• Depuis les travaux pionniers d'Emmanuel Le Roy Ladurie, les réflexions actuelles sur l'évolution climatique et les reconstitutions des climats d'autrefois amènent une double interrogation. La première, théorique, repose sur la modélisation possible pour une histoire du climat et sur les sources employées. La deuxième s'intéresse à l'évolution des théories météorologiques et climatiques, depuis les premières réflexions grecques jusqu'aux débuts de la météorologie instrumentale et mathématique. Ces deux interrogations permettent d'aboutir à une réflexion sur la description et la perception du phénomène météorologique et climatique dans les textes et les documents.

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  • Assortie d'une double introduction, linguistique et littéraire, ainsi que d'un glossaire, cette nouvelle anthologie propose quelque cinquante textes, faisant chacun l'objet d'une rapide présentation et d'annotations grammaticales et lexicologiques. Prioritairement destinés aux étudiants de licence et de master ainsi qu'aux candidats aux concours de recrutement du professorat du second degré, les extraits mis à disposition du lecteur visent à lui fournir un panorama aussi fidèle que possible de la variété de la production médiévale, littéraire et non littéraire, depuis les premiers témoins jusqu'à la fin du Moyen Âge.

  • L'histoire du français, comme celle de toute langue, est, par nature, de l'ordre du continu, ce qui rend délicate l'assignation de bornes et d'étapes exprimées dans les termes d'une chronologie précise.
    Néanmoins les linguistes distinguent volontiers le français médiéval, celui qui, sur le territoire de la langue d'oïl, s'inscrit dans l'espace gallo-romain, du français classique, moderne ou encore contemporain. En son sein, la distinction de l'ancien et du moyen français souligne des étapes dans le développement phonétique, morphologique, syntaxique et lexical de la langue. Sur un corpus nécessairement clos mais aussi silencieux car analysable qu'aux travers des écrits, cet ouvrage nous invite à comprendre la formation de la langue française depuis 842 et les Serments de Strasbourg (premier texte officiel écrit en langue romane) jusqu'à l'imprimerie.
    Il montre ainsi comment une langue à prétention standardisante émerge peu à peu de la diversité des dialectes.

  • La littérature du Moyen Age est réputée pour son orientation didactique. Cette orientation a produit certains de ses chefs-d'oeuvre, comme le Roman de la Rose, dont la partie attribuée à Jean de Meun s'autorise de la fiction allégorique et romanesque de Guillaume de Lorris pour diffuser un grand nombre de connaissances encyclopédiques passées au crible d'une pensée. Les prologues des oeuvres narratives répètent à l'envi que celui qui possède un savoir ne doit pas le garder pour lui, mais le divulguer largement.
    Trois voies s'ouvrent pour cette divulgation : la voie didactique pure (celle des traités, traduits ou non du latin), la fiction scientifique (conçue ad hoc, généralement en recourant à la technique de l'allégorie), et l'insertion de savoirs dans des oeuvres de fiction. Des savoirs nouveaux peuvent venir irriguer des fictions romanesques, comme on le voit dans des proses de la fin du Moyen Age qui entraînent leur héros vers des terres mises à la mode par les récits de voyages et donc par les savoirs géographiques nouveaux.
    Ce sont ces problématiques croisées que ce volume veut approfondir sur une longue durée couvrant le Moyen Age et la Renaissance, dans l'esprit d'une continuité et non d'une rupture, en montrant que la sensibilité aux découvertes constitue un mouvement de fond qui produit des efflorescences dès l'émergence de notre littérature en langue vulgaire et qui entretient des rapports complexes avec la fiction, qui ne sont pas des rapports d'opposition, et qui demandent à être décrits et mis en lumière.

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  • Les paysages et les accidents de la terre ont leurs secrets et les esprits curieux, avant l'institution de la géologie comme science, ont recherché de tout temps des explications, qu'elles soient religieuses, agronomiques ou philosophiques. La terre est assurément l'élément cosmique le plus perceptible, celui dont l'observation immédiate est la plus facile et dont la connaissance a des conséquences immédiates dans la vie humaine, mais elle reste mystérieuse dans sa formation, dans ses mutations parfois catastrophiques et dans son intériorité et c'est ce mystère que bon nombre d'auteurs ont tenté de résoudre par des explications ou par des dénominations. Ce livre, issu des réflexions d'un colloque tenu à la Sorbonne, a comme ambition de montrer la genèse d'une science géologique de l'Antiquité à l'âge classique par une rencontre pluridisciplinaire entre historiens de la géologie, philologues, lexicologues. Il met en évidence l'aventure intellectuelle de ceux qui ont tenté d'en faire naître un ordre et de mettre en évidence une causalité, ou de ceux qui ont établi des lexiques du grec aux langues romanes en passant par le latin et qui ont ainsi facilité la maîtrise du paysage et du sous-sol. Dans un mélange de curiosité et d'investigation scientifique, une lente élaboration se fait jour par classements successifs et par l'échange entre observations, usages de praticiens et théories sur le cosmos et ses mutations.

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  • Comment l'homme médiéval percevait-il le temps qu'il fait ? A cette question très importante, ce livre issu d'un séminaire dirigé par Claude Thomasset à Paris IV-Sorbonne, tente de répondre par une série d'études centrées sur la météorologie.
    Les textes scientifiques sont confrontés aux textes littéraires, à la pensée religieuse. Toujours, l'homme médiéval scrute le ciel. Des univers culturels différents interprètent les météores. L'homme, qu'il lise la Bible ou le Coran, ou qu'il vive à l'époque de Virgile ou de Dante, cherche à lire et à comprendre le ciel, la météorologie. A cause de son mystère, l'air troublé inspire l'imaginaire médiéval.

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