• «Anatomo-pathologie de la critique littéraire» : l'expression semble dure, et même injuste. N'est-ce pas jeter la suspicion sur une profession honorable, reconnue et rétribuée par la République, qui lui confie nos enfants au lycée, des étudiants en Faculté ? Ne s'agit-il pas d'une «science humaine», dotée de laboratoires de recherche, d'équipes idoines, revues en attente de classement, colloques internationaux, séminaires, commissions expertes, jurys de thèse, grades, toges et gravité doctorale ? Ce court essai en six actes ne doute pas un seul instant de faits aussi patents. Il admet l'existence objective de toutes ces belles choses. Fruit de quelques décennies de pratique enseignante dans une École Normale Supérieure, quelques livres et articles, il se demande seulement, sous l'aile de Montaigne : Que savons-nous ? Que faisons-nous ? Pour engager un début de réponse, il choisit cinq textes ultra-célèbres d'auteurs ultra-fameux du XVIIIe siècle, spécialisation oblige. Plus un du XIXe. Et, en toute candeur, il se voit contraint d'avouer qu'au bout du compte, il faudrait sans doute mieux cultiver en commun notre jardin. On voit qu'il risque d'encourir un très redoutable reproche : substituer la polémique à la science sereine. Ne pas détester, ne pas rire, comprendre, disait Spinoza. Mais que faire si, croyant comprendre, l'envie vient de rire, comme les Lumières françaises en ont eu la fâcheuse manie ?

  • Le régent le loge à la bastille : il s'y invente le nom qui le fera roi.
    Un aristocrate le rosse : il court apprendre à londres la langue de la liberté. frédéric ii le cajole à berlin et l'enferme à francfort, louis xv lui interdit paris : il reçoit l'europe à ferney. la révolution le couche au panthéon : il préfère rire avec nous de la bêtise et du fanatisme.

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  • La collection "Philosophies" dirigée par Ali Benmakhlouf, Jean-Pierre Lefebvre, maître de conférences à l'École normale supérieure, Yves Vargas, professeur au Lycée d'Arras et Pierre-François Moreau, professeur à l'École normale supérieure de Fontenay St-Cloud, se propose d'élargir le domaine des textes et des questions philosophiques pour en ouvrir l'accès à un public plus large. Chaque volume facilite la lecture d'une oeuvre ou la découverte d'un thème par une présentation appropriée au matériau philosophique.

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  • Ce petit essai, composé entre juin et août 2008, ne se pose qu´un seul défi : faire court. Dès lors, il faut taper plus fort sur la tête du clou. Quitte à se faire mal aux doigts et écraser le bois dont on prétend s´échauffer. On dira que les Lumières se prêtent d´elles-mêmes au jeu. Ne l´ont-elles pas presque inventé, dans la plus célèbre bataille entre idées ? Peut-être. Mais elles n´ont pas tiré les premières. Elles répondent aux noires soutanes, toujours là et bien là. Qu´est-ce pourtant que les Lumières qui, parties d´Europe au tournant du Moyen Âge, entendent rayonner sur le monde et délivrer l´Humanité de ses fables, la raison de ses erreurs, la société de ses malheurs ? On se l´est souvent demandé, et il faut continuer. Faire bref ne signifie pas à tout coup faire simple. Aufklärung, Enlightenment disent mieux un procès historique croissant et multipliant. Lumières désigne plus clairement la pluralité des options, des moments, des pays, des groupes et individus. Par la force des choses, il est beaucoup question de la France. C´est la faute à ma langue, à mes goûts, à la concision, tout autant qu´au lecteur visé. Mais si la France se distingue d´autres pays, elle va dans le même sens, et ne se prive pas de commercer. Lumières veut dire débats et combats. Donc, je débats et me bats, sans oser trop tremper la plume dans l´eau froide.

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  • Depuis le XIXe siècle, on lit Montesquieu comme le théoricien du libéralisme politique, l´héritier de Locke et des penseurs du droit naturel, le chantre de la modernité post-révolutionnaire. Jean Goldzink montre ici avec brio combien cette lecture est erronée : l´essentiel de la gloire de notre plus fameux théoricien politique serait dû à un « blanchiment d´idées » involontaire, opéré dans les camps idéologiques les plus opposés. En proposant une relecture lumineuse de De l´esprit des lois et des oeuvres des lecteurs français les plus marquants de cet ouvrage fondateur - de Voltaire à Rousseau, en passant par de Maistre, Constant, Comte et d´autres -, Jean Goldzink rappelle que Montesquieu refuse avec la dernière énergie de penser avec Locke, et que tout son projet consiste au contraire à fonder une science politique sans droit naturel attaché à la personne humaine, autrement dit sans la visée universelle qu´implique le jusnaturalisme moderne. Sa méthode et ses objectifs lui interdisent de concevoir une déclaration des droits de l´homme et du citoyen ou une quelconque républicanisation de la liberté par l´élection d´un parlement. De cette mise à bas d´un dogme quasi unanime depuis deux siècles, il ressort aussi qu´il faut questionner la pertinence de l´emploi inconsidéré du terme « libéralisme » en histoire des idées, compte tenu de sa propension vorace à tout avaler, au mépris des moments, des projets et des rudes saveurs d´origine.

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  • Héritier d'une ancienne et tenace tradition cléricale, le Siècle des Lumières est fortement tracassé par le comique. De la comédie larmoyante à Mme de Staël, en passant par Fontenelle, Diderot, Mercier, Beaumarchais, Goldoni, etc., il s'efforce de le moraliser, de le sentimentaliser, bref, de le réconcilier avec la philosophie, malgré les violents sarcasmes de Rousseau. Si un malaise du comique travaille le siècle, il reste que ses deux meilleurs auteurs, Marivaux et Beaumarchais, chacun à sa manière, tentent d'échapper aux appels de l'époque, qu'ils ont maintenant charge d'incarner.

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  • Ce livre se donne un double objet.
    A travers l'examen de quelques grandes structures des Liaisons dangereuses de Laclos (l'espace et les objets, le temps, le système épistolaire, les passions, le libertinage), il voudrait susciter du même coup une réflexion sur la critique littéraire. Non pas celle qu'elle se rêve dans la parade étincelante des méthodes, mais telle qu'elle s'exerce sur le terrain. C'est pourquoi le dernier chapitre, sans cesser de se tenir au plus près du roman, se livre à un dialogue assez animé autour de deux questions principales : y a-t-il un projet moral possible dans le chef-d'oeuvre du libertinage, et sa modernité partout célébrée tient-elle à la découverte de l'indécidabilité des énoncés littéraires ?
    L'auteur fuit le jargon, mais pas le corps à corps avec les idées adverses.

  • Pour Jean GOLDZINK, le XVIIIe siècle français nous a légué en somme deux choses: la révolution et le libertinage, qui préfigurent nos rêves de libération, de jouissance et de puissance. Mais cet essai, sans doute un peu vif, se veut réflexion sur les oeuvres et discussion des interprétations de l'actuel mythe libertin: pourquoi une notion si prestigieuse et usuelle reste-t-elle aussi confuseoe Sade est-il auteur libertinoe Qu'invente exactement Crébillon, avant d'être éclipsé par Laclos, métamorphosé par Mussetoe

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  • L'énigme du neveu de Rameau Nouv.

    Cet ouvrage a deux objets indivisibles. Il met en effet l'entendement esthétique à l'épreuve d'un cas admis par tous comme énigmatique : Le Neveu de Rameau.
    Le va-et-vient proposé entre le texte et ses commentaires, de 1950 à aujourd'hui, dégage une double constatation. La première, c'est que l'accumulation primitive du capital bibliographique ne doit pas masquer un fait majeur : deux interprétations du Neveu coexistent, et deux seulement. La seconde, que la ligne ultra-majoritaire ne repose sans doute pas sur les fondations les plus solides.
    Il est proposé de commencer, ici comme ailleurs, par une lecture résolument interne, avant tout attachée aux opérations de pensée esthétique sans lesquelles aucun texte fictionnel ne saurait se construire, ni un entendement critique de l'art littéraire se constituer.

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  • Cet ouvrage fournit aux candidats aux concours des Grandes Écoles scientifiques les outils indispensables à la réussite de l´épreuve de français-philosophie au programme 2012-2013.Pour une préparation efficace, ce livre propose aux candidats :Une approche générale du thème qui situe la problématiqueUne étude détaillée des oeuvres : histoire littéraire, résumé, perspectiveUne analyse comparée des oeuvresUne méthodologie et des sujets corrigés pour s´entraînerL´étudiant dispose également d´outils complémentaires : nombreux conseils, fiches de synthèse et glossaire en fin d´ouvrage.

  • Le livre observe l'inscription précise de quelques passions dans une vingtaine de romans français, entre Sorel et Flaubert. Il considère cette approche comme prioritaire pendant au moins trois siècles.

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  • Cet ouvrage fournit aux candidats aux concours des Grandes Écoles scientifiques les outils indispensables à la réussite de l'épreuve de français philosophie, dont le programme porte sur  trois oeuvres : une approche générale qui situe la problématique du thème; une étude détaillée des trois oeuvres : histoire littéraire, résumé, analyse; une étude comparée des oeuvres; une méthodologie et des sujets corrigés pour s'entraîner.
    L'étudiant dispose également d'outils complémentaires : fiches de synthèse et glossaire en fin d'ouvrage.

  • Ce volume sur Mme de Staël comporte deux parties. La première traverse les principales oeuvres en écartant l'approche biographique et même interprétative. La seconde rassemble des articles écrits en commun par les deux auteurs durant 25 ans. Lisons Mme de Staël !

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