• À la mort de sa grand-mère, Serena, la narratrice, hérite d'un appartement de neuf pièces situé à Bastia. Inspirée par les lieux de ses origines, poursuivant, à travers la trame de son histoire, le fil rouge énigmatique et terrifiant d'une tragédie personnelle, elle nous invite à partager son questionnement du réel en une vision poétique du monde. Explorant la mémoire de ces pièces, au cours de l'écriture, elle nous livre de petites scènes du passé, souvent poignantes, parfois cocasses, dont la signification se trouve intimement liée au caractère des personnages, et finit par rassembler, parmi les souvenirs, drames et témoignages d'époques différentes.

  • Les vestiges de Janvier

    Jeanne Bresciani

    • Petra
    • 15 December 2004

    Le narrateur principal, Giambattista Bellingeri, homme d'une soixantaine d'années et romancier connu sous le pseudonyme de Janvier, revient à Rome où il a séjourné quelques années auparavant, à la Villa Médicis, afin de reconstituer l'histoire d'amour tragique de ses amis disparus : Charles Janvier et Vanina Ventiseri. Charles vient de mourir et Vanina, depuis quelque temps, n'a plus donné signe de vie, jusqu'au "coup de théâtre" final... En écrivant leur histoire, c'est son propre passé douloureux que Janvier va livrer. Tous les vestiges mémoriels d'une vie, les vestiges de l'enfance, les événements marquants ou mineurs, les citations d'auteurs, les réflexions personnelles, les amours perdues, les non-dits, les drames, les secrets de famille... Ces fragments vont se rassembler peu à peu sous sa plume sensible et poétique, tissant des correspondances entre vie et mort, réalité et fiction.

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  • Paris, juillet 1997 : mort de l'écrivain Maxime Desroches dont la plume reprend vie à travers les souvenirs de Vanina Ventiseri, une amie corse avec laquelle il avait " une étrange relation ". Grâce à elle, il poursuit son travail d'écriture inachevé " de concert avec elle, en italiques invisibles ". Vanina passe outre la mort de Maxime, et ce dialogue d'" outre-mort " inspire aux deux protagonistes diverses réflexions sur la mort, l'au-delà, l'amour, l'amitié et l'acte d'écrire. Le style élégiaque et ciselé de Jeanne Bresciani rend parfaitement la puissance évocatrice et la force vitale de l'écriture, que même la mort ne peut annihiler, et nous tient en haleine jusqu'à la révélation finale du secret métaphysique que détient Vanina et qui provoque l'interrogation essentielle sur le sens de la vie et de la mort : " J'attends peut-être aussi qu'elle me livre, à son insu, le secret qu'elle semble retenir à propos d'une expérience peu commune ". Dans ce récit intelligent, érudit, sensible, profond, empreint de mystère métaphysique et émaillé d'humour, l'auteur joue avec brio des différentes tonalités de voix qui se répondent et offre une réflexion profonde et originale sur ses thèmes de prédilection, la mort, la mémoire, la mélancolie, née de la nostalgie, et aussi la difficulté d'écrire.

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