• Le spectre qui hante cette fin de siècle n'est plus le communisme, mais la dérive technologique du capitalisme industriel: jusqu'oú peut-on aller trop loin dans la dynamique de l'innovation? accroissement de bien-être et de pouvoir d'un côté, de l'autre multiplication des risques et des accidents à une échelle sans précédent: du nucléaire aux recherches biomédicales, la science est entrée dans l'ère du soupçon.
    Les hommes ne découvrent pas seulement qu'il y a des limites à l'exploitation des ressources naturelles mais qu'il y en a aussi à l'exploitation de leur génie technique. tel est le véritable sens de la prise de conscience écologique. le discours des techniciens nous fait croire que la technologie est si complexe qu'elle relève des seuls experts et, quand les choses tournent mal, que c'est la faute au destin: double mystification.
    L'exemple d'oppenheimer, le physicien-philosophe, père de la bombe d'hiroshima et celui de rickover, l'ingénieur-amiral, père des sous-marins nucléaires, montrent à quel degré d'inconscience peut mener la raison scientifique. pour faire face aux problèmes sans précédent que soulève la technologie, il faut une autre pratique de la démocratie. dans quelle mesure et à quelles conditions peut-on maîtriser le changement technique? c'est l'enjeu politique majeur de cette fin de siècle, et c'est l'affaire de tous.

  • Dans sa fonction même de chercheur, au sein et en dehors de son laboratoire, le scientifique peut être tantôt homme de guerre et tantôt homme de paix.
    Il peut même être les deux à la fois comme inventeur de nouveaux systèmes d'armes et négociateur travaillant à des accords de désarmement. Il incarne deux rôles, deux engagements, deux versions de " l'éthique du savoir " très éloignées de ce que Max Weber avait imaginé dans Le savant et le politique. Cette ambivalence tient du conte à peine remanié de la Belle et de la Bête : la science y apparaît sous les habits de la Belle, qui a tout pour séduire la Bête en trouvant son compte dans la course aux armements.
    Et la politique y apparaît sous les habits de la Bête, qui entend bien tirer parti des charmes de la Belle pour se préparer aux guerres de l'avenir.

  • L'humanité s'inflige à elle-même de nouvelles plaies qui, pour la première fois et contrairement aux sept plaies d'Egypte, ne sont ni naturelles ni divines : accidents technologiques majeurs, instrumentalisation du vivant, menaces de terrorisme à coup d'armes de destruction massive, réchauffement climatique, etc.
    Dans toutes ces catastrophes annoncées, mais non imparables, l'humanité a une responsabilité centrale. Philosophe et historien des sciences de formation, Jean-Jacques Salomon nous ouvre ici les pistes dont chacun peut se prévaloir pour prendre la mesure des périls auxquels le XXIe siècle confronte l'humanité. Loin de la fin de l'histoire ou de tout déterminisme technologique, il fait la démonstration du possible, de l'urgence et de la nécessité d'une action concertée à l'échelle de la planète.

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  • Joindre l'utile à l'agréable : s'il est un domaine de l'entreprise qui se prête à une telle ambition, c'est bien celui de son vocabulaire.

    Quel avantage, en effet, que de savoir trouver le mot juste ou convoquer l'expression qui fait mouche !

    Et quel plaisir aussi que de goûter la profondeur des formules dont s'abreuve le monde professionnel !

    Le langage de l'entreprise mérite mieux que l'ironie facile avec laquelle on se plaît souvent à décortiquer son jargon.

    Dans l'exercice de sémiologie auquel se livre l'auteur, on découvre qu'une citation bien choisie, un adage qui vient à point ou même une allusion historique de circonstance, valent souvent mieux qu'un long discours.

    Encore faut-il en maîtriser à la fois le sens apparent et la portée cachée.

    En passant en revue ses mots quotidiens, « C'est quoi le plan B ? » démontre que, comme les meilleurs romans, le langage de l'entreprise est aussi un livre ouvert sur ses mécanismes les plus subtils.

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  • C'est l'histoire de la profession dont dépend aujourd'hui le sort du monde. Une profession qui fait avancer le savoir et prétend n'être pour rien dans les conséquences qui en résultent (bombe atomique, clonage, nanotechnologies...). Près de quatre millions d'individus qui exercent des rôles aussi différents que ceux de chercheur, expert, stratège, diplomate, militaire, commerçant, industriel, espion, trafiquant, mercenaire, dans les allées du pouvoir, les états-major et les conseils d'administration. À la fois guerriers et missionnaires de la paix, souvent prix Nobel ou médailles Fields, les scientifiques sont à la source des plus grandes mutations techniques et sociales. Très peu d'entre eux, tels Einstein et Sakharov, ont le courage de résister aux attraits et aux pressions du complexe militaro-industriel qu'ils nourrissent et dont ils sont tributaires. Entre pouvoir et savoir, Jean-Jacques Salomon nous fait découvrir une communauté du déni.

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  • Dans cet essai philosophique sur les liens qu'entretiennent la science et la technologie avec le développement économique et social, aujourd'hui et demain, qui va de la bombe atomique au génome, des plantes transgéniques au cybermonde en passant par le clonage humain, Jean-Jacques Salomon montre avec force que la science pose plus de problèmes qu'elle n'en résout. En dressant l'inventaire des problèmes que la science et la technologie ont soulevés au cours de ce siècle, l'auteur nous invite à entrer dans le XXIe siècle avec lucidité, c'est-à-dire sans trop d'illusions, avec la conviction que le pessimisme de la réflexion n'empêche en rien l'optimisme de l'action.

    Jean-Jacques Salomon, professeur honoraire au Conservatoire national des arts et métiers, a dirigé la Division des politiques de la science de l'OCDE et présidé le Collège de la prévention des risques technologiques. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur les liens entre la science et la société.

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  • La France compte quelque deux cents associations d'amis d'écrivains actives, en quasi-totalité créées après 1945. De tailles très diverses, elles entretiennent le souvenir de la plupart des grands auteurs, mais aussi d'autres moins célèbres qui risqueraient de tomber dans l'oubli. Si certaines sont affiliées à des maisons d'écrivains, elles fonctionnent majoritairement sans l'atout que constituent ces lieux de mémoire. Comment les sociétés de lecteurs participent-elles à la transmission des grandes Å«uvres de la littératureÂ? Pourquoi en devient-on membreÂ? Quelles relations entretiennent-elles avec les territoiresÂ? Aucune typologie des associations d'amis d'écrivains n'a été établie depuis vingt ans. À l'occasion de leur premier Salon, ce Panorama apporte des éléments de réponse. Jean-Jacques Salomon est éditeur et essayiste. Igor Salomon est consultant en développement des territoires.

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  • Les dircoms en conviennent : les stratégies de communication les plus subtiles et les campagnes publicitaires les mieux planifiées échouent quand elles ne sont pas relayées par les bons réseaux. Lancer des opérations structurées, cohérentes, budgétées, ne suffit pas. La dimension humaine est décisive : pour réussir, le dircom doit avoir établi sa légitimité et inspirer la confiance. C'est donc aussi une affaire de temps.

    Ce temps souhaitable de maturation, le dircom qui prend ses fonctions en dispose-t-il ? Peut-il se permettre d'attendre d'avoir évalué son équipe et tissé sa toile avant de faire des propositions ? Ne risque-t-il pas d'être marginalisé s'il ne s'engage pas de façon visible dès les premiers mois ? Et s'il décide de foncer, comment faire les bons choix, comment éviter les pièges et les erreurs ?

    Pour répondre à ces questions, les auteurs ont demandé à des directeurs de la communication de raconter les 100 premiers jours suivant leur nomination. Qu'ils s'installent dans une fonction déjà légitime ou qu'ils soient recrutés en situation de crise, la plupart ont ressenti le même sentiment d'urgence. Du nouveau dircom, on attend beaucoup et vite.

    Concilier le temps court de ces attentes avec le temps long de la planification stratégique est au coeur de la difficulté, mais aussi du plaisir, de la fonction. Les 100 premiers jours d'un(e) dircom passent en revue les multiples façons d'y parvenir.

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