• La ligue

    Jean-Marie Constant

    • Fayard
    • 1 November 1996

    Deux siècles avant les événements de 1789, la Ligue constitue le phénomène révolutionnaire le plus radical et le plus ample qu'ait connu la France d'Ancien Régime: son programme ne prévoyait-il pas l'élection du roi, le choix des ministres et le vote des impôts par les états généraux, émanation de la nation

  • Le 1er août 1589, en quelques heures, l'Histoire bascule avec l'assassinat d'Henri III. Son beau-frère et cousin Henri de Navarre, le premier des Bourbons, est le successeur désigné. Mais la France est mal en point et rarement il n'aura été si complexe de la gouverner : le royaume est divisé entre catholiques et protestants ; la monarchie est déconsidérée. Les défis du nouveau roi sont donc immenses. La première victoire d'Henri IV sera d'apaiser les rivalités, de renouer les liens. L'homme prend des risques, s'expose, joue la confiance, séduit, pardonne. Les Français rêvent d'un pouvoir de proximité, il fait merveille. C'est ce destin fait d'aventures et de passions, au coeur d'un pays en miettes, que relate ici Jean-Marie Constant, tout en dressant l'état de la France. Porté par la littérature et les arts, le roi est en osmose avec les Français et, de son vivant, devient un mythe national. Sa mort, brutale, en a fait un personnage de légende, le parangon de la nation.

  • Entre 1648 et 1652, les grands princes du royaume, comme La Rochefoucauld ou les Condé, se révoltent contre Anne d'Autriche et Mazarin, pendant la minorité de Louis XIV. Aspirant tous à jouer un rôle politique, ils défendent l'idée d'une monarchie parlementaire sur le modèle anglais.

  • La noblesse telle qu'elle apparaît dans cet ouvrage ressemble peu à celle des manuels d'histoire qui évoquent la société française de 1789.
    À l'époque de la Renaissance et du Baroque, la noblesse est une élite sociale, nombreuse, ouverte, dynamique et qui s'anoblit généralement toute seule. Plus proche des trois mousquetaires que des marquis poudrés du temps de Louis XVI, composée majoritairement de gentilshommes campagnards complètement insérés dans le monde villageois ou de combattants courant d'une guerre à l'autre, cette noblesse est batailleuse et se révolte facilement contre toute autorité, au nom d'un idéal de liberté, d'honneur, d'amitié et de stoïcisme.
    Son imaginaire, exploré avec des méthodes anthropologiques, grâce aux littératures qu'elle écrivait et qu'elle lisait, est rempli de rêves fous et d'utopies, de bergers et de pastorales, d'amours heureux et contrariés, de combats et de duels. Ce système de représentation conditionnait ses choix, ses engagements, ses révoltes et ses frondes. Ce livre rassemble des articles dispersés, voire introuvables, qui ont contribué au renouvellement, de l'histoire de la noblesse des XVIe et XVIIe siècles.

  • La noblesse française Mal connue pendant longtemps, la noblesse française des XVIe et XVIIe siècles bénéficie depuis quelques années des travaux d'une nouvelle génération d'historiens. Parmi eux, ce livre de Jean-Marie Constant, fruit de dix années de recherches, qui renouvelle complètement le sujet.

    On y apprend que les contemporains de Bayard et de d'Artagnan, violents, va-t-en guerre passionnés, chefs d'entreprise dynamiques en matière économique, constituent une classe dirigeante ouverte en perpétuel renouvellement. Elle porte en elle toutes les espérances d'un pays neuf la France du XVIe siècle. A cette époque, non seulement les valeureux guerriers, les doctes magistrats ou les grands marchands entrent dans la noblesse, mais aussi des paysans et des notables campagnards devenus riches et puissants.

    /> Dès la Renaissance, cette noblesse sait cultiver de multiples arts de vivre, de savoureuses pratiques des relations sociales qui font l'originalité de son comportement et annoncent le siècle de Louis XVI où tout véritablement se transforme et change L'anecdote significative et piquante, le portrait haut en couleur côtoient l'analyse scientifique la plus récente pour décrire cette grande mutation de la société française ancienne.


    Jean-Marie Constant Jean-Marie Constant, doyen de la Faculté des lettres et sciences humaines de l'Université du Mans est un spécialiste de l'histoire de la noblesse et des paysans. Il a publié Les Guise (Hachette 1984) qui a été primé par l'Académie française, Les Conjurateurs (Hachette 1987), La Société française aux XVIe, XVIIe, XVIIIe siècles (Ophrys 1994). Il a participé à l'Histoire des élites en France (Pluriel 1994).

  • A l'aube du XVII siècle, et après quatre décennies de terribles guerres de Religion qui ont mis la France à feu et à sang (1572 est l'année de la Saint-Barthélemy), la noblesse française traverse une crise douloureuse qui se traduit par une soif absolue de vivre dans une liberté totale. L'idéal que les gentilshommes n'auront de cesse d'atteindre, s'il est un véritable manifeste pour la vie, ne souffre cependant aucune compromission. Henri IV, Marie de Médicis, Louis XIII sont les contemporains de cette histoire dont le caractère tragique est peu connu : l'heure est à la révolte, au duel, au complot. II flotte dans l'air du temps un goût macabre pour la mort, traduit par les excès de l'art baroque, qui renvoie une image troublée d'une société traversée de terribles angoisses existentielles.
    Cette conscience du monde ne pourra être ignorée des gouvernants et leurs politiques en seront marquées (notamment le désir de négociation et de paix).
    L'époque, enfin, n'est pas sans rapport avec la nôtre, c'est le sacre de l'individu : Montaigne place le "moi" du créateur au centre du monde.
    Ces idées nouvelles de liberté, que les libertins pousseront à leur paroxysme, sont au coeur du livre de jean-Marie Constant : confrontant culture et politique, fiction et réalité, il fait revivre ce mouvement subversif et fécond, précurseur de l'époque des Lumières, et que saura habilement récupérer le Roi-Soleil.

  • Pour son plus grand malheur, Gaston d'Orléans (1608-1660) a fait les frais de la plume alerte du cardinal de Retz dont l'oeuvre a nourri nombre d'ouvrages d'histoire. Retz qui aurait voulu le manipuler à sa guise et n'y parvint pas en fit un portrait acide d'homme faible et influençable. Vengeance d'outre-tombe... Fils d'Henri IV, auquel il ressemble sur le plan du caractère, frère de Louis XIII, oncle de Louis XIV, le fils préféré de Marie de Médicis est ainsi devenu le mal-aimé de l'histoire, d'autant qu'il s'opposa toute sa vie à Richelieu, qu'il considérait comme un tyran. Il perdra la partie face au redoutable cardinal et surtout il ne parviendra pas à empêcher le développement d'une monarchie centralisée et autoritaire, qui ne respecte pas les pouvoirs intermédiaires, et encore moins les institutions provinciales. Pourtant, après la mort de Louis XIII, il gouverne un temps le royaume avec Anne d'Autriche et Mazarin, aligne les victoires militaires et contribue à pacifier la France, jusqu'à la Fronde, grâce à son sens de concertation et de la négociation.
    Jean-Marie Constant brosse le portrait de cet homme en phase avec nos réflexions modernes par ses conceptions politiques en faveur de la liberté, de la paix (en pleine guerre de Trente Ans), de l'aide aux plus déshérités, sa tolérance déterminée des différences religieuses et philosophiques,qui ont fait de lui un précurseur, annonciateur du monde moderne.

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  • L'abbaye de la Couture est l'un des plus beaux édifices de la ville du Mans. Entièrement rénovée à la fin de l'Ancien Régime par la congrégation de Saint-Maur, elle a été confisquée sous la Révolution pour y abriter le Conseil général et la Préfecture de la Sarthe, qui venaient tout juste d'être créés.

    Depuis cette époque, la Couture reste un chef-d'oeuvre de notre patrimoine. Pour la première fois, un photographe a pu avoir accès à l'ensemble du bâtiment et réaliser des clichés magnifiques ou insolites, de la cave au grenier, du parc aux archives, de la salle du conseil aux appartements du préfet.
    Mais la Couture est aussi un lieu vivant, le siège de deux institutions qui ont agi de concert, depuis plus de deux siècles, pour impulser ou accompagner les grandes mutations de leur territoire. C'est donc à une histoire de l'action publique dans la Sarthe que nous invitent les auteurs de cet ouvrage.
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  • Les quatre points cardinaux de l'Aubrac, ce plateau partagé par trois régions et quatre départements, sont peut-être le couteau de Laguiole, l'aligot, ce plat de pauvre fait des restes de fromage et de pommes de terre, le chemin de Saint Jacques de Compostelle et ... l'inventivité des hommes et des femmes qui y vivent !
    Pays d'exode et d'émigration (les aubraciens constituent l'essentiel des cafetiers de la ville de Paris et de nombreux habitants de cette région au climat tranché ont fait souche aux États-Unis depuis plus d'un siècle) l'Aubrac veut réinventer son avenir. Le projet de Parc Naturel régional qui devrait voir le jour dans les mois à venir ne peut que conforter ce défi.
    L'Aubrac, c'est le pays des pâturages à perte de vue, des routes qui hésitent entre vallées aveyronnaises et contreforts cantalous. L'Aubrac, c'est le pays de l'eau, des sources qui alimentaient les burons, ces maisons de pierre sèche ou les éleveurs passaient la belle saison aux cotés de leurs troupeaux. L'Aubrac est un immense pays qui n'est "désert" que pour celui qui en ignore les clefs. L'objet de cet album, porté par un auteur aveyronnais et un photographe rompus aux rigueurs montagnardes, est de vous inviter à une découverte patrimoniale, naturelle et surtout humaine, d'un de ces derniers grands espaces français. Et de vous en donner, comme un cadeau rare, les clefs qui ouvrent ce pays à notre envie de le connaitre.

  • Gaston d'Orléans (1608-1660), fils d'Henri IV, frère de Louis XIII et oncle de Louis XIV, demeure un prince méconnu et controversé de l'Histoire de France, longtemps réduit au statut de conspirateur manipulé par ses proches. Cet ouvrage entend rendre justice au personnage en lui rendant sa complexité et sa richesse.
    Gaston d'Orléans est un prince rebelle qui s'oppose à son frère et surtout au cardinal de Richelieu, non par simple jalousie mais en raison d'un désaccord profond sur la gestion politique du royaume. C'est aussi un prince mécène, humaniste et collectionneur, passionné d'art, de culture, de livres, d'architecture et de botanique.
    Ces dernières années, le personnage a été complètement revisité par l'historiographie. Cet ouvrage était donc nécessaire. Il s'appuie sur les recherches les plus récentes menées par Jean-Marie Constant et Pierre Gatulle. Il propose notamment une ré-interprétation de son action politique : celle d'un prince épris de liberté doublé d'un homme de culture. Et c'est à Blois, le château où il résida longtemps, où il meurt en 1660, et pour lequel il a confié à François Mansart un grand projet de reconstruction, que le prince mécène réunit son exceptionnelle collection de livres, de peintures, de cartes, de médailles et d'oeuvres d'art. Richement illustré, ce catalogue donne ainsi à voir une partie de son précieux cabinet de curiosités, connu en son temps comme « un des plus riches cabinets de l'Europe ».

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