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  • La notion de cellule souche est en plein bou­le­ver­sement. La vision issue des études pionnières et des premières études moléculaires des années?1960 et?1970 est battue en brèche par de nouveaux éléments expérimentaux obtenus depuis moins d'une décennie. Ces résultats, rendus possibles par certaines avancées technologiques, sont venus questionner la définition même des cellules souches en termes moléculaires précis.
    Loin d'être des entités à l'identité bien définie, elles sont en réalité intrinsèquement instables et variables, ce qui a des conséquences fortes en termes de conception de la différenciation cellulaire, du développement des organismes et du développement cancéreux. Après avoir décrit l'histoire et l'actualité de la notion de cellule souche, cet ouvrage propose des alternatives aux modèles de développement classiques basés sur le déterminisme génétique, de manière à mieux intégrer les données accumulées sur le comportement aléatoire des cellules souches.
    Il aborde ensuite la question très actuelle de la " reprogrammation " cellulaire qui vise no­tamment à obtenir des cellules souches à partir de cellules plus différenciées. La manière dont les différentes voies de " reprogrammation " doivent être reconsidérées vis-à-vis de la révolution conceptuelle dont il est question auparavant permet d'introduire une nouvelle perspective sur la médecine régénérative, l'une des principales motivations de l'étude des cellules souches.
    Cet aspect biomédical et l'aspect plus " fondamental " constituent le double intérêt de ce livre qui contribue à établir une biologie vraiment contemporaine intégrant pleinement le rôle du hasard dans le comportement cellulaire

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  • Comment sortir de la spirale des échecs dans la lutte contre le cancer dont on meurt encore massivement ? Certes, des progrès ont été réalisés, mais ils sont limités. Ils concernent principalement son dépistage, tandis que les traitements les plus utilisés reposent davantage sur l'amélioration de stratégies anciennes que sur une compréhension rationnelle de la maladie. Sur ce modèle, la chimiothérapie a permis de vraies avancées au bénéfice des patients, mais on connaît tous ses limites (nombreuses résistances, effets secondaires, etc.).
    Pourquoi en est-on là après tant d'années de recherche ? Remettant en cause une vision purement génétique de l'origine du cancer en vigueur depuis des décennies, l'auteur souligne dans cet essai le rôle essentiel de l'environnement des cellules. L'action des mutations génétiques n'est pas niée, mais ce ne serait pas la cause première de la cancérogenèse. C'est le dérèglement des relations entre cellules qui agirait comme un facteur clé.
    Cette théorie tient compte des avancées les plus récentes en biologie moléculaire. Elle débouche sur des propositions concrètes pour la recherche thérapeutique, ouvrant la voie à une révolution des traitements.
    Il n'est pas question ici d'une énième découverte miracle assurant la guérison du cancer, comme il en fut annoncé de nombreuses par le passé, fortement médiatisées, mais d'une analyse rationnelle qui ouvre un champ de recherche nouveau et suppose un vrai changement de paradigme en cancérologie.

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