comme " psychologie descriptive ", 215 § 4. Ambiguïté ontologique et plan d'immanence de la phénoménologie, 231 VIII - Le statut métaphysique des Recherches logiques (II), 241 § 1. La conscience comme milieu universel de l'apparaître, 245 § 2. La conscience comme intériorité, 259 § 3. La conscience comme intentionnalité, 281 § 4. Au-delà du mentalisme, le sens critique de la phénoménologie, 296 Index nominum, 307

  • P.F.
    Strawson est un des philosophes les plus importants de la seconde moitié du XXe siècle. Son oeuvre a contribué à imprimer à la philosophie analytique un certain nombre des tournants décisifs qui l'ont conduite à ses orientations actuelles : de la philosophie du langage à la philosophie de l'esprit et à la métaphysique. Partant de la philosophie du langage ordinaire, Strawson en a interrogé les présuppositions ontologiques, déplaçant son intérêt vers une réflexion de type catégorial, sur la pensée et sur le monde, qu'il a nommée " métaphysique descriptive " - présentée, notamment, dans Les individus (1959).
    Le présent recueil explore les principaux aspects de ce projet philosophique original, et essaie de le situer au sein de la discussion contemporaine.

  • Ont contribué à ce volume : A. Benmakhlouf, J. Benoist, Et. Bimbenet, R. de Calan, D.El Murr, M. Eychenié, M. Ferraris, F. Fruteau de Laclos, M. Gabriel, S. Laugier.

    Les dernières années ont été le théâtre, en philosophie, d'un retour du « réalisme », proclamé de divers côtés. Cet ensemble de contributions explore la portée « réelle » et la validité de ce thème. Combinant les approches historique et systématique, il interroge les valeurs diverses que peut revêtir la référence au réel en philosophie, et plus particulièrement dans le rapport que la philosophie entretient avec son dehors. Il articule une grande variété de points de vue, dessinant l'espace d'un problème plutôt que prétendant y apporter une solution unique. Un souci commun cependant se détache, au fil de ces contributions : celui de ne pas perdre, au profit de l'Idée abstraite de « réel », le sens - ou les sens - du réel. En effet, l'idée d'un réel qui, littéralement, ne nous ferait rien, qui n'importerait pas, ne perdrait-elle pas toute portée?

  • Ce volume regroupe les articles de sept chercheurs, mathématiciens et philosophes, intervenus lors du colloque « Le Presque » organisé dans le cadre du RTP phenomath du CNRS à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne du 4 au 6 juillet 2012. La notion de « presque » y est évoquée sous de multiples aspects. Le « presque » comme approximation, mais aussi comme extension ontologique de l'exact dans l'activité et le contenu des mathématiques, y côtoie le « presque » dans la perception et l'historicité de ces dernières. Tout comme le « presque » philosophique vu comme opérateur d'approximation y rencontre le « presque » dans sa fonction normative, en phénoménologie et dans la théorie de la déconstruction en particulier. Cet ouvrage présente des facettes variées et originales d'un concept peu abordé, hors de sa technicité, en mathématiques, philosophie et histoire des mathématiques.

  • Fondée en 1953 par Jean Hyppolite, la collection "Epiméthée" a été reprise en 1981, par Jean-Luc Marion, Professeur à l'Université de Paris IV-Sorbonne. Cette collection repose sur trois orientations : la traduction des grands textes de la tradition ; la phénoménologie, entendue comme tradition créatrice de la philosophie ; et enfin l'histoire de la philosophie.

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