• "Vous en avez assez d'être français, vous les régionalistes, les autonomistes, les indépendantistes de Bretagne, du Languedoc, de Corse ou d'ailleurs ? Vous les petits zigotos qui décorez vos bagnoles de Bzh, de croix toulousaine ou de tête de Maure, ou vous les excités qui faites parler la poudre, détruisez les centrales électriques et mettez à sac le château de Versailles, vous voulez vraiment refaire l'Histoire ? Vous qui sollicitez en permanence l'Etat, vous ne voulez plus d'Etat ? Au moment où la langue française se bat pour survivre dans le monde, vous exigez de parler breton ou occitan, idiomes morts ou moribonds ? Vos fesses vous démangent de se poser sur un siège à l'O.N.U. ? Ce sont des postes qu'il vous faut ?

    Je comprends qu'on juge la Nation dépassée. J'aime qu'on se sente supranational. Mais pas infra-national. Et je reste fidèle à l'enseignement des instituteurs de mon enfance, héritiers des révolutionnaires de 1789 : La République est une et indivisible.

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  • ça suffit !

    Jean Ferniot

    Je ne suis ni fasciste, ni gauchiste. Tout simplement démocrate. Mais j'ai constaté, depuis 1944 que je parcours en " observateur " les allées de la politique française, que la démocratie, telle du moins qu'on la pratique, est un leurre. Notre régime est théoriquement le gouvernement du peuple. Mais le peuple ne gouverne ni de près, ni de loin. Les choses, pourtant, commencent à changer. Tant mieux. Ça suffit !

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  • Un neveu vénal, des maris trompés, un jeune homme sans talent échouant en politique, des époux qu'une haine réciproque conduit à s'entre-empoisonner, un prêtre cédant aux avances d'une prostituée...Jean Ferniot revient à la nouvelle, avec dix-huit textes pleins d'humour, et des héros qui semblent sortis de Balzac. Moquant nos innombrables travers, il brosse des portraits tour à tour superbes et pathétiques, et nous livre une passionnante méditation sur l'humaine condition.

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  • L'ouvrage s'ouvre sur la mort par défenestration de Jacques Cabriac, qualifié mystérieusement de « petit salaud »... Les Cabriac sont notaires de père en fils, à Rodez. Le vieux Dieudonné, bigot austère, a passé la main de l'étude à Urbain. Celui-ci, cinquantenaire, s'accommode d'une vie confortable et désespérée entre sa femme Nathalie, névrosée et alcoolique et leur fils, Florian, qui, il l'ignore ou ne veut pas le savoir, n'est pas de lui (Nathalie l'a conçu lors d'une coucherie accidentelle à Toulouse). La seule véritable passion d'Urbain est sa soeur Claire, à laquelle des liens quasi-incestueux l'ont uni dans sa jeunesse, avant que Claire ne soit répudiée pour cause de grossesse hors mariage : chassée avec l'enfant qu'elle portait, Jacques, elle s'est exilée chez l'ami Biboulac, cafetier aveyronnais à Paris. Quand Urbain apprend que Claire est hospitalisée à Paris après une chute quasi-mortelle, il se précipite à son chevet ... et toute la machinerie familiale se détraque. Un roman noir où tous sont coupables et tous châtiés. Florian, le seul innocent, « l'enfant du miracle » venu d'un autre sang, deviendra meurtrier à son tour, purifiant par le feu les péchés de la lignée (hypocrisie, lâcheté, inceste, mensonge, meurtre).

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  • Planté là, indifférent à la bruine pénétrante, les pans de son manteau écartés par les soudains accès de rage du vent, Denis contemple le portrait d'une femme et d'un chat, exposés en pleine lumière, entre une nature morte et une marine. De ses mèches collées par l'humidité, l'eau tombe goutte à goutte sur une nuque rouge et ridée de condor... Cette rencontre précipite soudain l'homme vieillissant, devenu presque une épave, dans un passé qu'il a toujours tenté de fuir. Dans ce roman, où se mêlent le réel et le fantastique, l'horreur d'une enfance brisée et d'une innocence souillée a fermé à tout jamais à la victime les portes de l'espérance. Ainsi peut-on expier les crimes d'autrui et attirer sur soi un châtiment immérité. Au bord d'un étang livré aux sortilèges se sont noués les drames qui conduiront, tout au long d'une vie, un homme à la déchéance.

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  • Tout commence un mercredi comme les autres à Champlouc-sur-Michetonne. Le grand Faustin s'apprête à rejoindre Odile. A eux deux, ils ont à peine plus de trente ans... Soudain, Odile a un sourire et un regard d'église. La Vierge vient de lui apparaître, près de la source. La nouvelle se répand. C'en est fait de la quiétude à Champlouc. Un ouragan s'abat sur tous et toutes : lettres anonymes, vieilles rancoeurs, conflits d'intérêts et vanités s'en donnent à coeur joie. Ce n'est pas toutes les semaines que le surnaturel s'installe au village ! Désordre des faits, hypocrisie, sottise, médiocrité, travers des êtres : tout éclate au grand jour. On rit, on se passionne, on s'émerveille de la lucidité et des trouvailles de l'auteur.

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  • Près d'un demi-siècle de journalisme a fait de Jean Ferniot un familier de ceux qui ont gouverné la France sous deux Républiques. Sans cruauté, avec humour, l'auteur évoque tous ces personnages de notre histoire : Charles de Gaulle, Robert Schuman, Pierre Mendès France, Edgar Faure, François Mitterrand, Michel Debré, Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing, combien d'autres... De Jean Ferniot, le rédacteur en chef de France-Soir, Charles Gombault, disait : "Il peut téléphoner à n'importe qui, à n'importe quelle heure." Ce livre n'est pourtant en rien un recueil d'anecdotes politiques mais le récit d'une vie qui va des pavés de la rue Mouffetard, que frappaient les galoches du gamin, au village provençal de Faucon, où le septuagénaire a trouvé une terre pour sa tombe. Le témoignage est véridique, Jean Ferniot n'est pas tendre pour lui-même. "Je ne m'aime pas, écrit-il, mais je m'intéresse." Le scepticisme, la tolérance, une certaine misanthropie ne l'empêchent pas d'aimer la vie. Il recommencerait bien.

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  • Lieu unique où sont nées et où coexistent les trois grandes religions monothéistes de la planète : la judaïque, la chrétienne et la musulmane. une ville donc exceptionnelle, une ville de magie. c'est elle que jean ferniot a choisi d'évoquer, de sa naissance dans le désert à son opulence, aujourd'hui, de "cité". parias, rois, saints, dieux, faux dieux, jésus, sectes, tyrans, bourreaux et, si l'on croit en lui, dieu, c'est toute une part capitale de notre passé lointain et proche, et donc de notre culture, qui est ici racontée. au fil des pages, nous assistons à la formation de l'homme moderne des trois religions - et même l'athée est ici concerné, en quelque sorte par opposition. on se doute que les événements contemporains, aussi, portent ce livre.

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  • Morte saison

    Jean Ferniot

    Le corps de Paul et celui de Flore, de plus en plus rarement unis dans cette fête des sens qu'ils ont tant célébrée, deviennent étrangers l'un à l'autre. Comprenant les souffrances de Paul, Flore plaide, se leurrant elle-même, la seule cause qui lui reste : "Les exigences sexuelles des femmes ? C'est plus fréquemment que tu ne crois une comédie qu'elles jouent pour satisfaire la concupiscence et davantage encore la vanité masculine. Ce à quoi, en réalité, elles aspirent, infiniment plus qu'à la volupté, c'est à la tendresse..." Paul ne la croit pas ; tant d'années les séparent. Il est un vieil homme et Flore a gardé l'éclat d'une jeunesse qui se prolonge. Il décide de s'éloigner, de se terrer, d'assister seul à sa déchéance.

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  • L'europe a table

    Jean Ferniot

    • Mecene
    • 12 March 2003
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  • Homme du réel, romancier toujours proche des êtres et de leur vérité, Jean Ferniot découvre soudain dans ces nouvelles, les premières qu'il ait écrites, sa secrète fascination pour le fantastique. Chien-loup si attaché à son maître qu'il finit par lire ses pensées, onirique jalousie d'une épouse qui engendre des désirs pervers chez le plus sage des maris, brève passion téléphonique née d'une erreur, vieux couple modèle révélant brusquement les abîmes de son intimité, voyance meurtrière, ou songes parallèles, partout surgissent l'étrange, l'inattendu, au coeur tranquille du quotidien. Le destin a poussé la porte ; elle se referme d'un coup sec sur l'irréparable.

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  • Un jour torride de juillet 1294, un étrange cortège gravit péniblement un sentier de chèvre qui serpente à flanc de montagne. Un archevêque et deux évêques, suivis de leur escorte, s'en vont annoncer à un ermite hirsute et dépenaillé, qui vit dans une grotte des Abruzzes, que le conclave vient de l'élire pape. Ainsi commence l'un des épisodes les plus étranges de la longue histoire de l'Eglise. Il prendra fin de façon non moins étrange, cinq mois seulement plus tard, par l'abdication de ce pape ermite. Ce "grand refus", comme l'a appelé Dante, n'avait eu aucun précédent, et il ne sera pas renouvelé depuis sept siècles. A travers cette aventure, à laquelle sont mêlés le roi de Naples, Charles le Boiteux, les clans ennemis des cardinaux romains, l'alchimiste Arnaud de Villeneuve, le missionnaire Ramon le Fol, le franciscain illuminé Jacopone da Todi, et surtout le brutal Benedetto Gaetani, qui devint pape sous le nom de Boniface VIII, c'est une grande question humaine et métaphysique qui est posée : celui qui détient un pouvoir peut-il poursuivre une quête spirituelle ?

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  • Saint-Judas

    Jean Ferniot

    Jeshua a choisi d'être le Messie afin que s'accomplissent les prophéties. Mais quelles prophéties ? Sera-t-il roi ou victime ? Il l'ignorera jusqu'à la dernière minute. S'il doit périr sur la croix d'infamie, il a besoin d'un traître.Traître par devoir, traître par obéissance, traître par amour, c'est Judas qui va tenir ce rôle. Il devient ainsi le premier martyr, le premier saint de l'Eglise : le corédempteur.C'est dans une Palestine où couve la révolte contre l'occupant romain que se déroule la tragédie. Autour du Christ et de Judas évoluent les disciples, brutaux, jaloux, mesquins, naïfs, dévoués, la prostituée Myriam de Magdala, la mère et les frères du Messie, les grands prêtres du Sanhédrin, le procurateur romain Pontius Pilatus, tous acteurs d'un drame qui les dépasse, et dont, à l'ombre du Golgotha, Judas sera le premier à comprendre la grandeur cosmique.Judas ou la nécessité du mal, Judas humain, trop humain...

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  • "je voudrais me lever dans la salle de classe trop chauffée, marcher jusqu'à simon loeb, me pencher vers lui et, indifférent aux éclairs lancés par le lorgnon du professeur de latin, entourer ses épaules de mes bras." {un mois de juin comme on les aimait} se donne d'entrée pour ce qu'il est : le roman de l'amitié. amitié d'autant plus difficile qu'elle réunit deux êtres que tout sépare : le milieu social, la qualité intérieure. d'un côté le narrateur (père rond-de-cuir), veule et bête. de l'autre, simon loeb (fils de grands bourgeois), la grâce et l'intelligence même... amitié encore plus difficile qu'on l'a dit : l'un n'est pas juif, l'autre l'est, et ce roman raconte cette amitié dans le paris des années trente et dans l'histoire mouvementée de la france avec, au milieu de l'antisémitisme ambiant, ces figures de proue antagonistes que sont léon blum et charles maurras. alors, tantôt romancier des destins particuliers et tantôt chroniqueur des grands événements qui font et défont la france pendant dix ans, de 1936 à 1946, tantôt jouant des secrets du coeur et tantôt rapportant les tragédies collectives, sans cesse allant de ses personnages un à un aux foules et aux impulsions qui font l'histoire, jean ferniot, dans la pâte de ses souvenirs et de son imaginaire, monte ce grand roman où la noblesse des êtres le dispute à leur petitesse, le courage des loeb à la lâcheté du narrateur... {un mois de juin comme on les aimait :} oui mais au mois de juin de cette année-là, en 1942, on rafla, pour les déporter, les juifs dans leur quartier de la rue des rosiers. aucun des loeb ne devait en réchapper. "je voudrais...marcher jusqu'à simon loeb...entourer ses épaules de mes bras." trop tard.

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  • 1910-1950 : quarante années qui sont les plus tragiques de la vieille histoire européenne faite de guerres et de convulsions. Il n'aura pas fallu à Jean Ferniot moins de 400 pages pour les évoquer, ici en conteur épique, là sur le mode intimiste. Sous les yeux du lecteur passionné, s'accomplissent les deux conflits majeurs qui ont bouleversé le monde et dont la France, à travers les trois générations présentes dans Un temps pour aimer, un temps pour haïr, est le coeur. Quel livre !

    De la France, il raconte l'éruption et l'épanouissement de la modernité dans les mutations qui affectent la société : naissance de l'auto, de l'avion, du téléphone... Un monde meurt, un monde naît, c'est le même et c'est un autre. L'histoire se fait sous nos yeux, à une allure folle, mais pas au point de ruiner le savoir du lecteur, son sentiment du temps qui passe, du temps passé, dont la nostalgie belle baigne tant de pages.

    Scènes de la vie rurale, scènes de la vie bourgeoise, nous sommes en Bretagne, à Paris, dans le Languedoc, avec la petite noblesse qui s'étiole, le peuple que souffre - et le milieu cynique des affaires. Roman d'action, roman de moeurs, roman politique, roman de guerre et, comme le titre le suggère si bien, qui emprunte à l'Ecclésiaste, romans d'amour et de haines : en somme, l'homme en son entier.

    Justement, l'homme.

    Il s'incarne dans des dizaines et des dizaines de personnages, qui ont l'épaisseur de ceux de Balzac et de Zola. Aubin, le hobereau breton, Gaspard, le patriarche cévenol, Angèle, née victime et que l'amour sauvera, Thaddée avocat des déshérités, Hervé dont la guerre a fait un mort-vivant, Anne-Marie, la reprouvée qui se console avec l'argent et tant d'autres - jusqu'à des assassins : à des degrés si divers, ils sont tous dans nos mémoires à jamais.

    Journaliste, romancier, essayiste et nouvelliste. Son autobiographie : Je recommencerais bien est l'un des plus connus de ses livres.

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