• Plotin

    Jean-François Pradeau

    Quand Plotin (205-270) arrive à Rome, c'est pour y enseigner la philosophie de Platon. Formé à Alexandrie, il se donne pour mission de défendre une culture païenne que la philosophie stoïcienne ne parvient plus à servir. Il veut également renouveler cette culture à un moment où les mouvements chrétiens lui disputent son autorité.
    Si longtemps après Platon et Aristote, qu'il connaît et travaille sans relâche, Plotin est l'auteur d'une doctrine singulière qui pose qu'au-delà de ce qui est, au-delà de l'être que la philosophie cherche à connaître dans sa totalité et ses principes, il existe pourtant autre chose : un principe absolument premier. Un principe au-delà de l'être et de toute pensée, un principe de tout ce qui est mais que l'on ne peut embrasser par la pensée, ni même nommer autrement que « Un ».
    Une superbe introduction à la pensée de celui qui fut le plus grand philosophe de l'Empire.

  • Les tribunes sont le lieu véritable des mystères du football. Parler du Stade et des tribunes, c'est faire mieux comprendre le football à ceux qui ne le connaissent pas ou bien qui s'en méfient, comme l'on se méfie d'une sorte de maladie sociale ou d'une religion un peu sectaire. Il fallait un livre pour chanter les charmes et la beauté du Stade. Pour faire l'éloge du supporter, qui est animé par un savoir profond et porté par un amour véritable.
    Entrez dans le Stade, venez voir et entendre ce qui se passe et se chante dans les tribunes. Il sera temps alors, petit à petit, de découvrir les mystères du football. Ce sont des mystères auxquels on accède, comme jadis dans l'Antiquité, à la faveur de cérémonies d'initiation.

  • " Platon a écrit une philosophie de la cité. Pour rendre compte de l'ensemble de la pensée politique des dialogues du philosophe athénien, on a choisi de suivre les différentes étapes de la définition de la cité comme des enjeux qui lui sont liés. Si la philosophie peut être une intelligence de la totalité du réel, ce n'est qu'à travers une communauté de citoyens, de savoirs et d'oeuvres.
    Si du moins cette communauté réalise les conditions d'une vie équilibrée. La philosophie doit donc concevoir et penser la cité. " (J.-F. Pradeau) Jean- François Pradeau, normalien agrégé docteur, est professeur à l'Université de Bordeaux III.

  • Philosophie antique est un manuel qui couvre l'ensemble de l'histoire de la philosophie antique, depuis les oeuvres des présocratiques jusqu'à l'Antiquité tardive. L'ouvrage offre une présentation des principaux philosophes et des principales écoles philosophiques anciennes. Il réserve des chapitres plus conséquents aux grandes figures de la philosophie ancienne (Platon, Aristote, Plotin), et il expose également l'héritage et la postérité de cette philosophie. Ouvrage coordonné par Jean-François Pradeau, enseignant à l'Université Lyon III (Histoire de la philosophie ancienne).

  • Plus de six siècles après leur rédaction, Plotin entend réfléchir l'une des difficultés principales des dialogues platoniciens, celle de la « participation » du sensible à l'intelligible.
    Le présent ouvrage examine les aspects, les moyens et les précédents de cette réflexion néoplatonicienne de l'oeuvre platonicienne, en montrant combien le motif de l'imitation ( mimésis) y joue un rôle déterminant. La formule plotinienne de la participation, celle dont on montre ici qu'elle est prononcée par son ontologie aussi bien que par son épistémologie et son éthique, est la suivante : « toutes les choses, autant qu'elles le peuvent, imitent le principe ». Historien de la philosophie ancienne, l'auteur du présent ouvrage propose une lecture originale et érudite du néoplatonisme plotinien.

  • Au moment même où elle naît dans les Dialogues de Platon, la philosophie est tenue d'observer et de susciter des imitations et des ressemblances: elle doit expliquer comment l'homme ressemble au monde ou bien comment les phénomènes apparents ne sont que des imitations des réalités véritables, que seule la pensée perçoit; mais elle doit aussi inviter l'homme à parfaire sa ressemblance aux dieux, à "s'assimiler" à eux, ou bien encore s'employer elle-même à faire que la cité soit ordonnée à la ressemblance des modèles divins que sont les astres. La réflexion philosophique sur la nature, sur la connaissance, sur les moeurs ou sur la cité est ainsi et toujours menée par Platon selon les ressemblances qu'il s'agit de percevoir ou bien d'accentuer, selon les imitations qu'il faut accomplir ou parfois redouter. Car la simulation fallacieuse, celle des mauvais poètes et des sophistes, est bien le risque auquel Platon confronte, pour l'y soustraire, la philosophie.

  • L'éthique et la politique platoniciennes ont en commun deux objets homogènes : l'âme et la cité. L'âme, qui est l'agent moral, est le sujet de l'éthique, quand la cité est le véritable sujet de la perfection constitutionnelle auquel Platon entend consacrer la pensée politique. Les études ici réunies observent la manière dont tous les dialogues définissent conjointement ces deux agents et rendent raison des actions et des passions qui les affectent. Le traitement platonicien de la constitution politique, de l'exercice savant du pouvoir ou encore de la législation, ne saurait être distingué de l'examen des facultés de l'âme, des désirs qui la traversent et modifient sa nature éminemment plastique. Les âmes humaines sont dans la cité, qui s'institue en même temps qu'elle les éduque. La cité est à son tour une réalité animée, sujet d'une pensée commune dont Platon tenait qu'on pouvait la souhaiter unique, à l'encontre de la diversité tumultueuse des opinions qui caractérisait à ses yeux la faiblesse empêchée et malheureuse de l'âge démocratique. La communauté des affections nomme aussi bien la réalité de la cité et celle de l'âme, en même temps qu'elle désigne l'horizon de leur commun équilibre, où se rejoignent les principales leçons de la psychologie, de l'éthique et de la politique platoniciennes.

  • La collection est dirigée par Yves-Charles Zarka, directeur de recherches au CNRS. Il dirige le Centre d'histoire de la philosophie moderne - Centre Thomas Hobbes. Elle a un double objectif : -- réouvrir le débat sur les questions majeures de la philosophie, celles qui ne cessent d'alimenter la pensée, en vue d'éclairer leurs enjeux par des contributions inédites dues aux meilleurs spécialistes - mettre à la disposition des étudiants, des enseignants et plus généralement de tous ceux qui s'intéressent à la philosophie, des dossiers permettant de se faire une idée claire de l'état actuel des connaissances sur un sujet.
    Rendre des travaux philosophiques de pointe, accessibles à un large public universitaire et extra-universitaire, tel est le pari de cette collection. (Autres collections : Fondements de la politique - Intervention philosophique) Revue Cités. Philosophie, Politique, Histoire, dirigée par Yves Charles Zarka. Publication trimestrielle

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  • Les philosophes anciens ont écrit sur le rapport de la cité et du monde et c'est à eux que l'on doit les premières thèses «cosmopolitiques». L'objet de l'essai de Jean-François Pradeau est d'exposer ces thèses, en les rendant accessibles à des lecteurs qui ne les connaissent pas. Ainsi l'essai présente-t-il ce que des auteurs comme Diogène le cynique, Platon, les stoïciens ou encore le Père de l'Eglise Saint Augustin ont pu dire de la citoyenneté mondiale et du rêve d'une cité mondiale unique qui réunirait enfin tous les peuples.
    Les questions qu'agite cette histoire ancienne du cosmopolitisme sont pour beaucoup celles de notre époque, qui a fait l'éloge pendant quelques décennies d'une forme d'émancipation cosmopolitique, qui a inventé une Europe supranationale, mais qui paraît aujourd'hui figée autour de ses frontières. Les grecs anciens qui ont inventé la formule «citoyen du monde» ont quelque chose à nous dire de la mondialisation.
    Ils nous rappellent avec une certaine simplicité que la vie humaine, qui est une vie politique, c'est-à-dire une vie qui n'est possible que dans les limites instituées d'une communauté civique, ne peut atteindre la tranquillité ou le bonheur sans apprécier à sa juste mesure la place qui lui convient dans le monde. Il est néfaste et finalement impossible de vivre sans se faire une certaine idée de ce monde et de son ordre, sans se représenter, ne serait-ce que de manière vraisemblable, ce qu'est l'univers et la place qui nous revient en son sein.

  • Sur la route du Front observe la situation politique de la France. Celle d'un pays qui depuis deux ans maintenant vote massivement et principalement pour le Front National, devenu le premier parti de France. Le premier parti et le parti des premiers tours, tant il peine encore à franchir un seuil devant lequel les formations politiques au pouvoir lui font barrage. Pour combien de temps et à quel prix ? Comprendre le succès électoral du Front National exige que l'on s'inquiète de l'état d'épuisement de la vie politique française et de la faiblesse idéologique et morale des partis politiques, de Gauche comme de Droite.
    Et que l'on s'intéresse en outre à la manière dont le Front National est l'une des rares formations partisanes européennes qui propose à son peuple une forme d'existence digne. Dans une démocratie en crise, les mouvements populistes ont une puissance proprement politique dont les observateurs ne mesurent ni la puissance, ni à quel point les citoyens la demandent. Dans une Europe qui se déconstruit avant même que d'être construite, la société française se disperse et doute d'elle-même.
    Elle accorde ses suffrages à ceux qui acceptent de lui proposer une identité et un destin. Penser cette situation très particulière est l'objet de cet essai, qui va chercher parfois quelques lumières du côté des anciens Grecs. Du côté notamment de Platon et du regard qu'il portait en son temps sur un régime démocratique bien éloigné du nôtre. Mais la philosophie ancienne a des choses à nous dire, encore, de notre situation.

  • Si l'histoire de la philosophie a donné lieu à quelques monuments éditoriaux, très rares ont été les entreprises synthétiques, accessibles aux néophytes comme aux initiés, et retraçant en un unique volume plus de deux millénaires de débats intellectuels. C'est le défi de la présente Histoire de la philosophie, qui offre une présentation didactique de l'ensemble de la tradition occidentale, des origines à nos jours. Le lecteur y est guidé parmi la pensée et les oeuvres des principaux philosophes, depuis les premiers penseurs de l'Antiquité grecque jusqu'aux auteurs qui réfléchissent aujourd'hui à notre connaissance de la nature, des nouvelles technologies ou au gouvernement de la cité. Il pénètre au coeur des grandes controverses à travers lesquelles la philosophie ne cesse de poursuivre son questionnement.

  • Suite de l'édition intégrale des 54 traités rédigés par Plotin (205-270 apr. J.-C.), le principal représentant du néoplatonisme qui propose au lecteur d'affranchir son âme et de le mener vers le principe l'Intellect, afin de percevoir pour s'y unir, le principe de toutes choses qu'est l'Un.

  • Platon, comme tout philosophe, a tenté de résoudre des problèmes en forgeant des concepts. Plutôt qu'à des termes, dont bon nombre n'ont pas de stricts et uniques équivalents en français, ce sont à ces concepts (la connaissance, les formes intelligibles, l'âme) que nous avons consacré les notices qui suivent, en privilégiant ceux dont l'élaboration puis l'usage occupent l'ensemble ou la majeure partie de l'oeuvre. Les commentateurs anciens qui enseignaient Platon comme on ravive un ensemble de vérités incontestables s'intéressaient plus que tout à la manière dont celui qu'ils tenaient pour le Philosophe avait exposé ces vérités. Ils cherchaient dans les dialogues une méthodologie du vrai. Notre platonisme, bien qu'invétéré, a pris une forme plus moderne : nous avons tenté de montrer comment Platon travaillait un discours de manière à satisfaire ce désir de savoir dont il voulait faire le sujet de la vie bonne.

  • Ce commentaire a pour but de montrer comment les Lois s'inscrivent dans l'oeuvre philosophique de Platon en lui offrant un aboutissement. Il propose à cet effet une lecture thématique des principaux arguments du dialogue. Il contribue en outre à comprendre la place que le dernier dialogue de Platon joue dans l'histoire de la pensée politique.

  • Ion n'est pas seulement l'un des premiers dialogues - dits socratiques - de Platon.
    Il est sans doute celui qui nous touche le plus, à la fois par son sujet : la poésie, et par sa violence : les poètes seraient des ignorants, des enthousiastes, c'est-à-dire des fous possédés par les dieux qui les mettent en transe. Faut-il, comme M. Ficin, admirer dans l'Ion le portrait du poète possédé par les Muses, véritable élu emporté par la divine fureur ? Ou bien faut-il, comme Goethe, ne voir dans l'Ion que la haine platonicienne des poètes ? La traduction des textes de M.
    Ficin et de Goethe - qui suit ici la nouvelle traduction de l'Ion que nous donne Jean-François Pradeau - doit permettre de juger sur pièces. La mise en parallèle de la satire de l'Ion avec d'autres dialogues (Hippias mineur, Hippias majeur, Phèdre, République), qu'opère Jean-François Pradeau dans son commentaire, éclaire le dialogue et permet d'en déterminer la portée exacte, trop souvent méconnue.
    La triple traduction (celle de l'Ion, celle des lectures de M. Ficin et de Goethe) est accompagnée d'un commentaire de Jean-François Pradeau et d'une postface de Jean-Luc Nancy : " Le partage des voix ". C'est dire que cette nouvelle lecture de Platon ne sépare pas l'érudition la plus exigeante de la plus haute expression poétique. Ce livre est destiné à tous ceux qui s'intéressent à Platon, comme à ceux que la poésie ne laisse pas indifférents.
    Il se situe à la rencontre de l'histoire de la philosophie et de la philosophie elle-même.

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