• Pour un metteur en scène, pour un comédien, pour le public aussi parfois, la rencontre avec une pièce peut être déterminante. Jean-François-Farid nous propose ici quatre rencontres, quatre défis en quatre textes forts et bouleversants, explorant des thèmes où la foi, le mal, le doute, l'amour, la violence, la folie aussi sont abordés sans concession, de la manière la plus crue quelquefois, dans une vérité sans fard, nue, théâtrale. Dialogues introspectifs, cruels, éperdus ou monologues hallucinés, illuminés, sur des décors inouïs. Un théâtre qui bouscule, qui dérange, qui surprend, comme un coup de foudre. Ceux qui tenteront l'aventure quasi mystique demettre ces textes debout s'embarqueront vers des rivages méconnus et inhospitaliers.Mais à vaincre sans péril...

  • Rarement j'aurai connu une telle intensité de création dans ma petite chambre, bien rangée et propre, de douze mètres carrés.
    Chaque jour était pour moi une fête et dans ma gorge coulait grâce sur grâce en écrivant ce conte-ci. Donc Dieu ne gouverne pas nécessairement ni gracieusement les esprits logeant dans les palais...
    Je corrige alors la phrase de Dostoïevski : « Les petits appartements rétrécissent l'âme et l'esprit ». Car c'en est là un démenti formel.
    Pour finir, je dédie ce livre à tous les enfants. Et je veux bien le dédier aussi à toutes les grandes personnes qui veulent le rester, enfants, veux-je dire, cela va de soi.
    (Il m'a fallu sept jours pour écrire ce conte.
    Eh bien, ce furent sept jours de joies intenses et forts simples...).

  • "C'est une pièce qui se déroule en deux actes dans un huis clos sordide et où les ténèbres et le ciel ont toute leur puissance, et notre dramaturge n'hésite pas (comme à son habitude) avec un talent audacieux à nous faire vivre jusqu'au fond de nos tripes et de notre conscience les abîmes de l'être pour nous éclairer sur la lumière divine." Colette Andrieu, romancière

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  • Il ne s'agit pas de dévoiler ici le fin fond de l'ouvrage intitulé Deux récits , mais de formuler ce qui suit: imaginons un jeune poète noir âgé d'environ douze ans qui semble aussi génial et aussi doué que le génial Rimbaud le fut lui-même. Il vit d'abord seul dans la forêt, mais sera rejoint ensuite par un narrateur assez curieux. Ils auront ensembles de sérieuses discussions autour de la poésie et du sens de la création. Puis pour finir, en ce qui concerne le second récit, il s'agit d'une femme isolée qui, de mission en mission, passera par beaucoup d'épreuves, pour échouer dans un couvent. Dans lequel elle découvrira quelque chose de mystérieux…

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  • Ce livre s'intéresse à la question de la réussite à tout prix. L'auteur nous révèle assez tôt que la carrière d'un des protagonistes va se solder par un échec, et que cet échec est lié à une ambition humaine démesurée. Pour satisfaire sa soif de réussite, le héros se liera en effet, des pieds à la tête, à Méphistophélès. Comment l'histoire se terminera-t-elle ? Et comment l'Ennemi triomphera-t-il ?
    Nous qui avons tant besoin de grandeur, nous qui voulons inscrire notre nom dans l'Histoire, quel bien recherchons-nous ? Cet ouvrage n'est pas autre chose qu'une réflexion sur cette interrogation.

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  • Quelqu'un a dit : « Celui qui est jaloux soupçonne. Celui qui soupçonne n'a pas confiance. » Jalousie et soupçon ne font-ils qu'un dans ce livre ? Pas vraiment ! Mais n'entrons pas dans le vif du sujet, tout de suite. Disons plutôt, pour simplifier, que le lecteur lui-même est en mesure d'avoir des soupçons sur l'authenticité des écrits de l'auteur. Mais des deux, qui détient vraiment la vérité ? Le but est en fait de ne pas se prétendre détenteur de l'unique vérité : il faut donc refuser de manipuler l'autre tout en évitant aussi de se faire avoir.

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  • Face à la poussée allemande, il y eut un gouffre entre l'attitude des Européens et celle de Pie XII. Comment l'inculper ou le disculper ? Comment faire face à cela ? Un grave malentendu a éclaté au sujet de ce pape, avec une pièce d'abord; avec un film ensuite : Amen. Mais pour l'auteur comme pour beaucoup d'autres personnes, la question à se poser est : « qu'en est-il ? » ! Si d'aventure Pie XII se montrait à l'écrivain pour lui demander : « Et toi, que dis-tu ? Pour toi, qui suis-je ? », celui-ci répondrait alors tout bas: « un innocent... » Remarquons au passage qu'il y eut un autre pape en question dans ce diptyque : il s'agit de Saint Jean XXIII, pape à l'origine de Vatican II. En ce qui le concerne, mieux vaut directement lire la pièce et méditer sur les paroles de ce saint pape...

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  • Voici donc Te reverrai-je Alice ?. C'est un livre qui m'a donné un mal fou (pas le mal de l'écrire mais celui de nous raconter Alice et moi). Mais cherchai-je en cela à imiter par exemple Lewis Carroll avec son Alice au pays des merveilles ou bien encore Wim Wenders avec son film Alice au pays des villes ? Que nenni ! J'ai cherché seulement à m'imiter moi-même et c'est déjà énorme, non ?
    Surtout qu'Alice m'a donné un autre mal : celui de l'aimer vraiment comme il faut. Mais néanmoins, y suis-je parvenu ? C'est là tout l'enjeu de ce dernier livre. Celui-ci est-il alors, malgré tout le mal qu'il m'a demandé, à la mesure de ce que je me suis promis : m'imiter moi-même ?

  • « Si vous croisez cet homme assis à un bar et le voyez avaler négligemment un express tout en crachant quelques bouffées anarchiques d'une cigarette roulée avec maladresse, vous vous reconnaîtrez en lui. Mais si d'aventure vous rencontrez réellement cet homme et plus encore ses écrits, c'est vous même que vous rencontrerez, [...] vos abîmes existentiels et vos aspirations les plus folles.
    C'est dans ses textes pétris comme de la glaise que l'auteur de ces deux nouvelles nous livre non pas ses confidences mais celles de l'homme [...] qui se destine à devenir un être humain digne de ce nom, celui dont l'expérience de la vie s'inscrit au plus profond de sa chair hurlante d'un feu glacé et de plaisirs brûlants et le conduit vers un désert intérieur où la nuit ne peut briller sans le divin.
    [...] Paul, c'est vous, c'est moi, dans les ténèbres, dans la nuit profonde de l'âme, qui peut alors percevoir l'invisible lumière. [...] Quant à Éclat poétique, ne vous attendez pas à une poésie légère qui vous donnerait des ailes pour vous envoler vers des ciels illusoires. Il s'agit encore d'un travail d'écriture qui arrache ses mots à l'instar du sculpteur qui sait faire naître, au bout de ses doigts fourbus, la forme du véritable chemin. »

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  • « Je ne suis pas ceci ou cela, mais peut-être ou peut-être pas, suis-je n'importe qui. L'essentiel étant que j'aime une femme mais que celle-ci se dérobe à moi. Et ça, ça peut être intriguant. Si je n'avais pas peur de décevoir, je dirais alors : Ouvrez le livre et lisez. » Photo d'Alice prise par l'auteur

  • La Fin de l'Histoire, c'est quoi ? C'est quand il n'y a plus d'hommes. Qu'est-ce que ça veut dire : il n'y a plus d'hommes ? Ça veut dire qu'il n'y a plus de raison de risquer sa vie et si l'homme ne risque plus sa vie, il n'est plus un homme.

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  • « Le lac de Tibériade l'an 2070.
    Coucher du soleil.
    Il fait assez froid.
    Depuis le grand matin, on voit des avions voler très bas.
    C'est samedi jour de sabbat et jour sacré pour les juifs et jour aussi ou l'on sait qu'on a pas travaillé.
    Après le passage des avions on doit, dans les coulisses, entendre de lointaines déflagrations, comme des coups de canon.
    Et de temps en temps aussi, toujours dans les coulisses, on entend des chars israéliens rouler avec fracas, comme s'ils démolissaient quelque chose.
    Et puis également, de temps en temps, on entend une détonation plus forte que les autres, mais sans plus, c'est-à-dire toujours sourde et comme venant de loin, d'assez loin même.
    Confondu avec tout cela on devrait entendre l'appel à la prière du muezzin.
    C'est déjà el-maghreb.
    L'appel à la prière tiendra une place de plus en plus importante dans cette pièce.
    Une simple masure au bord de la mer.
    Elle est éclairée par un faible réverbère.
    Sarah, Salomon et Joseph sont assis sur un banc tandis que le vieux Jacob fume sa cigarette. Judith n'est pas très éloignée d'eux. Elle regarde au loin le lac.
    Lorsque le rideau se lève tous ces bruits cessent et bien évidemment reprennent en temps voulu.
    Mais ici une assez brève rafales de mitrailleuses. »

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