• L'art de faire la guerre est une technique qui, malgré le mal de la mort qu'il manie, vise un bien : préserver une nation de cet échec radical que serait la perte de son indépendance.
    Ce recueil de conférences, dont la première date de 1940 et dont les autres furent prononcées à l'École supérieure de Guerre à partir de 1952, propose une méthode de pensée synthétique pour comprendre la guerre.
    Devenu un classique pour les militaires, cet ouvrage n'a rien perdu de sa pertinence. Même si le propos demande à être actualisé, il n'est pas dépassé, notamment par rapport aux mises en garde de l'auteur contre les conséquences d'un nihilisme dont nous ne voyons que trop les effets aujourd'hui.
    Cette nouvelle édition commentée par des enseignants de l'École de guerre, et comprenant en outre des textes peu connus de Jean Guitton, prend un relief tout particulier de nos jours, étant donné la brutale réapparition du phénomène « guerre » en Europe occidentale.

  • Dans ce livre ultime, Jean Guitton met en scène les derniers moments de sa vie. Il fait le point avec Pascal sur ses raisons de croire en Dieu, avec Bergson sur celles d'être chrétien, et avec Paul VI sur ses raisons d'être catholique. Durant ses funérailles, c'est un regard espiègle qu'il jette sur la foule. Il en profite pour rétablir la vérité sur certains aspects de sa vie intellectuelle, affective et spirituelle. Il discute d'art avec le Greco, du mal avec De Gaulle, d'amour et de poésie avec Dante, de philosophie avec Socrate... Lors de son jugement, on est étonné de voir Thérèse de Lisieux et Mitterrand intervenir en sa faveur. Jean Guitton nous fait ici un cadeau immense : il pose les questions essentielles sur le sens de la vie pour mieux aborder le grand débat philosophique, spirituel et religieux de notre siècle.

  • On se souvient de l'émotion produite lorsque parut le livre de Jean Guitton, Portrait de Monsieur Pouget.
    Le portrait d'un vieux prêtre aveugle, savant, philosophe et théologien, un grand sage frotté à toutes les vies. François Mauriac écrivait alors : " Je vais vous dire ma vraie pensée, c'est avec la Pesanteur et la Grâce de Simone Weil, le livre le plus important qui ait paru ces dernières années. " En 1954, alors que le Père Pouget est mort depuis des années, Jean Guitton nous donne à nouveau à l'entendre.
    A son Portrait, il ajoute ces dialogues, comme en diptyque. Il suppose le Père Pouget revenant parmi nous, et se laissant interroger sur les problèmes majeurs qui tourmentent les consciences. Et c'est un extraordinaire mélange de discussions philosophiques et religieuses, d'anecdotes, de souvenirs. Toutes les grandes questions sont abordées : la pluralité des mondes. Le mal. Le Christ et son message. L'avenir de l'humanité à l'heure atomique.
    La foi. La fin du monde. La mort de l'espèce...
    Jean Guitton nous peint son modèle, qui ne le voit pas : il nous tend un miroir de notre humanité.

  • J'ai choisi comme sujet de cours, en cette seconde année de captivité, de dresser un tableau de la pensée française de 1870 à 1940, c'est-à-dire entre deux grands désastres pour la France. Il m'a semblé que cette époque avait été en philosophie une grande époque, non seulement parce qu'elle avait été marquée par de très grands noms et de très hardis efforts, mais encore parce que la philosophie, à l'inverse de ce qui se passait auparavant, avait pénétré dans des domaines qui jusqu'ici ne recevaient qu'un éclairage indirect - je songe à la littérature, l'art, la politique, la religion, la mystique. J'ai pensé qu'après la secousse si douloureuse de 1940, et avant que notre patrie retrouve sa place dans le concert intellectuel des nations, il était nécessaire que nous prenions conscience de notre tradition présente, du mouvement des esprits et des directions vers lesquelles ce mouvement tend. Ces tableaux synthétiques des efforts, ces bilans sont utiles à tous les temps, soit pour faire comprendre aux esprits la valeur respective des diverses pensées, soit pour leur permettre de se mieux saisir en se situant à leur exacte latitude, soit enfin pour faire saisir les lacunes et faire surgir des vocations précises. Le Rapport inimitable de Ravaisson est le modèle du genre, et c'est à lui que nous nous référons, c'est de lui que nous partons. Mais un tableau de ce genre est plus utile encore après les grandes crises. Il n'est pas rare, dans l'histoire, de voir les périodes qui suivent les désastres être fécondes dans le domaine des idées. Le relèvement de l'Allemagne après 1806 s'est fait par l'entremise de Fichte et du réveil simultané de la tradition philosophique et de la tradition nationale. Ce sont les fils de ceux qui avaient souffert en 1870 qui ont fait la France nouvelle ; il est frappant de voir quelle sève montait dans ses hommes qui sont nés autour de 1870, qu'ils s'appellent Poincaré, Pétain, Foch, Clemenceau, ou Barrès, Bergson, Boutroux, Blondel. Là se vérifie encore le mot de Pascal, qu'il faut s'offrir par les humiliations aux inspirations, qui seules font le vrai et salutaire effet.

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  • La parole et le regard sont au centre des questions que ces dialogues suscitent : Jean Guitton pense le monde les yeux ouverts.
    Chez lui, le regard porte la pensée : il l'accompagne, l'éclaire, la concentre, puis l'offre à ses interlocuteurs. Sa pensée est de lumière, la nuit y est absente; le rire, plus que la tristesse, accompagne souvent la voix. Certes, parfois, l'inquiétude trouble le geste et la vigueur du ton : alors l'émotion, fluette, discrète, mais ô combien pénétrante, fait accéder à ce mystère, où le discours se change en prière, alors que les yeux, devenus fixes, semblent implorer une réponse qui comblerait le coeur plus que l'esprit.
    G. P. Ces "ultimes entretiens" sont pour Jean Guitton l'occasion de livrer aux lecteurs ses réflexions sur le siècle qui s'achève et celui qui s'annonce; à travers un dialogue parfois dur parce que toujours vrai avec Gérard Prévost, philosophe, il a voulu faire resplendir sa vérité.

  • L'evangile dans ma vie

    Jean Guitton

    • Cerf
    • 8 June 1990
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  • L'oscillation de l'esprit entre "l'absurde" et le "mystère", entre le néant et l'être, est le propre de la vie. J. Guitton, pour qui il ne saurait y avoir de milieu habitable, a choisi le mystère. Il explique pourquoi. Publié pour la première fois en 1984, ce texte contient les réponses du philosophe académicien à François Mitterrand qui venait lui parler de Dieu et de la mort.

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  • À l'heure où tant de chrétiens traversent une crise d'incertitude au point de ne plus oser proclamer leur foi, Jean Guitton confesse qu'il croit en Dieu, en Jésus-Christ, en l'Église. S'il récuse un triomphalisme qui a coupé trop souvent l'Église des hommes, il dénonce chez beaucoup la perte du sens de la vérité. La tolérance doit se fonder sur la conviction et non s'établir sur le doute et le compromis. Défendre l'intégrité de sa foi, ce n'est pas être intégriste, c'est être catholique. " Pour moi, écrit Jean Guitton, le catholicisme et la vérité sont des choses identiques. " Cette certitude relève d'une foi éprouvée et n'a rien à voir avec l'abandon de l'esprit critique. Par vocation (il est professeur de philosophie), par tempérament, Jean Guitton pense ce qu'il croit ; il cherche sans cesse un accord entre l'énoncé de sa foi et son expérience d'homme. Il est un homme de progrès, qui a oeuvré toute sa vie à la préparation de Vatican II : le concile de l'union et de l'amour.

    Mais ce livre dépasse l'actualité présente. Analysant avec soin les motifs les plus secrets de sa foi, Jean Guitton apporte une pièce émouvante et nouvelle à ce dossier ouvert depuis tant de siècles, chez les juifs et les chrétiens : qu'est-ce que croire et pourquoi croire ?

    Ce que je crois par Jean Guitton : un livre original et courageux, dense et court, fort et serein, où l'on sent une harmonie profonde entre la foi, l'expérience et la pensée.

    Un livre qui s'adresse à tous : catholiques, chrétiens, incroyants, adversaires, pour leur poser, à la fin du second millénaire, le seul problème toujours présent. Témoignage d'un penseur et d'un écrivain. oeuvre de foi et de bonne foi.

  • Née le 13 mars 1902 dans un village de la drôme, marthe robin est morte le 6 février 1981 dans la maison paternelle qu'elle n'avait jamais quittée. pendant trente années, cette femme simple et humble n'a pris aucune nourriture, aucune boisson. pendant trente années, chaque vendredi que dieu fit, elle souffrit les douleurs de la passion dont elle portait, sur le corps, les stigmates. cette femme fonda sur la terre quelque soixante-cinq " foyers de charité ". jean guitton, qui fut le témoin de sa foi, a voulu en faire le portrait en vérité, comme il le fit, il y a quarante ans, pour l'inoubliable monsieur pouget.

    C'est un livre admirable de profondeur et de ferveur. c'est aussi, à travers des entretiens avec marthe robin et divers témoignages de première importance, une extraordinaire chronique de la vie quotidienne, celle d'une femme élue par dieu.

    " dès ma première rencontre avec marthe robin, écrit jean guitton, j'ai conçu qu'elle serait à jamais pour moi une soeur de charité, comme elle le fut pour des milliers de visiteurs. et j'eus le pressentiment que je serais un jour conduit à la faire connaître au monde, attire par son génie. " c'est aujourd'hui chose faite. et de manière bouleversante.



    Jean guitton, (1901 - 1999), philosophe et chrétien, fut le seul laïque à siéger à la première session du concile vatican ii. il est l'auteur d'une oeuvre importante : dialogues avec monsieur pouget, le temps et l'éternité chez plotin et saint augustin, jésus, le cardinal saliège, ce que je crois.

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  • L'un croit au ciel, l'autre n'y croit pas. Deux esprits que tout sépare s'affrontent. Deux célébrités qui ont marqué leur temps. L'un est chrétien, l'autre juif. L'un est un clerc et un savant, l'autre un autodidacte. L'un est philosophe, l'autre romancier, parolier et journaliste. L'un s'interroge sur l'existence, l'autre la dévore. L'un converse avec le Pape, l'autre avec les tribus perdues de l'Amazonie... Pourtant l'un et l'autre prient et témoignent, chacun à sa façon. Si Jean Guitton et Jacques Lanzmann entrent aujourd'hui en dialogue en dépit de leurs différences, s'ils reprennent ensemble des questions brûlantes - la foi et l'athéisme, le paradis et le néant, les racines et l'histoire, l'Eglise et Israël, notre siècle, ses horreurs, ses mutations, ses signes - c'est qu'ils se rejoignent sur l'essentiel : l'humanité de l'homme. Un dialogue fort, sans concession, brutal parfois, déconcertant souvent, où les âmes et les coeurs se mettent à nus. Et, par-delà, une leçon de vie.

  • Ecrire comme on se souvient

    Jean Guitton

    • Fayard
    • 1 September 1975

    L'auteur:Né en 1901, Jean Guitton est agrégé de philosophie. Successivement professeur à l'université de Montpellier, puis à celle de Dijon, il devient en 1955 titulaire de la chaire d'Histoire et de Philosophie de la Sorbonne. Académicien depuis 1961, il s'était vu décerner en 1954 le Grand Prix de Littérature de l'Académie française. Il a publié de nombreux ouvrages, dont Apprendre à vivre et à penser; Dialogues avec Paul VI, Livre d'heures, Profils parallèles, etc.

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  • Justification du temps

    Jean Guitton

    • Puf
    • 1 September 1993

    La maturation temporelle se poursuit jusqu'au moment où l'esprit se dégage du corps vivant et du corps social, double matière à travers laquelle il a pris conscience de soi dans le cosmos.
    Alors, il laisse pour ainsi dire procéder hors de lui le corps vivant et le personnage, ces deux enveloppes sur lesquelles il avait pu marquer son caractère, mais qu'il n'était pas : c'est ce que nous nommons la mort. Ce passage à quelque autre mode d'existence, qui n'est pas concevable pour nous, doit correspondre dans la conscience à un sentiment de présence absolue à soi-même. Lorsque dans le même moment l'être biologique et l'être social échappent à la personne spirituelle, celle-ci s'éternise.
    A l'inverse de ce qui se passait dans la contamination, le courant d'éternité qui était impuissant dans la vie temporelle doit absorber la succession. Enfin, la dissociation s'opère. C'est alors que le temps disparaît ou plutôt qu'il s'accomplit.

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