• 1934. Maltraités, les pensionnaires de la maison de redressement de Belle-Île-en-Mer brûlent les bâtiments et s'échappent. La population et des touristes organisent alors une « chasse aux enfants », et les reprennent tous, sauf un dont la trace se perdra à jamais. Avec des mots à fleur de sang, Jean-Hugues Lime s'est inspiré de ce drame pour écrire ce roman où, face à la barbarie des adultes, des enfants apprennent les gestes de la résistance.

  • Paris, juillet 1942. Lazare Tcherkowitz, 13 ans et demi, assiste depuis sa cachette à la rafle de toute sa famille. En une seconde, le voilà seul au monde.
    Dans sa tanière de fortune, il s'immerge dans son livre de pirates en rêvant à un mystérieux diamant noir caché dans la crypte d'un vieux château de la côte bretonne, à Brec'h Helien. En danger dans son appartement, affamé, il doit fuir. Il pense naturellement à la Bretagne, à se diriger vers ce petit port de pêche où il allait avec ses parents passer ses vacances... Brec'h Helien. Un long voyage initiatique commence. Les adultes, qu'ils soient flics ou miliciens, sont tous à ses trousses. Seul, un garçon de son âge, Fernand, rencontré au cimetière Montparnasse où tous deux se cachaient, deviendra son ami...
    Des geôles parisiennes à Rennes, le Bezen Perrot, fameuse milice bretonne pronazie, en passant par le bagne d'enfants de Belle-Île-en-Mer, Lazare marche vers son destin. Enfin parvenu à Brec'h Helien, il rencontrera de vrais pirates modernes, un réseau de résistants bretons qui, sur le pied de guerre, préparent en hâte la Libération. Vont-ils l'aider à retrouver le diamant noir ?

  • Le mythe éternel de Don Quichotte et Sancho Pança revisité, transposé au pays de la saucisse, c'est-à-dire à Morteau même, puis ailleurs, dans d'autres endroits encore plus improbables. Sous les auspices tutélaires du fantôme de Jacques Brel, gardien des belles et bonnes âmes qui jamais ne les abandonne, Jacky Stark, un artiste mythomane itinérant, et Marcel Penchat, un marchand de saucisses AOC, s'en vont par les routes, à la découverte de l'amitié, de l'amour, du monde, de leurs rêves et de leur destin. Ils se cognent au réel, à la bêtise, au froid, à la neige, au désert, au silence. Ils bravent les foudres. Vont, viennent, se cassent la gueule et triomphent. On retrouve, dans ce roman cocasse et émouvant à la fois, l'atmosphère des grandes chansons de Brel. Jacky et Marcel sont "beaux et cons", en quête de Mathilde et de Madeleine folles et accortes. Le temps d'oublier le dernier verre pour la route.

  • Mangareva

    Jean-Hugues Lime

    Le 7 août 1834, Caret et Laval, deux jeunes missionnaires catholiques de la congrégation du Sacré-Coeur, aidés par le frère Murphy, débarquent à Mangareva, dans l'archipel des Gambier. C'est le plus mal connu et le plus secret des chapelets d'îles situées au sud-est de la Polynésie française. Une île peuplée de " sauvages ". La mission de Caret et Laval : évangéliser les Maoris et édifier un paradis chrétien. Ils s'installent dans l'archipel avec comme seuls bagages quelques soutanes, un ornement de vases sacrés et soixante bouteilles de vin de messe. Par quels moyens deux prêtres sans armes pourront-ils convertir plusieurs milliers de Polynésiens et les convaincre d'abandonner leur culture, leurs croyances ? L'entreprise des missionnaires va si bien réussir que les deux prêtres feront construire aux Maoris une cathédrale en plein coeur de l'océan Pacifique. Le prix à payer consiste en l'effritement puis l'anéantissement d'une civilisation et d'un mode de vie. Et, pour finir, en raison de l'épuisement des ressources naturelles, dans le dépérissement de toute une population. Cette histoire vraie ressemble à un conte cruel et sombre, traversé par de brutales bouffées de comédie. Elle projette à travers le temps une lueur glauque et fantasque qui éclaire d'une splendeur barbare notre histoire religieuse et coloniale. Ce roman décrit l'éradication d'une civilisation par une autre, la destruction d'un écosystème fragile au nom des bons sentiments, de la prétendue supériorité occidentale mais aussi du fanatisme religieux, de la cupidité des colons et de l'ignorance de tous.

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  • " Je suis un assassin.
    Je me tue à le dire et personne ne veut l'entendre. Aujourd'hui, j'ai pris ma décision, je vais tuer. " Ainsi débute ce journal intime qui décrit les faits et gestes, mais surtout les pensées secrètes d'un homme qui a décidé de devenir assassin. Cet impitoyable bourreau décrit minutieusement son expérience, les crimes gratuits qu'il se prépare à commettre.
    Il se sent épié, traqué par une mystérieuse Organisation qui n'est peut-être que l'implacable société des hommes, celle qui chaque jour conspire contre lui.
    Provocant, voire scandaleux, ce conte cynique se situe entre le réalisme fantastique de Marcel Aymé et l'humour angoissant du Procès de Kafka.

  • Ce roman historique est basé sur une histoire vraie dont l'action se situe au début du XXe siècle sur l'île de Clipperton, la plus petite possession française dans le monde, annexée en 1931.
    Voulant s'approprier cet éclat volcanique perdu dans l'océan Pacifique à 1 300 km des côtes mexicaines, le gouvernement de Mexico envoie en 1905, une escouade commandée par le capitaine Ramon Arnaud, ainsi que des péons. Tous débarquent avec femmes, enfants et animaux domestiques. Ils construisent des maisons et des bâtiments destinés à l'exploitation du guano, l'engrais miracle. Mais, dès 1910, le Mexique, plongé dans la tourmente révolutionnaire, oublie totalement Clipperton et ses colons.
    Privés de ravitaillement et de moyens de retour, l'île devient leur prison. LE ROI DE CLIPPERTON est l'histoire inversée de Robinson Crusoé : dans le roman de Defoe, Robinson arrive sur une île déserte et reconstruit la civilisation. Il devient le roi tout-puissant et civilise Vendredi. Ici, le commandant Arnaud, le chef de la garnison mexicaine, débarque en conquérant avec ses traditions militaires, ses médailles, ses armes, et instaure abruptement la " civilisation ".
    Mais le soleil, la pluie, la mer, les requins, les oiseaux, finiront par se liguer contre les hommes et leur faire perdre leur part d'humanité.

  • Tout le monde finit par se tuer au travail sans sen rendre
    compte. Cest à se tirer une balle. Pour aller au turbin la fleur au
    fusil sans avoir envie de faire un massacre, lhumoriste Lime
    imagine 100 raisons de ne pas se suicider au boulot. A mourir de
    rire.
    1) Vous êtes bouddhiste. Vous vous verriez réincarné en votre
    DRH ?
    2) Qui a besoin de vous ? Personne. Qui sen fout ? Tout le monde.
    Alors ?
    3) Il ny a pas de prime de suicide prévue dans votre contrat
    dembauche.
    4) Votre femme, qui vous déteste, serait bien trop heureuse.
    5) Ne pas perdre vos points retraite.
    6) Parce que vous navez pas encore terminé de couler la boite.
    7) Les agonies les plus longues sont toujours les meilleures.
    8) Vous voulez vous tuer parce que vous êtes lâche et vous savez
    que vous êtes la seule personne qui nosera pas se défendre.
    9) Pensez aux cinq millions de chômeurs à qui on va proposer votre
    place. Ne gâchez pas leur vie en leur donnant la vôtre.


    Indisponible
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