• " "L'ESPECE HUMAINE TUE CONSCIEMMENT, VOLONTAIREMENT, CHAQUE MINUTE DANS LE MONDE, PLUS DE 2 MILLIONS D'ANIMAUX. AUTREMENT DIT, ELLE MASSACRE EN UNE SEMAINE 50 FOIS PLUS D'ANIMAUX QUE L'ENSEMBLE DES VICTIMES HUMAINES DE TOUTES LES GUERRES DE L'HISTOIRE DE L'HUMANITE". Dans ce nouvel essai, Jean-Marc Gancille expose un tableau sans concession de la relation que l'être humain a nouée avec le monde animal, fondée sur la domination et l'exploitation, et ce dès avant la naissance de l'agriculture.
    Sacrifices religieux, collections et commerce d'animaux sauvages, domestication, utilisation des animaux à des fi ns militaires ou pour des expériences de laboratoires, captivité forcée dans les zoos et aquariums, chasse et pêche récréatives, élevage intensif ou surpêche... On n'en finit pas d'établir la liste des formes qu'adopte l'anthropocentrisme. L'auteur n'en reste pas à ce triste bilan. Il démontre que ce carnage n'est pas seulement un éternel enfer pour les animaux mais aussi une tragédie pour l'espèce humaine en raison de la destruction des écosystèmes, une négation immorale de la sensibilité des animaux et une supercherie de l'industrie agroalimentaire, qui entretient auprès du public l'idée selon laquelle il serait nécessaire de consommer des protéines animales.
    Enfin, il dessine une voie d'action pour "en finir avec l'anthropocentrisme" sur le plan juridique, alimentaire, agricole... et décrit les méthodes pour mener cette lutte. Préface de Paul Watson, fondateur de la Sea Shepherd Conservation Society"

  • En démissionnant de son poste de ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot a eu la judicieuse inspiration de rappeler que l'écologie politique ne pouvait plus se satisfaire des « petits pas qui vont dans le bon sens », que cet espoir est vain alors qu'il s'agit de s'opposer à un système capitaliste intrinsèquement indifférent aux limites de notre planète.

    Dans ce court ouvrage puissant et persuasif, Jean-Marc Gancille va plus loin et incite à un militantisme radical. Selon lui, les éléments qui fondent le Grand Mythe Productiviste - l'idéal du consommateur-citoyen éclairé, l'alternative de la croissance verte, l'avènement prochain de la transition écologique - sont des baudruches idéologiques qui nous font perdre un temps précieux et dépenser de l'énergie en vain. Une analyse lucide de l'état de la planète et de l'étendue des ravages du « fondamentalisme marchand » appelle des réponses radicales et la fin des illusions.
    Alors que le recours à des dirigeants politiques largement inféodés au système est improductif et que le militantisme écologique se perd dans une forme de pensée magique naïve, aveugle tant aux réalités physiques qu'aux inerties sociales et aux verrouillages économiques, Jean-Marc Gancille appelle à ne plus se mentir. Il nous indique au contraire un chemin radical, revigorant et ambitieux : l'action combative et la démonstration de notre force collective face aux intérêts particuliers, car l'engagement militant a le mérite de faire réagir l'opinion et les décideurs.

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