• L'évolution de la linguistique a permis à la stylistique, longtemps tenue à l'écart des sciences du langage, d'y trouver sa place. Si elle débouche souvent sur l'analyse littéraire, elle doit pourtant nécessairement partir des faits grammaticaux, même les plus limités. Mais ces phénomènes internes à la phrase ne trouvent leur sens que dans le cadre du texte. Ainsi le style se construit-il dans le passage de la grammaire de phrase à la grammaire de texte, ce que montre le premier chapitre de cet ouvrage. Le choix de l'agencement des faits grammaticaux - lexicaux, syntaxiques ou rhétoriques -, sur lesquels repose le style, sont largement déterminés par les genres littéraires, poésie, prose narrative ou théâtre. Les chapitres suivants offrent donc des ouvertures pour l'analyse et l'interprétation des textes à partir des contraintes et des orientations que chacun de ces genres implique. Les exposés théoriques, assortis de nombreux exemples, proposent les connaissances de base. Les applications qui les suivent les illustrent ou les approfondissent sur tel ou tel point délicat de l'analyse. Cet ouvrage s'adresse avant tout aux étudiants de lettres, aux candidats aux concours de recrutement et aux enseignants, qu'ils s'intéressent à la linguistique ou qu'ils aient à enseigner l'explication de textes pour laquelle il fournit des outils précis.

  • C'est une double promenade que nous propose ce recueil, à travers les jardins et à travers le souvenir. C'est sur un mode discontinu, dans une écriture dépouillée, presque minimaliste et sans pathos, comme dans une confidence à mi voix, que ces textes égrènent ce thème du temps qui recouvre tout de sa patine comme le lichen enfouit l'écorce vive sous sa mousse.
    Ce sont des haltes méditatives dans ces « jardins de toute sorte », changeants au fil des saisons, et qui, dans leur exubérance comme dans leur agencement savant, incarnent la vie, sa puissance renaissante au delà d'une mort personnelle à accepter avec sérénité.

    Comme dans ses précédents recueils, Joëlle Gardes creuse les sillons de la mémoire, la sienne et celle du monde, ici incarné par les jardins, dans une méditation discrètement lyrique et nostalgique en quête de réconciliation.
    Les photographies abstraites de Patrick Gardes, qui accompagnent ces courts poèmes sans les illustrer, ne les redoublent pas mais sont des incitations à poursuivre la rêverie douce amère à laquelle ils nous convient.

  • Nouvelle présentation, 3e édition Le premier tome de cette introduction à la grammaire a pour but de mettre en évidence les caractéristiques principales de la langue française et de fournir au lecteur un nombre minimal d'instruments indispensables pour l'étudier.

    La perspective adoptée est descriptive. Elle concilie les analyses de la grammaire avec les méthodes de la linguistique.

    Ce volume propose l'étude du mot, envisagé dans son aspect formel à travers la phonétique, la phonologie, l'écriture et la morphologie, et dans son aspect sémantique, à travers la lexicologie.

    Les exposés théoriques sont suivis par des exercices corrigés qui permettent tout à la fois de mettre en pratique les notions présentées et de compléter les informations sur certains points. Le lecteur est ainsi progressivement amené à réfléchir sur ce qu'est la langue, sur les limites de ses régularités et à s'interroger sur les façons de la décrire.

    Joëlle Gardes-Tamine est professeur de linguistique à l'université de Provence. Elle a publié aux éditions Armand Colin La grammaire (tome 2 : Syntaxe) ; La Stylistique ; La Rhétorique ; un Dictionnaire de critique littéraire (en collaboration avec Marie-Claude Hubert) ; La construction du texte (en collaboration avec Marie-Antoinette Pellizza).
    Qu'est-ce que la phonologie et l'écriture ? Les sons. La prosodie. L'écriture. Qu'est-ce que la morphologie ? : Le morphème. La morphologie. La morphologie flexionnelle. La morphologie dérivationnelle. Qu'est-ce que la lexicologie ? Le signe linguistique. L'organisation sémantique du lexique. Syntaxe et lexique.

  • à perte de voix

    Joëlle Gardes

    Des personnages juste un peu dérangés, juste un peu déséquilibrés, des« déséquilibristes » en somme, présentés dans deux versions, l'une rose, sur le mode humoristique, l'autre, grise, sur un mode plus grave. C'est avec un regard distancé mais tendre que l'auteur considère des personnages semblables à nous, qui se débattent avec la difficulté de vivre.

    Empêtrés, comme nous-mêmes, dans leurs tracas quotidiens, leurs relations professionnelles, familiales, amicales et amoureuses, ils tentent de se dégager d'un quotidien frustrant ou exaspérant. Tous, à des degrés divers, sont des non-conformistes, sous l'apparence de leurs vies lisses et banales.
    Et les solutions qu'ils trouvent pour lui échapper sont aussi diverses que surprenantes, depuis le suicide - version grise - jusqu'à la relation fantasmatique à un garde du corps vu à la télévision - version rose! Dans le style clair, direct, dépouillé qui est sien, Joëlle Gardes décline, entre rire et larmes, la tragi- comédie de nos vies, la difficulté de s'adapter au monde et les questions centrales auxquelles nous sommes tous confrontés.

  • Histoires de femmes

    Joëlle Gardes

    Histoires de femmes au pluriel. Plusieurs histoires, plusieurs femmes, mais une même essence, et le même fatum : « passer avant de trépasser. » Qu'elle soit immaculée ou tachée, qu'elle soit perçue comme la madone, la matrone ou la tâcheronne, quel que soit son rôle : amante, mamma, nonna ou Pièta. en dépit de soi, en dépit de tout, une femme vaut bien trois hommes. Dans ces histoires de femmes d'hier et d'aujourd'hui, il est question de révolte, de passion, de colère, de tristesse, d'amour, de tendresse, de la grandeur de nos rêves et de leur naïveté, de la difficulté d'être, d'être soi, d'être femme face à l'entourage, face à la vie, face à la mort. Mots abrupts, mots qui saignent. avec sa poésie si radicale et singulière, Joëlle Gardes rend grâce aux femmes : un hommage subtilement épaulé par les dessins de Stéphane Lovighi Bourgogne.

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  • Cette étude de la rhétorique et de ses différentes fonctions propose une histoire de la rhétorique, de ses origines en Grèce jusqu'au XXe siècle, et une lecture théorique des textes à travers un certain nombre d'exemples représentatifs.

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  • Loin des murs des séparations que l'on abat ou que l'on dresse, loin des murs de la honte, nos murs sont ceux de la rêverie.
    Le regard y prélève un fragment et une géographie fabuleuse s'y dessine.
    La pierre devient lac, fleur, tableau, le mur flotte léger comme un nuage, coule transparent comme un ruisseau.

    Par-delà les murs s'ouvrent l'espace intérieur et la plaine illimitée du songe.

  • D'Olympe de Gouges, la postérité a surtout retenu le rôle de militante au service de la liberté et de la justice. Mais c'est dans son existence même qu'elle tenta de mettre en pratique ses principes. Des trois pouvoirs, amoureux, littéraire et politique qu'elle tenta de conquérir, parce qu'elle pensait que les femmes aussi y avaient droit, aucun ne lui fut reconnu. Ne lui fut accordé que celui de mourir sur l'échafaud comme un homme. C'est sur la vie de cette femme hors du commun que porte ce livre, ni tout à fait roman, ni tout à fait biographie. Il tente de lui donner corps, de l'imaginer dans sa vie quotidienne depuis son enfance occitane jusqu'à sa mort, de comprendre les raisons et les sources de son activité d'écrivain, trop souvent méconnue. S'il lui arrive d'être infidèle dans le détail à la vérité événementielle, qui n'est pas l'essentiel, il est fidèle à la vérité profonde par laquelle cette femme exceptionnelle nous touche.

  • C'est dans une écriture lumineuse et lucide, portée par la lumière tragique du Sud, que ce texte affronte la noirceur des choses et de la mort à travers trois fragments, (« Dans le silence des mots », « Paysages intimes », « Le soleil ni la mort ») et invite à une méditation sur la poésie, où s'exprime avec acuité le désespoir devant les mots, incapables de capter la splendeur de l'univers et la grâce de l'instant, mais aussi la jubilation quand, face au temps dévorateur, à l'absence et à l'oubli, ils redessinent les contours du moi et creusent les sillons de la mémoire.

  • Après l'étude du mot, abordée dans le premier tome de La grammaire, ce second tome est consacré à celle de la syntaxe. Les mêmes principes commandent son étude. Il ne s'agit pas d'une grammaire prescriptive, mais essentiellement descriptive. La perspective adoptée concilie les analyses de la grammaire avec les méthodes de la linguistique. Cet ouvrage est organisé comme le tome précédent: les exposés théoriques sont suivis par des exercices corrigés. Ils permettent au lecteur de mettre en pratique les notions présentées et de s'entraîner à l'analyse grammaticale et linguistique. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants de lettres, aux candidats aux concours de recrutement et aux professeurs de l'enseignement primaire et secondaire.

  • Tourmentée par sa liaison avec le mari de sa meilleure amie, qu'elle accompagne vers une mort annoncée, la narratrice se penche sur la véritable nature de cette singulière relation à trois.
    " ...Hors de cette bulle fragile, Antoine s'agitait.
    Je le détestais parce que sa peinture puisait ses forces dans la maladie de sa femme. Je voyais en lui un vampire. Un charognard. J'aurais pu reconnaître sa douleur et accepter la forme qu'elle prenait. Après tout, moi-même, je me nourrissais de Louise. Il m'était plus facile de l'accabler. Je réorientais vers lui toute la hargne, la haine que cachait la paix que je ressentais en tenant la main de Louise.
    "

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  • 1887, Pointe-à-Pitre, 1975, presqu'île de Giens.
    Entre ces deux dates, entre ces deux lieux maritimes et battus par les vents, se déroule l'existence d'un homme double, Alexis Léger, aux commandes de la diplomatie française dans les heures sombres qui précèdent la Seconde Guerre mondiale, et Saint-John Perse, poète honoré en 1960 du prix Nobel. L'un comme l'autre sont marqués du signe de l'exil : le secrétaire général du Quai d'Orsay se réfugie aux Etats-Unis, le poète se souvient de l'île natale d'où il fut arraché enfant.
    Mais, de l'un à l'autre, le chemin des détours et des mystères séduit comme un roman. A l'autobiographie qui ouvre le volume de " La Pléiade " et qui dresse la statue du Poète, cette biographie oppose une figure plus humaine, y compris dans ses faiblesses. Dans les plus cruelles épreuves, c'est contre la tentation de la tristesse que s'écrit une poésie de la célébration du monde et de l'humain qui témoigne avant tout de la grandeur du langage poétique.

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